Dronne : plaines céréalières en Verteillacois


A cheval entre la Charente et la Dordogne, la région de Verteillac se situe dans le Périgord Ribéracois. Elle est vallonnée et accueillait autrefois des vignobles. Le sol, facile à travailler et drainant demande tout de même une irrigation complémentaire.
Aujourd'hui, des plaines céréalières ont remplacé les vignes. Ce paysage très ouvert est organisé par un vaste parcellaire et une mosaïque de cultures qui offrent des vues lointaines. Cette campagne active grenier à blé du Périgord façonne un paysage agricole évoluant au gré des saisons. Dans ce paysage ouvert, la plaine céréalière offre à l'est de larges vues, et les lignes de crêtes de l'ouest ouvrent des perspectives spectaculaires sur les vallées et la plaine.
Les plaines accueillent également une faune particulière que Dorie vous aidera à identifier!
Aperçu du parcours
Bienvenue !
Vous êtes stationnés, vous avez sac à dos, chaussures de marche, bouteille d'eau? Alors en route! Ne manquez pas avant de partir sur le chemin de faire un tour dans le bourg de Verteillac!
Remarquez son urbanisation, vous distinguez les différentes étapes d'extensions? Elles sont encore très lisibles car ce dernier s'est étoffé au cours du XXème siècle. Verteillac, aux portes de la grande plaine céréalière est considéré comme le bourg majeur du canton. Vous devinez le noyau médiéval autour duquel s'est développé le village? Dans ce contexte dense, habitat et activités étaient intimement liés dans les maisons à superposition avec le commerce ou l'artisanat au rez-de-chaussée.
Probablement ancienne bastide, Verteillac s'est organisé autour d'une place rectangulaire, fédérant commerces et équipements publics. Cette configuration s'est maintenue dans son échelle jusqu'au début du XXème siècle où le développement de l'automobile a élargi son envergure. Les maisons de ville, en bande le long des voies du bourg, ont évolué en bâtiments isolés. L'habitation s'implante dans des quartiers uniquement dévolus à cet usage en formant un urbanisme vert où le végétal compte autant que le bâti.
Partons maintenant sur le chemin à la découverte des fameuses plaines céréalières.
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Vous êtes stationnés, vous avez sac à dos, chaussures de marche, bouteille d'eau? Alors en route! Ne manquez pas avant de partir sur le chemin de faire un tour dans le bourg de Verteillac!
Remarquez son urbanisation, vous distinguez les différentes étapes d'extensions? Elles sont encore très lisibles car ce dernier s'est étoffé au cours du XXème siècle. Verteillac, aux portes de la grande plaine céréalière est considéré comme le bourg majeur du canton. Vous devinez le noyau médiéval autour duquel s'est développé le village? Dans ce contexte dense, habitat et activités étaient intimement liés dans les maisons à superposition avec le commerce ou l'artisanat au rez-de-chaussée.
Probablement ancienne bastide, Verteillac s'est organisé autour d'une place rectangulaire, fédérant commerces et équipements publics. Cette configuration s'est maintenue dans son échelle jusqu'au début du XXème siècle où le développement de l'automobile a élargi son envergure. Les maisons de ville, en bande le long des voies du bourg, ont évolué en bâtiments isolés. L'habitation s'implante dans des quartiers uniquement dévolus à cet usage en formant un urbanisme vert où le végétal compte autant que le bâti.
Partons maintenant sur le chemin à la découverte des fameuses plaines céréalières.
Château de la Meyfrenie et maraichage bio
Vous êtes maintenant en bas d'une allée qui mène aux dépendances du Château de la Meyfrenie, dont une partie était aménagée en chais viticoles.
Verteillac était, avant la crise du phylloxera, une région viticole. Le vignoble du Verteillacois occupait plus de 4300 ha et pouvait atteindre dans la première moitié du XIXème siècle, jusqu'à 30% du territoire communal. Certains grands châteaux en faisaient une quasi monoculture sur de grandes parcelles, employaient les habitants des villages alentours et bénéficiaient d'une bonne réputation, d'une qualité digne d'une AOC. Certains autres châteaux étaient plus modestes, et bénéficiaient d'une production moins qualitative sous forme de joualles (plantation de vignes associées aux plantations céréales), à laquelle on reprochait un goût de branche selon René Pijassou dans la "revue géographique des pyrénées et du sud ouest" en 1965.
La crise du phylloxera qui sévit entre 1875 et 1880 ruina cette prospérité viticole, et les grands châteaux ne reconstituèrent pas leurs vignobles, et les cultures céréalières reprirent possession des plaines. Le Verteillacois est donc devenu un "grenier à blé du Périgord", dont les productions étaient stockées dans l'immense silo de la coopérative céréalière du Ribéracois récemment détruit. Le Château de la Meyfrenie date du XVème siècle, mais comme souvent dans ces demeures historiques, vous remarquerez que chaque siècle a amené son lot de modifications. A partir de 1830 les dépendances ont été recomposées pour devenir une ferme modèle, expression aboutie des courants rationalistes soucieux de développer une agriculture moderne. L'aile sud, dévolue à la viticulture jusqu'à l’épidémie de phylloxera, abrite désormais le gîte des "grands chais". Une partie des terres accueille l’atelier de maraîchage biologique en permaculture de David Bonnin. L’ensemble de l’eau de pluie des toitures converge vers une réserve collinaire de 1500 m3. La réflexion sur l’amélioration de la résilience du site se poursuit sur le thème du développement de sources d’énergies renouvelables telles que le solaire.
[https://www.youtube.com/watch?v=8nwGy4JmCvM]
La faune de la plaine céréalière
Les espaces cultivés abritent une faune riche, qui évolue au rythme des saisons. De nombreux oiseaux migrateurs y voient une halte intéressante pour s’alimenter et se reposer. Allez faisons silence et écoutons et observons l'environnement!
La caille des blés, est présente en été, en période de reproduction. Comme de nombreuses espèces, ses populations sont suivies via le réseau national d’observation « oiseaux de passage » ONCFS/FNC/FDC. Les techniciens cynégétiques réalisent un baguage sur les mâles reproducteurs.
Mais saviez-vous que d’autres migrateurs comme la bécasse des bois, la bécassine sourde ou des marais et alouette des champs sont baguées dans le but de connaître leur comportement migratoire. Elles affectionnent particulièrement les milieux ouverts pour s’alimenter.
Le vanneau huppé est également visible en période d’hivernage, alors qu’il forme de grands groupes dans les plaines céréalières.
L’œdicnème criard, protégé, est quant à lui présent en été en France, tandis qu’il hiverne en Afrique. Il est facilement reconnaissable mais très discret et difficile à observer !
Les oiseaux ne sont pas les seuls à s’être appropriés ces milieux, le lièvre affectionne particulièrement cet habitat. Chaque année, il fait l’objet de plan de gestion (limitation de prélèvement, comptage, estimation du succès de reproduction), en Verteillacois mais aussi en Monbazillacois, pour préserver ses populations.
Contenus additionels



Le paysage verteillacois
Cette plaine qui s'articule en amont de la rivière de La Pude offre un relief et une terre de groie très propice aux grandes cultures. Vous avez sûrement remarqué le large parcellaire et les belles propriétés, eh bien sachez que c'est l'héritage de l'importante activité viticole aujourd'hui disparue. Le paysage très ouvert est rythmé et coloré par l'évolution des cultures au fil des saisons. L'habitat bien regroupé laisse large place à l'agriculture.
L'activité agricole très dynamique sur ce territoire se partage donc entre une polyculture-élevage dans les espaces les plus vallonnés et une céréaliculture comme ici dans la plaine de Verteillac. Si l taille des exploitations a largement augmenté ces dernières décennies, leur nombre a diminué. Ce phénomène se répercute sur la population active qui décroît.
Appelé depuis longtemps le grenier à blé du Périgord, le Verteillacois se caractérise aujourd'hui par ses "grandes cultures" notamment la maïsiculture actuellement en fort développement. Le cadre de vie, très apprécié pour ses paysages pittoresques et variés, attire de plus en plus de retraités et une population immigrante majoritairement anglophone, confirmant ainsi une part belle aux résidences secondaires.
Ainsi, les espaces naturels ne se laissent approcher qu'à pas feutrés et ainsi vous aurez peut-être la chance d'apercevoir cet oiseau rare : l'outarde canepetière.
Accéder au parcours
Vélo
Résurgence Creyssac [30 km]
vallée et falaises Boulou [25 km]
Coteau sec du Breuil [25 km]
Peyres de Paussac [24 km]
Atiers Tocane [21 km]
Moulin à eau maison Dronne [20km]
Zone humide [20,5 km]
Point de vue Montagrier [18 km]
Tourbières [14,5 km]
Moulin à vent [14 km]


