Siorac de Riberac : village fleuri et artisans d'art




Bienvenue dans les chemins autour des villes et villages fleuris.
Siorac-de-Riberac est un village qui ne laisse pas indifférent.
La première surprise vient de l’apparition du village au détour d’un virage : bâti sur un flanc de colline, avec une église romane fortifiée surveillant les maisons anciennes qu’elle domine de sa stature. En lisière de la forêt de la Double, l’eau semble jaillir partout dans la commune, qui dispose de nombreuses fontaines, et de captations pour arroser les nombreuses plantes qui ornent le bourg, inscrit en 3 fleurs aux villes et villages fleuris.
Une balade de 1,5 km vous permettra de découvrir le village et la vie de ses habitants au temps des lavandières et du chemin de fer!
Aperçu du parcours
Bienvenue
Bienvenue à Siorac-de-Riberac. Le parking se situe en haut de la salle des fêtes que vous pouvez apercevoir en contrebas.
Le village de Siorac et ses 250 habitants ont obtenu 2 fleurs au concours des Villes et Villages fleuris, et vous pourrez constater à quel point il est agréable de marcher dans ses ruelles aux pierres blanches colorées de multiples végétaux. C'est également une commune très dynamique située dans un cadre naturel très propice aux randonnées, ou encore aux trails qu'elle organise régulièrement.
Partout autour de l'église romane fortifiée qui veille sur le village, des sources coulent et permettent des haltes fraicheur pour les randonneurs, et une garantie d'arrosage régulier pour les plantes.
La promenade que vous propose Dorie ne présente pas de difficultés particulières, une simple paire de chaussures adaptées à la marche sera suffisante pour la suivre. Il est maintenant temps de démarrer en descendant sur le chemin qui se dirige vers le bas de la colline
Bienvenue
Bienvenue à Siorac-de-Riberac. Le parking se situe en haut de la salle des fêtes que vous pouvez apercevoir en contrebas.
Le village de Siorac et ses 250 habitants ont obtenu 2 fleurs au concours des Villes et Villages fleuris, et vous pourrez constater à quel point il est agréable de marcher dans ses ruelles aux pierres blanches colorées de multiples végétaux. C'est également une commune très dynamique située dans un cadre naturel très propice aux randonnées, ou encore aux trails qu'elle organise régulièrement.
Partout autour de l'église romane fortifiée qui veille sur le village, des sources coulent et permettent des haltes fraicheur pour les randonneurs, et une garantie d'arrosage régulier pour les plantes.
La promenade que vous propose Dorie ne présente pas de difficultés particulières, une simple paire de chaussures adaptées à la marche sera suffisante pour la suivre. Il est maintenant temps de démarrer en descendant sur le chemin qui se dirige vers le bas de la colline
Le lavoir
Vous voici devant le magnifique lavoir de Siorac.
Au 19ème siècle les blanchisseuses ou lavandières de Siorac pouvaient laver leur linge à deux endroits différents : un situé sous l’église, devant lequel vous êtes passé, qui est alimenté par une source donnant passablement l’hiver, mais très peu l’été. On l’appelle le « vielh riou », le vieux ruisseau en occitan, la langue du pays.
L’autre lavoir était alimenté par la fontaine dite du Canard, peut être un hommage au palmipède tellement apprécié en Périgord?
Propriété communale jusque vers 1855, il fut vendu à cette époque à Jean Batiste Pavie, propriétaire du château de la Meynardie, la commune se réservant quand même un droit d’utilisation pour les femmes du village ayant besoin d’y laver leur linge.
Ces deux ruisseaux étant difficiles à maintenir propres il fut décidé en 1898 de construire le lavoir devant lequel vous vous trouvez. L’ouvrage en béton est facile à vidanger et à nettoyer quand il en a besoin. Et il est vrai que la forme originale de son bassin, ovale, lui donne un charme certain.
Mais quel était le linge de maison en Périgord au temps des lavandières ? un ancien maire de Siorac le décrit dans sa monographie. Draps de lits, nappes (touailles en occitan), linge de corps et de table, tout est confectionné dans le même linge de chanvre, rêche mais solide ! Dans beaucoup de foyers la lessive ne se fait qu’une fois par an, dans le grand « bugeadier » en terre cuite, auprès duquel se trouve la chaudière pour faire chauffer le « lessif ». De temps en temps on arrose le linge avec ce lessif au moyen d’un pot spécial, « lou toupi de bugeado ».
Est-ce à dire qu’entre deux bugeades le linge sale reste dans un coin ? Non, toutes les semaines pour les chemises, et tous les mois pour les draps, le linge est « passéspar l’eau » selon l’expression des ménagères, c’est-à-dire, lavé sans être bouilli. La maitresse de maison est donc obligée de disposer de grosses réserves de linges de toutes sortes. Les draps de lit sont tellement résistants qu’ils servent à plusieurs générations avant d’être usés.
Tout ce linge est empilé dans le « grand cabinet », armoire à 2 portes en cerisier ou noyer massif.
S’il vous prenait l’envie de laver votre linge au lavoir, faites attention ! Une croyance de Siorac et d’une partie du Périgord dit qu’il ne faut pas faire les grandes bugeades (lavage des draps) en novembre, cela ferait mourir les hommes de la maison. Alors ne prenez pas ce risque, préférez la machine à laver durant le mois de novembre...
Vue sur le vallon
Depuis la barrière vous pouvez voir au fond du vallon au milieu des champs une petite cabane couverte. Il s'agit d'une fontaine dont la charpente et la couverture, ont été récemment refaites dans les règles de l'art par les Compagnons du Tour de France.
Au fond du vallon une petite route serpente qui rejoint le bourg. Les virages que fait cette route ont été tracés pour casser la côte qui mène au village, le chemin y menant à l'origine en ligne droite étant bien trop raide. Il faut dire que les routes autour de Siorac ont été construites petit à petit. En 1819, année de mise en place du cadastre, il n’y a aucune route dans le village de Siorac. Que des petits chemins !
Le plus large est celui qui relie Riberac à Mussidan qui est aujourd’hui la RD 709, mais si aujourd’hui la route est large et roulante, le chemin au 19ème siècle n’est pas très praticable, surtout en hiver. Il y a une centaine d’années les déplacements s’effectuaient principalement à pied, ou parfois à cheval quand les distances étaient trop longues. Il est reporté dans la monographie du village que les anciens marchands bouchers menaient leurs boeufs gras et leurs cochons à Bordeaux à pied par étapes successives.
Les routes communales sont construites petit à petit entre 1870 et 1914.
De l'autre côté de la route, une bâtisse se présente aujourd'hui comme une grosse demeure, mais était en fait un château.
Le château de la Meynardie a connu bien des vicissitudes : une partie de la construction a été arrasée au 17ème siècle par suite d’incendies et autres destructions dont on dit qu’elles auraient eu lieu pendant la Fronde.
Une tour dans le style de la tour ouest de l’église aujourd’hui détruite laisse à penser que la construction de ce château doit remonter au 14ème siècle. On voit encore actuellement une porte cochère bien conservée. Une chapelle existait dans le château au rez de chaussée. L‘accès à l’étage se fait par un escalier monumental aux marches usées par le temps. Cet étage est composé d’immenses pièces aux murs épais.
Au début du 18ème siècle, le château de la Meynardie est un fief noble appartenant à Messire Pourteyron, Seigneur du dit lieu. Sa fille Marie épouse un nontronnais, François Pastoureau, écuyer du Roy, issu d’une famille de maitres de forges. La jeune épouse apporte en dot à son mari ledit fief de la Meynardie dont il prend le nom.
Le nom de Pastoureau pourrait remonter à Saint Louis. Un jour, sur les cimes, un guetteur du Castrum de Nontronio (Nontron) crut voir le remous d’une foule. C’étaient des pastoureaux, hordes de pillards qui dévastaient le pays. Ces derniers venaient d’être attaqués, et laissèrent un blessé, un jeune seigneur qui près de Poitiers s’était glissé dans leurs rangs. Mais que faisait il avec cette bande? Cherchait-il à échapper à une vengeance ? Etait-il en rébellion face à son suzerain ? Il finit par guérir, mais refusa de répondre à ces questions. On le surnomma « le pastoureau » et ce surnom lui resta. Il se maria, devint un notable de la petite ville qui l’avait sauvé.
Le château de la Meynardie passe ensuite aux comtes de Riberac, les Chapt de Rastignac jusqu’en 1870. Puis la famille Morel devient propriétaire, et Jacques Morel sera le maire de Siorac au début du 19ème siècle. Le château changera ensuite plusieurs fois de propriétaires.
Une croix pour la météo
1839… est resté dans les esprits des habitants de Siorac comme une année noire.
La grêle est tombée sur le village et les environs, ruinant l’intégralité des cultures. Un déluge, une tempête de grêle que les anciens ont gardé en mémoire sous le nom de « l’année de la grande grêle ». Et au 19è siècle, quand les récoltes sont ruinées, il faut s’attendre à manquer de pain… Que faire contre ces calamités ?
En 1855, la commune prend une délibération qui commence ainsi : « Attendu que la commune de Siorac a eu de tous temps tous les malheurs possibles … ». Pour lutter contre ces malheurs pour lesquels l’homme ne peut rien, on se tourne vers le ciel en prenant la décision de construire une croix qui veillera sur les cultures.
Cette croix latine est en pierre calcaire, et sa face principale est orientée au nord. Au centre, un bossage a été taillé, et constitue le seul décor du monument. Sa stabilité est améliorée à la base par une série de moulures.
Le soubassement de plan carré est constitué de trois assises de moellons appareillés. Leurs faces, semblables sont décorées d’un panneau en creux dont celui de la face principale est gravé sur 6 lignes de la mention suivante : « VOUCRUNT Die 1839 EREXERUNTA Anno 1882 » Le tout est érigé sur un emmarchement double dont l’angle nord-est de la marche supérieure est écorné, probablement par un véhicule à l’époque où la population active employait ces chemins pour circuler.
Normalement avec cette croix, ça devrait mieux se passer pour Siorac. Mais dans le doute, la population décide de commémorer l’anniversaire de cette catastrophe qui ravagea 7 communes, la population fit le vœu de chômer le 8 juin de chaque année, d’assister aux offices et de suivre la procession à la croix du vœu érigée non loin du bourg.
Depuis, le calme règne dans la commune. Mais dans le doute, ayez une pensée pour toutes les personnes qui sont venues se recueillir ici, remplies de la crainte d’une nouvelle catastrophe pour les cultures !
La Chapelle
Vous êtes maintenant à une intersection. En face, la route qui mène à l'ancienne gare.
La gare de Siorac était située sur l’axe Angoulême-Marmande qui n’aura vécu que 70 ans. De la même manière que le chemin de fer a vu la fin des diligences, les routes voient la fin de chemin de fer. La ligne Angoulême Marmande est inaugurée en 1890 en grandes pompes. Il faut dire que pour le village de Siorac, cette ligne de chemin de fer est importante, car elle permettra par exemple de partir à Bordeaux le matin, et d’être revenu le soir même !
Puis le train embarque aussi les marchandises : les paysans expédient leur surplus et font des wagons complets de paille, de litière, de bois de chauffage… Ils envoient également leurs poulets, leurs œufs en caisse et leurs quartiers de viande vers Paris et Bordeaux. Les marchands d’engrais et de matériaux reçoivent leurs marchandises à la gare. Les pierres de taille arrivent par gros blocs, et le déchargement ne se fait pas sans mal, la gare étant dépourvue de grue. Le dimanche soir les quais deviennent le lieu de rendez-vous des jeunes et des flâneurs.
Mais le parcours que Dorie vous propose de suivre ne va pas jusqu'à la gare, qui est aujourd'hui une Maison Familiale et Rurale.
A votre droite se situe une ancienne Chapelle dédiée à Saint Louis. Jean Soudou, Officier de santé y vivait vers 1850 mais auparavant, lui-même et ses prédécesseurs demeuraient à la Tuilière, maison qui appartenait au château du Maine.
La chapelle devait donc appartenir au château du Maine d’autant que le château de la Meynardie avait sa propre chapelle. L’édifice entouré de maisons n’a plus rien aujourd’hui d’un sanctuaire.
Il existe encore deux tourelles, l’une en forme de pyramide quadrangulaire, l’autre un peu dans le style de la tour ouest de l’église. Au dessus d’une fenêtre, on peut voir un cartouche renfermant des armoiries sculptées dans la pierre et cette inscription : 27 7bre 1607
Un village, deux fleurs...
Qu’on ne se trompe pas ! il y a plus de deux fleurs dans le village…
Vous l’avez certainement remarqué lors de votre arrivée : Siorac est un village qui cultive son jardin ! Ses 250 habitants participent tous à l’embellissement du bourg, ce qui contribue à améliorer leur cadre de vie, mais également l’accueil des visiteurs… donc profitez-en, c’est un peu pour vous que les vieilles pierres se parent des multiples couleurs des végétaux !
Siorac participe au programme Villes et Villages Fleuris du Département, et elle est la plus petite commune à avoir obtenu deux fleurs qui récompensent cette démarche de fleurissement mais pas que !
Elle est également une commune « zéro herbicides » et a formé un agent à ces techniques. Cette charte zéro herbicides permet de protéger l’environnement, la santé humaine, l’eau, et de réduire les coûts induits par l’usage des herbicides. Il s’agit d’un réel engagement, qui se traduit par l’arrachage manuel et mécanique des mauvaises herbes, l’utilisation du paillage et la plantation de jachères fleuries pour limiter la pousse des mauvaises herbes.
L’arrosage est principalement effectué avec de l’eau de source grâce à des bouches d’arrosage situées dans le bourg avec un complément par l’adduction pour les massifs les plus éloignés. Les arbustes et les plantes vivaces sont privilégiés par souci d’économie d’eau et de main d’œuvre et permettent un fleurissement varié toute l’année qui valorise le paysage à toute saison. Le paillage avec les déchets de tonte, des copeaux de bois est utilisé pour limiter l’évaporation et l’arrosage est effectué en début de journée. Les déchets verts et tontes sont transformés en compost et sont utilisés pour les plantations. Un fauchage raisonné des bords de route est pratiqué pour respecter la faune et la flore. Des coquilles de noix pour protéger les plantes des gastéropodes ont été mises dans les massifs.
Diverses essences ont été plantées : murier platane, althéa, bignone, rosier grimpant, albizzia, mimosa, chêne, marronnier, et deux hôtels à insectes ont été créés. Un de ces deux hôtels se trouve devant vous : le principe est de fournir un abri et un site de ponte aux insectes bénéfiques qu’on désire retrouver dans un jardin. On offre une maison aux insectes et, en échange, ils aident à garder un jardin florissant.
C’est une idée que vous pouvez ramener à la maison, il existe beaucoup de guides pour fabriquer son propre hôtel à insecte sur internet, pourquoi pas en mettre un dans votre jardin ?
Ce fleurissement et la démarche qui l’accompagne représentent un travail important, mais comme tout le monde s’y met, les employés municipaux mais également les habitants qui sont sensibilisés à ces démarches, les 2 fleurs obtenues sont une récompense pour tout le village !
Artisio
L'association Artisio est née en 2022 sous l'impulsion du Ferronnier d'Art Marc Willgoss soutenu par la mairie de Siorac de Riberac, par l'Office de Tourisme du Riberacois, et de la Chambre des Métiers de la Dordogne. Son objectif est la promotion, la commercialisation et l'animation autour de l'artisanat d'art sous toutes ses formes, les fondateurs ayant laissé le champ libre à tous les projets répondant à la fois aux volontés des adhérents et objectifs de l'association. Nous vous accueillons dans notre boutique saisonnière du 21 juin au 13 septembre 2025 où vous pourrez découvrir le travail de 14 créateurs.
Nous vous proposons également des évènements sur tout le ribéracois tout au long de l'année. Plus d'infos sur le site web de l'association.
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L'église extérieur
Vous la voyez depuis votre arrivée dans le village, vous avez tourné autour, et vous voici enfin en face d’elle… vous pouvez mesurer son imposante stature, d’ailleurs elle est difficile à prendre en photo car elle est haute, c’est pourquoi prendre un peu de recul en descendant sur la route du bas permet d’avoir une vue en contre plongée sur ce monument.
Cette église n’a pas toujours été comme ça. En effet elle a été fortifiée bien après sa construction. Il s’agit d’une église romane, qui a d’abord été bâtie en même temps que la plupart des églises du secteur au XIIème siècle et était à l’origine dépendante d’un prieuré des bénédictines de Ligueux.
Observez bien le bâti : vous pouvez reconnaitre les parties du XIIème siècle car elles sont en pierre de taille (c’est-à-dire travaillée, taillée), tandis que les rajouts du XIVème siècle sont en moellons (pierre non taillée, plus irrégulière). En effet, c’est au XIVème siècle pendant la guerre de Cent ans, alors que l’Aquitaine est tiraillée entre l’influence française et l’influence anglaise depuis le remariage d’Aliénor d'Aquitaine avec le Roi d’Angleterre que l’église est fortifiée.
A l'époque, les campagnes ne sont pas sûres, et des bandes de mercenaires employés par un camp ou par l’autre pillent les villages quand ils se retrouvent sans ressources. Le seul bâtiment en dur et suffisamment solide à cette époque est l’église, dans laquelle on peut se réfugier en cas d’attaque.
Pour la rendre plus sûre, on adossa à la construction primitive la tour barlongue (rectangulaire) pour servir de chambre de défense. En effet, certaines églises du secteur, si elles gardent leur vocation de sanctuaire, présentent de véritables forteresses au-dessus des voûtes, avec des espaces dans lesquels se réfugier et se défendre.
Regardez la façade ouest de l’église, qui est donc la tour rajoutée : aucune ouverture, mais un mur épais de 3 mètres et aveugle. Une passerelle devait permettre de passer directement de la chambre de défense au monastère qui se trouvait à la place de l’actuelle mairie.
A la même époque les murs de la nef, du clocher et la charpente sont rehaussés pour pouvoir circuler sur les voutes. Vous pouvez voir à quoi ressemble l’étage de l’église en appuyant sur « découvrir le paysage » de Dorie.
Nous allons maintenant tourner la poignée de la porte pour rentrer dans l’église, ce sera plus rapide et plus simple que de faire un siège !
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L'église intérieur
Vous allez maintenant rentrer dans l’église, en tournant la poignée. Les portes sont très anciennes, bardées de ferrures et cloutées. Elles ont été fabriquées en planches de chênes en deux épaisseurs, une verticale, l’autre horizontale.
Si lors de votre visite l'église est fermée, vous pouvez voir l'intérieur en cliquant sur "explorer mon environnement".
Le bénitier est gallo-romain, et aurait été fabriqué dans le secteur.
Vous avez remarqué le sol ? vous le trouvez plat ? et non, il est en pente… Il suffit de se rendre sous la tribune et de regarder le chœur, pour s’en rendre compte. Est-ce pour suivre le mouvement du terrain ? ou est-ce l’aspect symbolique, on monte vers l’endroit le plus sacré de l’église, vers le chœur, qui a motivé cette pente ? les deux hypothèses semblent complémentaires et expliquent certainement ce choix de conserver la pente.
Remontons maintenant vers la nef et l’avant chœur.
La voute de la nef était autrefois en bois. Vraisemblablement incendiée, elle a été remplacée par la voute en berceau brisé. Le grand vitrail représente Saint Louis tenant le sceptre royal de la main droite et de la main gauche, un coussin sur lequel est posé une couronne d’épines.
Au-dessus de la petite porte côté sud des traces de litre ou de peinture funéraire aux armes des « Chapt de Rastignac » , dernier comte de Riberac avant la Révolution et propriétaire au 18è du chateau de la Meynardie que vous pouvez voir en bas du bourg.
Comme dans beaucoup d’églises du ribéracois, une coupole vient coiffer l’avant chœur. L’omniprésence des coupoles dans ce coin du Périgord reste aujourd’hui encore une énigme, et certains historiens d’art ont à un moment évoqué l’hypothèse aujourd’hui abandonnée d’une école périgourdine. La coupole au Moyen Âge représentait symboliquement la voute céleste, quand la section carrée sur laquelle elle repose symbolisait la terre. La transition entre la terre et le ciel, entre le carré et le cercle, se fait par l’intermédiaire de pendentifs, pièces de maçonnerie triangulaire. La coupole a également permis d’élever le clocher lors de l’épisode de fortification, et offre sur son extrados une chambre de défense.
Nous arrivons maintenant vers l’endroit le plus sacré de l’église : le chœur. Celui-ci a été refait au XVIème siècle. La chapelle de la Vierge et la sacristie ont été ajoutées par un curé au 19è siècle, malgré l’opposition du Maire et du conseil municipal.
Le beau retable du maitre autel en bois doré et polychromé provient de la chartreuse de Vauclaire située à Montpon sur la vallée de l’Isle. Vous reconnaissez les personnages représentés ? Les panneaux représentent le Christ au jardin des oliviers et la flagellation. Les statuettes représentent Saint Louis Roi de France, Sainte Catherine, Saint Etienne, Saint Pierre Es Liens, et la Vierge à l’enfant.
Et si vous levez les yeux sur le vitrail, vous connaissez ce personnage qui porte des clés ? Rendez-vous dans le quizz pour avoir la réponse…
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La place publique
En 1830, les voies de communication sont peu nombreuses pour desservir le bourg qui ne dispose pas de place publique. La place qui existe aujourd’hui et sur laquelle vous vous trouvez, est alors occupée par différents immeubles : d’abord le cimetière autour de l’église, et le vieux presbytère, ensuite en remontant, un jardin, puis un deuxième cimetière et enfin une vieille grange appartenant à un particulier.
L’arrivée de la gare, puis la fabrication de la route reliant la gare au bourg et l’arrivée progressive des routes contribuent à l’animation du centre bourg, d’autant que la commune vient de créer plusieurs foire aux bestiaux, le premier lundi d’avril et le lendemain du premier dimanche d’août. Acheteurs et vendeurs se plaignent du manque de place qui empêche une exposition correcte des animaux et de pouvoir les faire marcher de long en large.
Il faut donc consentir à agrandir la place publique. Il en existe une petite au fond du bourg depuis la démolition de l’ancien presbytère mais la proximité de l’église et de l’école ne conviennent pas pour un champs de foire.
Un pourparler s’engage alors avec le propriétaire de la grange, et celle-ci est démolie en 1884. Le propriétaire est dédommagé d’une somme de 1500 francs pour construire une grange neuve. Pour parfaire la place, la municipalité discute avec deux propriétaires qui disposent de parcelles sur cette future place. Les négociations dureront 20 ans avant que la commune puisse acquérir ces parcelles.
Enfin en 1904, on construit un mur à pan coupé à la grange du presbytère afin de dégager le tournant de l’avenue de la gare.
A la même époque, un projet envisage de faire monter l'eau en haut de la place publique mais il est abandonné. Cependant vous voyez aujourd'hui une belle fontaine qui est alimentée par la source dont l'eau est remontée grâce à un système de bélier jusque sur la place.
Ce projet a donc finalement été réalisé récemment par la municipalité, qui a également installé des captations des sources pour que les particuliers puissent prendre de l'eau pour arroser les jardins.
Avant votre départ
Hé bien voilà... Après ce petit voyage dans l'histoire de Siorac, vous êtes bientôt de retour au parking. Peut être est ce que cette promenade vous aura donné envie de partir sur la grande boucle de randonnée qui vous guidera vers la grande forêt de la Double?
Si vous désirez vous rendre à Ribérac, je vais vous relayer un conseil donné par un ancien maire de Siorac dans les années 60: *"Riberac est une petite ville propre, coquette, presqu'aussi calme qu'une campagne, sauf le vendredi, jour de marché hebdomadaire.
Ce jour là n'essayez pas de traverser la ville en quatrième vitesse car c'est quelque peu la cohue. Les ruraux se trouvant en grande conversation dans la rue se soucient fort peu si une voiture risque de les frôler. Ils se sentent chez eux, il n'y a pas d'agent de ville, et les gendarmes sont débonnaires"*.
Mais au fait, pourquoi Siorac de Riberac? Hé bien peut être parce qu'il existe deux Siorac en Dordogne, l'un s'appelle Siorac en Périgord et est situé sur la vallée Dordogne, et l'autre, que vous venez de visiter.
Accéder au parcours
À pied
Ribérac


