Pazayac et son histoire


Pazayac est une commune rurale de Dordogne, située à l'extrême Est du département, elle est sous l'influence du bassin de Brive en Corrèze (19). Pazayac est limitrophe de 5 autres communes dont deux sont situées en Corrèze : au nord-est, Saint-Pantaléon-de-Larche et Mansac. Cette commune est qualifiée de «vallée alluviale relativement ouverte» dans une étude départementale définissant les entités paysagères de la Dordogne. Cela se traduit par deux entités biens distinctes : Les coteaux et plateaux calcaires surplombant les versants Sud de la vallée de la Vézère qui présentent un paysage de Causse dominé par des prairies d’élevage, des cultures céréalières et quelques vergers. La forêt (taillis de chênes pubescents) est moins présente que sur les plateaux gréseux situés au Nord de la Vézère. La vallée alluviale et limoneuse de la Vézère présente un paysage plus ouvert, les bois ont presque disparu et seules quelques haies limitent le regard. Habitat et activités se concentrent, le long de la RD 6089, axe structurant de la vallée.
En occitan, la commune porte le nom de "Pasaiac".
Aperçu du parcours
Bienvenue à Pazayac
Jean-Jacques Dumontet, maire de Pazayac depuis 1995, vous invite à découvrir sa commune, un véritable joyau à l’entrée du Périgord Noir.
Bienvenue à Pazayac, commune située à l’est du département qui compte 818 habitants au 1er janvier 2025. Une commune parmi tant d’autres, mais une commune qui est un vrai joyau à l’entrée du Périgord Noir.
Une plaine magnifique, dominée par une colline qui ne l’est pas moins. Pazayac, un ancien village avec une vocation rurale en net déclin une plaine fertile qui a pourtant nourri de nombreuses générations.
Pour revenir à son historicité, il faut noter l’existence d’une ancienne voie gallo-romaine qui traverse la commune et que bien peu connaissent.
Quant à la beauté de la nature, si vous souhaitez contempler un point de vue magnifique, venez donc un soir « Route du coteau », au grand virage, assister au coucher de soleil. Cela ne se décrit pas, on le voit et on veut le revoir !
Bienvenue à Pazayac
Jean-Jacques Dumontet, maire de Pazayac depuis 1995, vous invite à découvrir sa commune, un véritable joyau à l’entrée du Périgord Noir.
Bienvenue à Pazayac, commune située à l’est du département qui compte 818 habitants au 1er janvier 2025. Une commune parmi tant d’autres, mais une commune qui est un vrai joyau à l’entrée du Périgord Noir.
Une plaine magnifique, dominée par une colline qui ne l’est pas moins. Pazayac, un ancien village avec une vocation rurale en net déclin une plaine fertile qui a pourtant nourri de nombreuses générations.
Pour revenir à son historicité, il faut noter l’existence d’une ancienne voie gallo-romaine qui traverse la commune et que bien peu connaissent.
Quant à la beauté de la nature, si vous souhaitez contempler un point de vue magnifique, venez donc un soir « Route du coteau », au grand virage, assister au coucher de soleil. Cela ne se décrit pas, on le voit et on veut le revoir !
Des outils d'antan
À travers les villages de France, il n’est pas rare de croiser d’anciens ouvrages au charme discret mais porteurs d’une histoire riche et méconnue. Parmi eux, la bascule publique et le travail à ferrer témoignent d’un passé rural où chaque outil avait une fonction essentielle dans la vie quotidienne. Ces installations, aujourd’hui souvent reléguées au rang de curiosités patrimoniales, étaient pourtant au cœur de l’organisation économique et agricole des villages. Cathy Normand, habitante de Pazayac et adjointe au maire en charge de la Culture et du petit patrimoine, vous invite à découvrir leur histoire, leur usage et l’importance qu’elles avaient autrefois dans la communauté.
Vous avez peut-être déjà observé un ouvrage tel que celui-ci dans d'autres villages et bien il s'agit d'une bascule!
La bascule est un outil qui apparaît déjà 2000 ans avant J.C, avec des exemples retrouvés dans l'Egypte Antique ou encore dans la Grèce ancienne. Certes rudimentaire, elle servait déjà à peser des marchandises et s'est améliorée au fil du temps. Les Romains utilisaient un type de bascule particulier appelé "statera". Au Moyen-Age et à l'époque moderne, les bascules se sont perfectionnées avec l'arrivée des support à plateaux.
La bascule publique ou poids public est un ouvrage généralement installé au centre d'une ville ou d'un village, à proximité d'une gare, d'un bureau de poste ou d'un lieu de marché. Cela permettait de peser les animaux des paysans (porcs, veaux, vaches, …) et autres marchandises (tous les autres objets susceptibles d'être vendus : foin, sacs de farine, de blé, …) afin d'en déterminer le juste prix. En France, la plupart sont mises en service à la fin du XIXème ou au début du XXème siècle. Nécessaires dans les échanges commerciaux pour les négociations et les transactions de marchandises et de bétail, les bascules servaient également à tarer les véhicules routiers de transport ; leur utilisation est devenue désuète fin du XXème siècle. Lorsque les bascules étaient en activité, c'était le garde-champêtre ou une personne désignée (celle-ci percevait une commission) qui était à la manoeuvre et qui consignait toutes les pesées sur un carnet soigneusement tenu. Des "bascules" ont été construites dans beaucoup de villages de France mais peu ont été conservées, ici la bascule fait aujourd'hui partie du patrimoine de notre village.
Vous êtes devant un travail , "tramail" , "métier à ferrer" ou encore "lo trama" en occitan. Il**** était installé dans de nombreux villages et utilisé pour ferrer les animaux et notamment les bœufs. En effet, le cheval étant un animal assez docile, il suffisait souvent juste de l'attacher pour le ferrer. Par contre, pour ferrer un bœuf, il fallait obligatoirement l'immobiliser dans un travail car cet animal ne tient pas sur trois pattes et il est impossible à un homme, même très costaud, de maintenir le pied d’un bœuf sans de solides courroies de cuir. Le dispositif devant lequel vous êtes était très solide, fixé au sol et conçu pour soulever et maintenir les vaches et les bœufs lors du ferrage. Le bœuf était conduit entre les solides piliers de bois, de larges ventrières de cuir étaient passées sous son ventre permettant ainsi de le soulever grâce à des poulies. Les pattes étaient attachées avec des lanières de cuir. Savez-vous que le pied d’un bœuf possède deux onglons? Il est donc différent de celui d’un cheval et deux fers de forme particulière étaient donc nécessaires pour chaque sabot de cet animal. Une fois le bœuf immobilisé, le maréchal-ferrant préparait les sabots en enlevant les fers usagés, puis égalisait la corne avec un grattoir. Il préparait ensuite les fers, les adaptant aux sabots de l'animal : son habileté permettait de corriger un défaut d'appui, fabriquant ainsi de véritables fers "orthopédiques". Lorsqu'il était satisfait, il chauffait le fer dans le foyer de la forge et le posait encore rouge sur le sabot de l'animal. Il fixait ensuite le fer en enfonçant dans la corne du sabot, à travers les trous du fer, des clous à tête carrée. Chaussé à neuf, le bœuf repartait ensuite voué à son pénible travail quotidien. Aujourd'hui, il ne reste que peu de maréchaux-ferrants, ils sont itinérants et ne ferrent quasiment plus que des chevaux, le tracteur ayant remplacé les bœufs.
De nos jours, plus utilisé, "le travail" fait partie du petit patrimoine tout comme les puits , les lavoirs et les bascules .
Un point de vue et des avions
Bienvenue sur l’un des points les plus élevés de Pazayac, un lieu chargé d’histoire et de souvenirs. Derrière l’apparente tranquillité de ce paysage se cache un passé étonnant : celui d’un petit terrain, en contrebas, devenu le temps de quelques années, le berceau de l’aviation corrézienne. C’est ici, au cœur de la campagne, que l’Aéro-Club de la Corrèze a trouvé refuge en 1936, guidé par la passion d’hommes comme André Lagorsse, ancien aviateur de la Grande Guerre, et porté par l’enthousiasme de ses élèves. Ce lieu a vu naître les premiers vols, les premiers brevets, et une véritable aventure humaine avant que l’histoire ne se poursuive ailleurs.
Vous êtes arrivés à l'un des points culminants de Pazayac. Regardez sur votre droite, le long de la RD89 actuelle.
Il semblerait que ce soit ici que l'aéroclub de la Corrèze se soit installé en 1936. En effet, l'aéroclub cherchait un terrain, et surtout un moniteur pour former les premiers pilotes. Possédant un avion-école Potez 60, jusque-là, il est obligé de le remiser à Limoges Feytiat en attendant l'ouverture de l'aérodrome de Brive Laroche. C'est grâce à la rencontre de Joseph Manévy, membre de l'aéroclub, et d'André Lagorsse, habitant le bourg de Pazayac et ancien aviateur et moniteur de la Grande guerre, qui en connaît un rayon que l'affaire va se réaliser. André Lagorsse pense tout de suite au champ de Monsieur Chassain à Chantegrel. André Lagorsse, se révèle vite moniteur très compétent ; inutile de le chercher bien loin pour prendre une leçon : lorsqu’il ne vole pas, il cultive son potager tout proche de « la piste » ! Jouissant de l’estime et du respect de tous les membres du club le « Père Lagorsse » devient la cheville ouvrière du club qui délivre ses premiers brevets en octobre 1936 ; ils seront dignement fêtés ! Devant un tel engouement, les élèves affluent de plus en plus nombreux au « terrain de Pazayac » où règne une formidable ambiance, l’Aéro – Club de la Corrèze acquiert en octobre 1937 un 2ème avion, un « Caudron Luciole » biplan que « le Père Lagorsse » convoiera lui même. Brive Laroche ouvre officiellement en octobre 1938 et l’Aéro-Club de la Corrèze y transporte le hangar et ç'en est fini pour Pazayac! Evoquant leurs souvenirs, les « anciens » parlaient très souvent en termes affectueux du champ de Pazayac, leur « nid » d’où ils prirent leur envol.
Souvenir de l'école d'aviation : en place avant, en combinaison blanche, le moniteur André Lagorsse ; à l’arrière son élève Georges Taurisson qui deviendra président de l’Aéro – Club de Brive sur l’aérodrome de Brive Laroche. Le Père Lagorsse, moniteur hors pair, avait pour habitude de poser ses sabots avant de monter dans l’avion. Au retour du vol il arrêtait l’avion sur sa lancée, sans un coup de frein, à l’endroit précis où se trouvaient ses sabots qu’il n’avait plus qu’à rechausser en descendant de l’engin !

Depuis ici, vous apercevez en face le sommet de la butte d’Ayen qui culmine à 377 mètres. Si vous vous rendez sur place, vous y trouverez une table d’orientation en lave émaillée, réalisée à RIOM , qui vous permettra d’admirer un vaste panorama sur la campagne qui s'étend à perte de vue.

Sur l'autre butte, le Puy d'Yssandon est très tôt connu pour sa situation défensive stratégique : un oppidum gaulois y aurait existé et Pépin le Bref y a affronté Waïffre, Duc d'Aquitaine au VIIIème siècle. Cette tour encore imposante est le dernier vestige d'un château médiéval qui sera détruit pendant la Guerre de Cent ans. A noter que l’ordre de Malte avait des possessions terriennes à Yssandon. Le mot « puy » vient du mot occitan "puéi" qui signifie, lieu élevé, hauteur ou sommet plus ou moins arrondi.

Le lavoir
Vous vous trouvez à présent devant un témoin précieux de la vie quotidienne d’autrefois : l’ancêtre de nos machines à laver, le lavoir. Bien loin du confort moderne, c’est ici que, jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, se déroulait un rituel essentiel mais éprouvant : la lessive. Ce lieu, à la fois utilitaire et social, raconte le labeur des lavandières, mais aussi leur solidarité, leurs échanges et la place centrale qu’occupait le lavoir dans la vie du village. D’abord rudimentaires, les installations se sont peu à peu améliorées.
Nous voici maintenant arrivés devant l'ancêtre de la machine à laver le linge. Oui c'est sûr, la machine à laver devant laquelle vous vous trouvez aurait du mal à rentrer dans votre appartement ou votre maison. Pourtant, c'est bien ici que le linge était lavé et/ou rincé avant l'arrivée des machines à laver modernes dans la seconde moitié du récent XXème siècle. Faire sa lessive se disait « faire la buée » ou « faire la bue », termes à l’origine de l’étymologie de buanderie. Au tout début, les lavoirs étaient à ciel ouvert et sans aménagements. Le travail des lavandières était très difficile.
Peu à peu les espaces pour laver le linge vont être aménagés, résultat d’une prise de conscience en faveur de la salubrité publique. Des bassins généralement rectangulaires sont délimités, puis sont dallés et cimentés pour faciliter leur nettoyage. Une margelle située au niveau du sol permettait à la lavandière de placer sa banche ou "lo banchon" en occitan (caisse en bois) pour éviter de mettre les genoux directement sur le sol. Les lavandières venaient y laver le linge tout en échangeant des nouvelles, rendant cet espace vivant et social.
Ce lavoir aurait été construit en 1947 par des soldats allemands prisonniers de guerre selon les dires d'anciens du village mais aucun document ne l'atteste.
Le château de Pazayac
Perché au cœur de Pazayac, le château qui s’élève devant vous ne se contente pas d’être une belle demeure : il est le témoin d’une histoire riche, mouvementée et parfois tumultueuse. Ancien fief des Saint-Chamans du Pescher, puis propriété de nobles influents tels que les Soustre de Lagautherie et les Maussac, il fut marqué par les grands bouleversements sociaux et politiques du XIXᵉ siècle. Aujourd’hui paisible, le château conserve les traces visibles de son passé — tourelles, meurtrières, cartouche héraldique — tout en continuant à vivre entre les mains de ses propriétaires actuels, dans un décor bien plus serein qu’autrefois.
Le château de Pazayac est l'ancien fief des Saint-Chamans du Pescher. Le seigneur de cet ancien repaire noble avait au XVIème siècle, une bien belle devise : "Nil nisi vincit amor", "Rien ne peut vaincre sauf l'amour", sous l'Empire, il fut la propriété des Soustre de Lagautherie puis des Maussac.
Le 19 septembre 1818, à son retour d’émigration, le château est racheté par le Comte Louis Stanislas Xavier Joseph de Maussac (1788-1858) devenant comte de Pazayac, chef d’Escadron de la Garde Royale et filleul du roi Louis XVIII. Il tient également sa puissance des vicomtes de Turenne, seigneurs de Maussac, fief de Collonges actuel canton de Meyssac (Corrèze). Homme impitoyable, il est honni de tous. En août 1830, le soulèvement de quelques 300 paysans aurait pu se terminer par l’incendie de Pazayac. Cette révolte s'inscrit désormais dans l'histoire de la région sous le nom de "Jacquerie en 1830 au château de Pazayac". Fleuron du Patrimoine historique, l’histoire de ce château nous révèle une anecdote. Un certain 30 juillet 1830, la demeure du Comte de Maussac fut prise d’assaut par les croquants révoltés et vous n'allez pas en croire vos oreilles!

Au XIXe siècle, Eugène Le Roy, écrit son roman "Jacquou le Croquant", et s'inspire de cette jacquerie de 1830 qui eut lieu ici, au château de Pazayac, qu'il remplace par le Château de L'herm, situé à Rouffignac, dans la forêt Barade. Le Comte de Maussac devient le Comte de Nansac ; l’assaut et la mise à sac du château sont remplacés par l’assaut et l’incendie imaginaires du Château de l’Herm. Le romancier se souvient, également que l’on avait appelé « croquants » les paysans révoltés de 1594 et que ce même mot avait été gardé pour désigner "les jacques" qui, ensuite, et à deux reprises, en 1637 et 1707, avaient défié, au péril de leur vie, le pouvoir royal, la noblesse, le clergé et la bourgeoisie des villes.
Les comtes de Maussac ont possédé l'édifice de 1818 à 1911, date à laquelle Joseph Pradel de Lamaze, notaire à Brive le rachète. En 1956, le château est revendu par son fils Jacques de Lamaze à la famille Delage.
Aujourd'hui, le château appartient à Jan et Ayla Van Den Hartog, couple néerlandais, qui l'habite et le fait revivre mais dans un environnement bien plus calme que par le passé.
De plan carré, le logis à un étage est percé de baies à meneaux, qu'agrémentent des ailes abaissées et deux tourelles d'angle percées de meurtrières ; la façade renaissance, équilibrée, porte un cartouche aux armes des Lamaze (propriétaires au début du XXe siècle).
Le Presbytère
Si le bâtiment devant lequel vous êtes arrivés est discret par son apparence, il fut pourtant, pendant des siècles, un lieu central dans la vie religieuse, sociale et parfois même administrative de la communauté. Héritier d’une longue tradition chrétienne, le presbytère n’était pas simplement la demeure du curé : c’était aussi un lieu d’accueil, de conseil, d’enseignement et de lien entre l’Église et les habitants. À travers les époques, son rôle a évolué au rythme des grands bouleversements historiques, de l’Ancien Régime à la Révolution, du Concordat napoléonien jusqu’à nos jours. Témoignage précieux du patrimoine rural, cet édifice incarne encore aujourd’hui une part de l’identité collective du village.
Vous êtes devant l'ancien presbytère. Un peu d'histoire!
Le presbytère, du latin praepositura signifiant « charge de préposé », désigne à l’origine la maison d’habitation du prêtre d’une paroisse. En France, ces bâtiments ont traversé les siècles, reflets à la fois de l’organisation religieuse, de l’histoire sociale des campagnes et des transformations architecturales du pays. Dès le haut Moyen Âge, avec l’essor du christianisme et l’organisation du territoire en paroisses, chaque église se voit associée à une maison destinée au curé. Ces premières habitations étaient modestes, souvent en pierre ou en bois, bâties à proximité immédiate de l’église, dans un souci pratique autant que symbolique. Le presbytère n’était pas seulement le lieu de vie du prêtre, mais aussi un centre d’accueil, de conseil et parfois de justice pour la communauté. Sous l’Ancien Régime, le presbytère devient un édifice plus structuré et plus imposant, particulièrement dans les campagnes où l’Église détient une forte autorité. Il incarne alors la présence de l’Église dans la vie quotidienne : on y célèbre des messes privées, on y tient les registres paroissiaux, et l’on y administre les sacrements en dehors de l’église. Le presbytère est aussi un lieu d’enseignement, certains curés faisant office de maîtres d’école. La Révolution française bouleverse cet ordre établi. Beaucoup de presbytères sont saisis comme biens nationaux, vendus ou reconvertis. L’expulsion du clergé réfractaire et la suppression temporaire des paroisses entraînent l’abandon ou la destruction de nombreux presbytères. Toutefois, sous le Concordat de 1801, le culte catholique est restauré, et les communes sont chargées de fournir un logement au curé : c’est ainsi que de nombreux presbytères sont reconstruits ou réhabilités au XIXe siècle.
Ces bâtiments, souvent situés au cœur des villages, témoignent d’un style architectural sobre mais solide : toits à deux pentes, façades symétriques, jardins clos. Leur agencement révèle la fonction autant que la discrétion requise : cuisine, bureau, chambres, parfois une bibliothèque, et toujours une pièce pour accueillir les fidèles. À partir du XXe siècle, avec la baisse du nombre de prêtres et la désertification rurale, beaucoup de presbytères perdent leur usage initial. Nombre d’entre eux sont vendus, réaffectés à des usages municipaux ou transformés en habitations privées. Néanmoins, ils conservent une valeur patrimoniale importante et font partie intégrante du paysage architectural français.
Aujourd’hui, les presbytères suscitent un regain d’intérêt. Qu’ils soient encore occupés par des prêtres, réhabilités en maisons d’hôtes, en lieux culturels ou en logements communaux, ils demeurent les témoins discrets mais éloquents de l’histoire religieuse et sociale de la France.
L'église de Pazayac
L'église Saint-Blaise de Pazayac date du XIIème siècle. De style roman, elle témoigne de l'architecture religieuse de cette époque. Eglise composite elle est dotée d'un enfeu, élément architectural funéraire caractéristique du Moyen Âge. Son clocher-mur est du XVIème siècle et son retable du XVIIème siècle. En 1884, Monsieur Beune fait un don de 1000 francs à la commune pour l’achat d’une horloge, il s'agit de l'horloge du clocher.
Le vitrail représentant Saint-Mayaudon et l’Ile Madame a été inauguré le 9 juin 2012, il rend hommage à un prêtre dont l'histoire fut tragique.
En effet, l’abbé François Mayaudon est né à Terrasson en 1739. Le bienheureux François Mayaudon était un prêtre du diocèse de Soissons, en France, qui a vécu à l'époque de la Révolution française. Il refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé et vint se réfugier dans sa famille en Périgord. Arrêté un an plus tard, il fut déporté sur les pontons de Rochefort en 1793 et emprisonné sur un navire négrier désaffecté où les conditions de détention étaient inhumaines. Il fut débarqué avec d'autres prêtres sur l'Ile Madame où il décéda le 11 septembre 1794, à l'âge de 55 ans, des suites de maladies contractées en captivité. François Mayaudon a été béatifié le 1er octobre 1995 par le pape Jean-Paul II.
Avant de partir
Avant de quitter Pazayac et ses environs, prenez le temps d’en explorer les trésors cachés. Entre traditions locales, plaisirs gourmands et patrimoine historique, cette dernière étape vous réserve une belle escapade sensorielle et culturelle. Martine de l'Office de Tourisme Vézère Périgord Noir vous donne les informations nécessaires pour étoffer votre séjour.
Avant de repartir de ce territoire, ne manquez pas d'en faire le tour.
À proximité du charmant village de Pazayac, de véritables trésors vous attendent : le Moulin de Maneyrol, qui vous plongera dans un univers d'authenticité et de tradition à la découverte de la fabrication de « l’huile de noix » Après cette immersion dans le passé, direction la chocolaterie Bovetti ! Ici, le chocolat n'est que délice pour nos papilles, vous découvrirez les secrets de fabrication de ces douceurs irrésistibles en visitant le musée du chocolat.
Partez ensuite à la découverte de Terrasson-Lavilledieu, une ville pleine de charme aux ruelles chargées d’histoire, avec ses artisans d'art dans la ville ancienne. Pensez à passer par l’Office de tourisme pour obtenir un plan de la vieille ville et pour les aventuriers, téléchargez l’application Terra Aventura, qui vous fera visiter la ville tout en vous conduisant jusqu’au Trésor…. Vous pourrez ainsi profiter pleinement de votre promenade. Ne manquez pas non plus une balade en gabarre, l'été, qui vous fera découvrir Terrasson sous un autre angle.
Pour terminer votre journée, rendez-vous aux Jardins de l’Imaginaire. Ce site marie l’art des jardins à l’histoire de l’Humanité. Une évocation de l’histoire des jardins depuis la période romaine en 13 tableaux naturels aussi surprenants qu’envoûtants où vous retrouvez les invariants des jardins du Monde : eau, mouvements du vent, terrasses, végétaux, perspectives….


