Dorie
Dorie
790m
30min

Auvézère : une usine à la campagne

Histoire
Histoire

Qui s'attendrait à trouver au détour d'un virage dans une petite vallée isolée à l'écart des axes de circulation? Celle-ci ressemble à une grosse maison bâtie sur le ruisseau des Belles Dames et ne serait-ce la grande cheminée que l'on aperçoit en arrivant sur le site, elle ne correspond pas vraiment à l'image que l'on se fait d'une usine. Et pourtant...

L'énergie hydraulique a longtemps été exploitée pour divers usages, et les rivières mais également le moindre ruisseau pouvait accueillir un moulin. Ceux-ci ont diversifié leurs activités selon les besoins et la demande. C'est le cas de la papeterie de Vaux qui a connu plusieurs mutations jusqu'à aujourd'hui, où elle est devenue un lieu de conservation et de valorisation du patrimoine industriel du Périgord.

Pendant que la papeterie de Vaux fabriquait du papier, l'agriculture était l'activité principale en Dordogne. Elle a laissé une curiosité architecturale que l'on ne rencontre que dans un secteur très restreint : les granges ovalaires. Une d'entre elles est située près de la papeterie. Elle a été rachetée par la commune et peut se visiter.

En vous rendant à la papeterie de Vaux, vous avez donc rendez-vous avec le milieu rural et ses activités dans un passé pas si lointain.

Renseignements, visites

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Mode de mobilité
À vélo
À pied
Publics
En famille
Accessibilité
Animaux

Aperçu du parcours

Étape 1

Bienvenue

Vous êtes garés sur le parking de la papeterie, et vous avez dû apercevoir la cheminée qui rappelle que ce site a eu une vocation industrielle. Si vous êtes arrivés en voiture, vous avez certainement remarqué que les axes de circulation principaux ne viennent pas jusqu’ici. D’ailleurs le parking sur lequel vous vous trouvez n’est pas entouré de bâtiments industriels, n’est pas bétonné : nous sommes loin des zones d’activités actuelles où se concentrent les industries.

Dorie vous propose donc de découvrir la papeterie de Vaux, ainsi qu’une grange ovalaire sur un parcours de 1,3 km aller/retour. Sur une petite route, il est possible d’emprunter ce parcours à pied ou à vélo mais attention : la côte est brève mais conséquente pour arriver à la grange ovalaire !

Étape 1

Bienvenue

Vous êtes garés sur le parking de la papeterie, et vous avez dû apercevoir la cheminée qui rappelle que ce site a eu une vocation industrielle. Si vous êtes arrivés en voiture, vous avez certainement remarqué que les axes de circulation principaux ne viennent pas jusqu’ici. D’ailleurs le parking sur lequel vous vous trouvez n’est pas entouré de bâtiments industriels, n’est pas bétonné : nous sommes loin des zones d’activités actuelles où se concentrent les industries.

Dorie vous propose donc de découvrir la papeterie de Vaux, ainsi qu’une grange ovalaire sur un parcours de 1,3 km aller/retour. Sur une petite route, il est possible d’emprunter ce parcours à pied ou à vélo mais attention : la côte est brève mais conséquente pour arriver à la grange ovalaire !

Étape 2

L'étang et le ruisseau des Belles Dames

En Dordogne, qui dit rivière ou ruisseau dit moulin ! En effet,** ces derniers ont profité de l’énergie hydroélectrique du moindre cours d’eau. Ici, c’est le ruisseau des Belles Dames qui fait tourner les roues du moulin de Vaux. Ce court ruisseau d’une douzaine de kilomètres prend sa source dans la proche Corrèze près du village de Concéze, pour se jeter dans l’Auvézère à deux kilomètres de la papeterie.

Ce ruisseau alimentait plusieurs forges et moulins sur son bref parcours.

Son joli nom de « Belles Dames » peut faire penser aux troubadours qui chantaient l’amour de leur Dame, mais ce nom lui a été attribué bien après le 12ème siècle, âge d’or des troubadours. En effet, au 17ème siècle, alors que le moulin est transformé en forge, le ruisseau portait le nom de « ruisseau de Chazotte » ou « des Anglards ». C’est à cette époque qu’une retenue d’eau va être installée, pour réguler le débit de l’eau sur les deux roues qui actionnaient les mécanismes du soufflet et le marteau de forge.

Alors ce nom lui vient-il des religieuses de l’Ordre de Grandmont qui vivaient dans une abbaye au pied de laquelle coulait le ruisseau ? d’une histoire plus ancienne et aujourd’hui oubliée ? du surnom de « damas », donné en occitan aux libellules ? Peut-être peut-on également laisser une part de mystère concernant l’origine de ce joli et inhabituel nom.

Au 19ème siècle, lors de la transformation de la forge en papeterie industrielle de papier de paille, l’étang va être conservé, les roues à augets (alimentation par le dessus) entrainant l’ensemble des machines nécessaires à la fabrication du papier. L’usine fermera en 1968, et la commune la rachète en 1994 pour la transformer en écomusée. La restauration de l’étang parachève la mise en valeur du site dans une perspective de cohérence technique et historique. Elle est réalisée dans un soucis d’exemplarité écologique et environnementale, en lien avec les acteurs institutionnels et associatifs dédiés à la protection et la mise en valeur des cours d’eau. Il a été remis en eau en 2016.

Étape 3

La papeterie de Vaux

Vous êtes maintenant face à la papèterie de Vaux, créée en 1861 sur l'emplacement d’anciennes forges sur le ruisseau des Belles Dames. Cette ancienne forge était de fait l’affinerie d’une forge à haut fourneau, à Malherbeaux, située légèrement en aval sur l’Auvézère.

Sur votre droite, vous entendez le bruit de l’eau qui cascade sur les amas de rochers granitiques, suite à la construction initiale d’un barrage pour réguler l’eau au 17ème siècle. Regardez bien ces bâtiments : l’aspect industriel tient surtout à la grande cheminée qui a été conservée, ainsi qu’aux deux roues qui tournent à nouveau pour alimenter les machines à l’intérieur des bâtiments.

En 1861, sous l’impulsion du propriétaire des lieux Camille Bon, la forge ancestrale, qui produisait du fer, ainsi que celle de Malherbeaux, qui coulait la fonte, sont reconverties en une papeterie ouverte au modernisme.

La pâte, à base de paille de seigle, est travaillée sous deux paires de meule en granit sur le site de Malherbeaux, après un traitement au lait de chaux vive. De là, elle prend le chemin pour Vaux, où l’attend une machine à papier en continu très élaborée pour l’époque et pour le lieu : des piles, ou cuves, dites « hollandaises » broient la pâte sous des cylindres à lames de bronze ; une machine « à la forme ronde » entraîne sans interruption la pâte sous forme d’une feuille continue ; le papier s’enroule en bobines, après avoir séché au-dessus de cylindres chauffants alimentés par de la vapeur produite par de vastes chaudières…L’ensemble des machines, fabriqué à Limoges et Angoulême, était mu par les deux roues à augets, fournissant l’intégralité de l’énergie nécessaire.

Le papier fabriqué à Vaux selon des méthodes modernes à l’époque était connu comme « papier de boucherie », aux qualités naturelles, sans encollage ni colorants. Il servit longtemps dans le domaine de l’emballage. De nombreux artistes détournèrent ce type de papier de son destin domestique. Ainsi, l’architecte Le Corbusier y crayonnait des plans ! La papeterie a fonctionné jusqu’en 1968.

Avec ses bâtiments en pierre, sa grande cheminée au milieu d’un cadre champêtre préservé, cette « usine aux champs » classée Monument Historique a conservé sa chaine de production complète intacte. Si vous le souhaitez, vous pouvez bénéficier d’une visite de l’intérieur de la papèterie, des machines à fabriquer le papier et ressentir l’ambiance particulière qui règne dans cette usine, ou participer à des ateliers de fabrication de papier. La papeterie de Vaux est également résidence d’artistes.

Contenus additionels

Panorama
Remonter le temps
Étape 4

Une grange un peu particulière

Bien entendu, aux champs, l’activité principale reste l’agriculture, même si la région a été marquée par la présence de nombreuses forges, moulins, papeteries… Un élément du patrimoine rural interroge par sa localisation assez précise sur ce territoire aux confins du Périgord et du Limousin, et par son originalité : il s’agit des granges ovales ou granges ovalaires. Dans ce secteur, et dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres, elles étaient nombreuses au 19e siècle : à cette époque, rien que sur la commune de Payzac, il y en avait près de 200.

Alors qu’est ce exactement qu’une grange ovalaire ? Les granges ovalaires ou granges ovales apparaissent au milieu du XVIIIème siècle, témoignage de l’ingéniosité de l’architecture paysanne. Les charpentes couvertes en chaume à l’époque, descendaient presque jusqu’au sol. La particularité exceptionnelle de ces granges est d’être soutenue par une charpente dite « en chapiteau » qui n’est pas supportée par les murs, qui entourent la construction.

Les granges, de forme ovale (toiture et clos) typique présentent en général un relèvement sur une façade où est aménagée l'entrée ou passage charretier. Ces bâtiments agricoles, recouverts étaient hauts d'une dizaine de mètres. Le chaume n'étant plus utilisé pour les toitures, les rares granges qui existent encore ont vu leur toit remplacé par de la tôle, ce qui a permis leur conservation. Peu esthétique, mais seule solution pour les sauver, cette couverture d’urgence a été nécessaire sinon elles seraient toutes détruites aujourd'hui. Les murs étaient réalisés en schiste et en quartz.

Les granges ovalaires étaient divisées au moins en deux parties : une étable et une grange qui servait également d'aire à battre, accessibles par deux portes séparées, dont une porte charretière pour la grange. Certaines pouvaient également être divisées par des parties supplémentaires telles qu'une porcherie ou un poulailler.

En effet, la fonction première de la grange ovalaire était de stocker du foin, grâce à un vaste fenil sous comble. Les charrettes étaient reculées dans l’espace central pour faciliter la décharge. Le rez-de-chaussée ou clos, était divisé en alvéoles ou compartiments à fonctions multiples. Avec l'étable pour les bovins, la bergerie, la porcherie, le poulailler ou basse-cour, la réserve de bois, le stockage de racines pour les aliments du bétail.

Les deux granges ovalaires devant lesquelles vous vous trouvez, sont classées Monuments Historiques et sont la Propriété de la commune. N’hésitez pas à vous avancer vers la seconde et à ouvrir la porte pour découvrir l’aménagement de ces granges !

Il ne vous restera ensuite plus qu’à redescendre jusqu’au parking de la papeterie pour récupérer votre voiture, avec l’impression d’avoir un peu remonté le temps, l’espace d’un moment entre l’usine et les champs.

Contenus additionels

Panorama
Remonter le temps

Accéder au parcours

À pied

Des Forges de Savignac 6,2 km
Depuis le parking des forges, rive droite de l’Auvézère, se diriger vers les forges. Passer entre les bâtiments des forges puis, dans la côte, prendre le chemin à gauche dir « Savignac-Lédrier ». Emprunter la passerelle sur l’Auvézère puis prendre à droite. Continuer sur ce chemin qui monte en s’éloignant de la rivière. Arriver à une petite route, prendre à gauche en continuant de monter. En haut de la côte, traverser la route et prendre « Rue du Moulin » en face. A la bifurcation, tourner à gauche dir « Papeteries de Vaux » ; profitez de la vue sur le château des Maîtres de forges sur la gauche ! A la croisée d’un autre chemin, poursuivre sur la gauche. Continuer tout droit à flanc de colline jusqu’à une bifurcation. Prendre à gauche, dir « Papeterie de Vaux ». Traverser l’Auvézère par la passerelle puis prendre la petite route à droite. Remonter par la petite route et en haut de la côte, avant la route principale, tourner à droite. Au carrefour suivant, aller à droite et tout de suite à gauche. Prendre la chemin à gauche après la ferme. Passer devant un étang, laisser un chemin à droite et continuer tout droit. Au bout du chemin, tourner à droite. Au goudron, descendre vers l’Auvézère. Prendre la passerelle et suivre le sentier tout droit jusqu’au goudron. Prendre la petite route à gauche et la suivre jusqu’au bout. Au croisement, tourner à droite pour arriver aux papeteries de Vaux.

Etang de Rouffiac
Depuis le parking de la cale de mise à l’eau de Rouffiac, tourner le dos à l’étang, suivre le chemin à droite pour rejoindre le bâtiment d’accueil et remonter vers la route principale par la petit route d’accès au site. Au stop, prendre à droite sur la RD pendant 1km (Prudence !). Après le passage sur un ruisseau, remonter un peu en restant sur la route puis prendre un chemin à gauche. Avant d’arriver à un étang, bifurquer sur un chemin à droite. Arriver au goudron, dans un virage, prendre un chemin de terre à droite puis bifurquer rapidement à gauche. De retour sur la route, prendre à droite. Laisser la « Reytie » à droite et prendre un chemin à gauche, dans les pommiers. De retour sur une petite route à l’entrée d’un hameau, prendre à droite puis à nouveau tout de suite à droite. A la bifurcation des chemins, prendre à gauche. Continuer sur le chemin jusqu’à une maison, puis à l’intersection avec une route, prendre à gauche. Continuer tout droit sur cette petite route jusqu’à Payzac. A l’entrée du village, au cédez-le-passage, prendre à gauche. Sur la place, descendre vers la halle et l’église. Depuis l’église, se diriger vers le stop, prendre la route dir « Pompadour ». Dans la descente, continuer dir « Saint Cyr ». Au panneau de fin d’agglomération, prendre un chemin à gauche, longer la RD jusqu’à la rejoindre, puis prendre le chemin en face (juste avant une petite route). De retour sur le goudron, prendre la petite route en face, dir « Vaulatour ». A l’entrée du hameau de « Vaulatour », prendre un chemin à droite. A la maison, tourner à gauche. Passer devant la maison et continuer. A la haie, prendre à droite et descendre le pré. En bas du pré, prendre à gauche, puis la petite route qui descend à droite dir « Papeteries de Vaux ».