Echourgnac "capitale" de la Double




La Double est une région forestière répartie sur quatre départements, la Dordogne, la Charente, la Charente-Maritime et la Gironde. Elle est délimitée par trois rivières qui sont l’Isle, la Dronne et la Beauronne. Elle est dotée d’un patrimoine historique et naturel remarquable.
Echourgnac est souvent considérée comme la capitale de la Double. Cette commune se situe au cœur de la forêt et de ses principaux axes de circulations qui la relient à tous les autres parcours proposés dans cette collection. Dorie vous propose donc d’explorer la « capitale » de la Double avant de partir en découvrir certaines spécificités sur les sites avoisinants.
A noter :
Cette balade s’inscrit dans une trilogie de parcours autour de la Mythique forêt de La Double, qui vous permet de découvrir des sites incontournables de ce territoire. Les autres parcours sont :
- La Double : Grand étang de La Jemaye
- La Double : la Ferme du Parcot
Pour un bon déroulement de la visite, n’oubliez pas d’activer le son de votre téléphone et à chaque point d’étape avancez-vous jusqu’à ce que la notification se déclenche. Vous avez la possibilité d'écouter le contenu de chaque étape. Cependant, pensez également à regarder le texte, des animations et des liens peuvent vous être proposés.
Aperçu du parcours
A la rencontre du Docteur Daniel Charbonnière
Bienvenue à Echourgnac !
Avant de commencer, sachez que tout au long de votre visite, vous allez accompagner le Docteur Charbonnière. Ce personnage de fiction est le héros du livre L’ennemi de la mort d’Eugène Le Roy, écrivain Périgourdin de la fin du 19e début du 20e siècle, que l’on connaît notamment pour son œuvre Jacquou le Croquant. Vous allez suivre son histoire et découvrir ce lieu tel qu’il pouvait être au 19e siècle. A cette époque, la Double est frappée par de graves épidémies de fièvres. A cela, s’ajoutent des conditions de vie difficiles, un travail usant et la pauvreté. Le Docteur Charbonnière a passé de nombreuses années à arpenter ce territoire et à échanger avec ses habitants pour tenter de trouver une solution à leurs maux. Il en a écrit un récit de voyage dont la première phrase en latin est « Homo sum et nihil humani a me alienum puto » qui signifie « Je ne veux pas laisser de côté quoi que ce soit, tout ce qui concerne l'humanité est en mesure de susciter de l'intérêt pour moi. »
En arrivant à Echourgnac et après avoir effectué diverses recherches, il fait un constat qui le laisse sans voix. « Alors qu’en Dordogne, les décès annuels sont de 24 habitants pour mille, dans certains villages de la Double se sont 38 pour mille et 46 à Echourgnac. »
Vous imaginez 46 ! C’est presque le double de décès par rapport à la moyenne constatée dans toute la Dordogne. Mais comment est-ce possible ? Au 19e siècle, la Double est déboisée pour les besoins en bois de la marine et cela laisse place au développement d’étangs et de marais insalubres. Cependant, l’eau de ces étendues est très utilisée par les habitants, que ça soit pour pêcher, pour l’agriculture ou pour leurs besoins personnels. C’est ainsi que la maladie s’est propagée petit à petit et que le paludisme est apparu. Le parcours au Grand étang de la Jemaye, consacré à l’environnement naturel de la Double, vous permettra de rentrer un peu plus dans les détails.
Mais heureusement, pendant cette période compliquée pour les habitants, certains médecins ont lutté contre le développement de ces maladies… C’est le cas du Docteur Piotay, que nous allons découvrir à la prochaine étape.
A la rencontre du Docteur Daniel Charbonnière
Bienvenue à Echourgnac !
Avant de commencer, sachez que tout au long de votre visite, vous allez accompagner le Docteur Charbonnière. Ce personnage de fiction est le héros du livre L’ennemi de la mort d’Eugène Le Roy, écrivain Périgourdin de la fin du 19e début du 20e siècle, que l’on connaît notamment pour son œuvre Jacquou le Croquant. Vous allez suivre son histoire et découvrir ce lieu tel qu’il pouvait être au 19e siècle. A cette époque, la Double est frappée par de graves épidémies de fièvres. A cela, s’ajoutent des conditions de vie difficiles, un travail usant et la pauvreté. Le Docteur Charbonnière a passé de nombreuses années à arpenter ce territoire et à échanger avec ses habitants pour tenter de trouver une solution à leurs maux. Il en a écrit un récit de voyage dont la première phrase en latin est « Homo sum et nihil humani a me alienum puto » qui signifie « Je ne veux pas laisser de côté quoi que ce soit, tout ce qui concerne l'humanité est en mesure de susciter de l'intérêt pour moi. »
En arrivant à Echourgnac et après avoir effectué diverses recherches, il fait un constat qui le laisse sans voix. « Alors qu’en Dordogne, les décès annuels sont de 24 habitants pour mille, dans certains villages de la Double se sont 38 pour mille et 46 à Echourgnac. »
Vous imaginez 46 ! C’est presque le double de décès par rapport à la moyenne constatée dans toute la Dordogne. Mais comment est-ce possible ? Au 19e siècle, la Double est déboisée pour les besoins en bois de la marine et cela laisse place au développement d’étangs et de marais insalubres. Cependant, l’eau de ces étendues est très utilisée par les habitants, que ça soit pour pêcher, pour l’agriculture ou pour leurs besoins personnels. C’est ainsi que la maladie s’est propagée petit à petit et que le paludisme est apparu. Le parcours au Grand étang de la Jemaye, consacré à l’environnement naturel de la Double, vous permettra de rentrer un peu plus dans les détails.
Mais heureusement, pendant cette période compliquée pour les habitants, certains médecins ont lutté contre le développement de ces maladies… C’est le cas du Docteur Piotay, que nous allons découvrir à la prochaine étape.
Le Docteur Piotay
Vous voici devant la stèle du Docteur Piotay qui a vécu au 19e siècle. C’est très certainement son histoire et celle des autres médecins de la Double, qui ont inspiré Eugène Le Roy lorsqu’il a écrit son livre, et imaginé le Docteur Charbonnière, héros de son roman.
Vous avez surement remarqué que le Docteur Piotay n’est pas seul sur ce monument. La personne qui l’accompagne est le Baron Gustave d’Arlot de Saint-Saud. Avez-vous lu l’inscription sur cette stèle ? Il y est écrit « monument élevé le 25 septembre 1898 sous le gouvernement de la République, à Mr Piotay, Docteur en médecine, Vice-président du comice agricole de la Double, et le Baron d’Arlot de St-Saud, secrétaire général du même comice, par les habitants de la Double en reconnaissance des services agricoles rendus par eux au pays. »
En effet, ils étaient de grands propriétaires fonciers à Echourgnac et en 1864 ils ont fondé le comice agricole de la commune. Un comice agricole ? Ça mérite une statue ? Un peu de patience, vous en découvrirez l’importance à la prochaine étape.
Pour le moment, puisque nous avons face à nous un grand nom de la médecine de la Double du 19e siècle, il est important de connaitre la place de la médecine à l’époque, et surtout de la notion d’hygiène. Vous vous en doutez certainement, les médecins à cette époque ne sont pas nombreux. Les doublauds ne bénéficient pas d’un suivi médical et la plupart du temps, ils se soignent seuls, et souvent avec des remèdes qui tiennent plus de la croyance que de la science.
Le Docteur Charbonnière nous explique : « Dans certains villages, les malades vont « saucer » le membre malade dans une fontaine prétendue miraculeuse. Certains implorent saint Genou pour la goutte ou saint Clair pour les yeux. Les femmes stériles se baignent entièrement dans la source miraculeuse, prennent un petit bout de bois dans une croix plantée à coté et le mettent dans un pot de terre en guise d’offrande en espérant avoir un enfant dans l’année. »
On peut douter de la réelle efficacité de ces traitements. Donc les médecins étaient peu nombreux mais ils vont occuper malgré tout une place très importante sur le territoire. Ils vont lutter pour sensibiliser l’opinion publique et l'amener vers davantage de salubrité en proposant l’assainissement des marais, le ramassage des déchets ou encore le classement des fontaines selon qu’elles soient potables ou non. Simples décisions de bon sens me direz-vous. Effectivement, du haut de notre 21e siècle ces conseils paraissent de bon sens, et toujours d’actualité, mais au 19e siècle, ces notions n’étaient pas évidentes pour les populations.
Retenez que la seule volonté des médecins, leur combat, était d’assainir le territoire pour soigner les doublauds.
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La maison du comice
Pour cette étape, vous voici devant une petite structure dont l’architecture est bien différente des autres bâtiments qui vous entourent. Bâtie dans le style traditionnel, avec du bois, des briques et du torchis, cette construction n’a pas été installée là récemment.
Elle a aujourd’hui une fonction très pratique, puisqu’elle sert d’abri bus aux personnes empruntant la ligne de car. Mais sa vocation initiale n’est pas facile à deviner. Alors ? Une idée ? Pour vous aiguiller, la réponse a un rapport avec l’étape précédente et les deux personnalités évoquées.
Il s’agissait en fait de la maison du comice. Comme on vient de le voir à l’étape d’avant, le comice agricole de la Double a été créée par le Docteur Piotay et le Baron d’Arlot de St-Saud en 1864. Cela parait certainement curieux d’organiser un comice à une époque où la vie était si difficile. Mais c’est justement avec l’envie de soutenir, d’aider, d’organiser l’assainissement et d’améliorer l’agriculture dans la Double qu’ils l’ont créé. En effet, ce moment de rencontres permettait d’échanger sur les pratiques agricoles, sur les nouveaux outils ou sur la diversité des cultures. Avant tout, cela avait pour but d’étudier et de développer des moyens pour assainir la contrée et améliorer ses diverses cultures, contribuant ainsi au mieux-être de ses habitants.
Les comices vont se développer partout en Dordogne, mais vu les circonstances particulières liées à la Double, on comprend que les initiateurs du comice d’Echourgnac aient eu droit à leur statue pour les services rendus aux habitants.
Au-delà des seules rencontres pour échanger sur les pratiques, des outils sont mis en place pour inciter les habitants et les agriculteurs à se mobiliser pour améliorer leurs conditions de vie. Ainsi, pour encourager les plus réticents, 48 primes sont distribuées, récompensant les initiatives particulières d’assainissement. Cependant, les travaux de drainage et d’assèchement d’étangs coutent cher et se sont donc majoritairement les riches propriétaires qui mènent ces actions et qui obtiennent les récompenses. Beaucoup de propriétaires préfèrent donc garder leur étang intact et souhaitent continuer de bénéficier des revenus de leur pêcherie.
C’est pour cette raison qu’une communauté religieuse est sollicitée, et c’est le docteur Charbonnière qui vous le raconte :
« Quelques moines de l’abbaye Notre Dame de Port-du-Salut (Mayenne) sont venus s’installer sur le domaine de Biscaye à Échourgnac. Ils ont répondu à l’appel du médecin de la commune et du préfet, en vue de mettre à contribution leurs compétences en assèchement des marais. L’objectif est d’assainir les terres et d’endiguer le paludisme qui sévit sur la région. »

Cependant, durant les sept premières années, la communauté souffrira également du paludisme et de nombreux frères y laisseront leur vie. Les moines ont été des héros pour l’assainissement de la Double et des précurseurs en agriculture. Ils ont remporté de nombreuses médailles au comice, montrant l’exemple de ce qu’il fallait faire aux cultivateurs. Même si leur intégration sur le territoire n’a pas été simple et n’a pas fait l’unanimité tout de suite, leur bravoure a vite été remarquée et saluée par les locaux.
Quelques pas avec Harrison Barker
Pour cette troisième étape, vous allez marcher dans les pas de Edward Harrison Barker. Mais qui est ce personnage dont le nom n’a pas vraiment une consonance périgourdine ?
Harrison Barker est un journaliste et voyageur anglais du 19e siècle. De 1892 à 1893, son voyage dans le sud-ouest de la France dont il écrit des chroniques dans le livre « Two summers in Guyenne, chronicle of the wayside and waterside » l’a amené dans la forêt de la Double. Si vous le souhaitez, vous pouvez partir sur ses traces à pied et en canoë le long des vallées périgourdines grâce à trois guides. Un dans la Double (120 km), un sur le Val de Dronne (100 km) et un autre sur la Vallée Dordogne (100 km).
Ecoutez les premiers mots qu’il écrit en arrivant ici. Ils donnent un aperçu de l’image que véhiculait la forêt de la Double à la fin du 19eme siècle : « Je suis parti pour traverser cette région comprise entre la vallée de la Dronne et celle de l’Isle, et qui est connue sous le nom de la Double. Elle est encore un des pays les plus sauvages et les plus déserts de toute la France ».
Harrison Barker est bien évidemment passé par Echourgnac. Il est monté jusqu’à l’Abbaye que vous apercevez au loin et il y a dormi avant de reprendre son chemin.
Mais qui peut mieux que lui vous expliquer comment il a vécu son séjour ici ? Voici comment il relate son passage à Echourgnac :
« Le vent commençait à souffler en tempête et le soleil brillait obliquement à travers le brouillard obscur de gros nuages, quand j’atteignis le village d’Echourgnac dans une vallée cultivée. Les bâtiments apparaissaient sur le sommet de la colline avec le clocher qui montait vers le ciel. Je me dirigeai vers cette petite forteresse au milieu des bois et des marécages. Le portier m’ouvrit la porte et j’ai eu l’occasion de faire sa connaissance. Il me versa un verre de bière et c’est ainsi que j’ai appris que les Trappistes d’Echourgnac ajoutaient à leurs autres talents, l’art de fabriquer la bière et le vin. Ce breuvage était un peu épais et j’esquivais une seconde dose par un énergique merci. Au moment du repas, je dois confesser que lorsqu’une bouteille noire fut placée à côté du pain et du fromage, j’ai espéré pouvoir gouter leur excellent vin. Mais ce breuvage apparut couleur soupe de pois et je reconnus la bière qui m’avait déjà déplu à mon arrivée. Pour la nuit, on m’a fait dormir dans la chambre de l’Evêque. Elle était suffisamment grande pour faire danser 50 personnes … Mais il n’en était pas de même pour l’ameublement. Dans un coin, il y avait un lit en bois avec des rideaux sombres suspendus au plafond et une paillasse de feuilles de maïs avec un simple matelas de laine. Des draps en chanvre et une couverture complétaient la garniture du lit. Vers 2h du matin, un frère est venu chercher l’Evêque pour les mâtines. Il était huit heures passé lorsque j’ai quitté le monastère. J’ai continué ma route vers Montpon. C’était un triste et silencieux pays que je traversais avec de nombreuses croix au bord du chemin, témoignant de l’influence des moines. »
Des habitants pas comme les autres
A présent, vous êtes dans un petit bois. Vous êtes détendus, la nature est belle, votre balade est agréable, vous vous sentez en sécurité. Imaginez-vous maintenant quelques siècles en arrière, entouré(e)s par cette immense forêt très dense de 500 km². La Double pouvait être un lieu dangereux où il ne fallait pas s’aventurer et par-dessus tout, dans laquelle il ne fallait pas se perdre ! C’était le refuge idéal pour les loups et les brigands.
Les brigands se retrouvaient en forêt. Leurs réunions à l’abri de la forêt sont à l’origine d’une foire célèbre sur le territoire. Le Docteur Charbonnière nous explique : « La foire de la Latière tire son origine, selon la légende, des brigands qui autrefois se réunissaient à des dates fixes (30 avril, 17 juin, 17 juillet, 10 août et 10 septembre) au milieu des bois pour échanger les produits de leur vol. »
De nos jours, la foire de la Latière a lieu deux fois dans l’année et regroupe plusieurs milliers de personnes. Elle est célébrée à Saint Aulaye et on peut y retrouver des produits locaux, des animaux, des expositions d’outils agricoles et autres animations.
Le couvert forestier important de la Double, a également servi de refuge au reste de l’armée Sarrasine défaite par Charles Martel à Poitiers. Il se dit d’ailleurs, que beaucoup d’habitants de la Double seraient des descendants de ces soldats maures qui auraient fait souche ici. Le dernier roi d’Aquitaine, Waïfre, pourchassé par le roi de France se serait lui aussi réfugié dans la Double où il a finalement été assassiné.
Plus récemment, en mars 1944, les Allemands ont mis le feu à la forêt pour en chasser les nombreux maquisards qui harcelaient les troupes d’occupation avant de se replier dans la forêt.
Un autre danger dans la forêt était les loups, et ils faisaient quasiment partie de la vie quotidienne. Vous le savez surement, pendant des siècles, le loup a été considéré comme un animal dangereux dont il fallait se débarrasser à cause de la rage et des massacres de troupeaux.
Notre ami Harison Barker avait dit ceci en apprenant ce qu’on faisait aux loups en Périgord : « C’est un district de France qui, chaque année, coûte une forte somme au gouvernement pour la prime donnée à ceux qui ont tué des loups. »
Un géographe, nommé Onésime Reclus qui est aussi le frère du célèbre géographe Elysée Reclus, parle en évoquant la Double « des maigres moutons glacées d’épouvante par les hurlements des loups ».
Mais la Double avait son héros ! Né en 1815 à Echourgnac, Pierre Guibert était le tueur de loup le plus réputé de Dordogne. Il en tua plus de cent en cinquante ans et reçu plusieurs primes en récompense.
Si vous souhaitez découvrir une célèbre légende périgourdine, je vous invite à cliquer sur le lien suivant, puis faites retour ou fermer pour revenir au parcours :
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L' Abbaye de la Trappe
Pour cette cinquième étape, vous voici devant l’Abbaye de la Trappe. Ces murs, qui se dressent sous vos yeux, renferment une histoire que seuls quelques privilégiés comme vous peuvent découvrir.
Comme nous l’avons vu précédemment, l’arrivée des moines en 1868, résulte de la volonté des pouvoirs publics qui réfléchissaient à la manière d’assainir « le pays de la fièvre ». Les premiers moines ont acquis la propriété de Biscaye, maison à l’architecture doublaude qui existe toujours à l’intérieur de la clôture.

Mais il a fallu construire cette enceinte qui va marquer les limites du monastère où les moines vont vivre. Pour cela, ils ont créé une tuilerie dont l’ancien four est encore visible. En effet, même si les rochers affleurent dans tout le Périgord, ce n’est pas le cas dans la Double qui a un sol argileux. Il était donc difficile dans cette forêt de construire en pierre. Ainsi, avec des briques fabriquées avec l’argile locale, ils bâtissent eux-mêmes trois ailes du monastère Notre-Dame de Bonne-Espérance.
Les moines vont ensuite s’installer et aménager des étangs et des canaux pour drainer les sols et reboiser la forêt avec des pins maritimes, des chênes, des châtaigniers… Ils vont aussi contribuer au développement de l’agriculture et construisent une étable pour 48 têtes puis une porcherie. Le domaine devient une ferme école pour les habitants.
Pour permettre à la population de faire un élevage rentable, ils montent une fromagerie de pointe pour l’époque. Ils collectent le lait des fermes alentours pour fabriquer ce fromage dont ils maitrisaient la recette : « Le Port Salut ». Cependant, de nombreuses difficultés surgissent et, en 1910, la communauté est amenée à se disperser. Le tribunal civil de Ribérac crée La Société Agricole de la Double pour conserver le domaine.
C’est ainsi qu’aujourd’hui et depuis 1923, une communauté de sœurs cisterciennes, alors exilée en Espagne à Herrera, vient s’établir à Echourgnac. En travaillant durement, elles rénovent les bâtiments et reprennent la fromagerie. Aujourd’hui âgées de 30 à 99 ans, 21 religieuses vivent actuellement à l’abbaye et alternent vie de prière et vie de travail. La communauté vit en grande autonomie : potager, verger, poulailler, clapier, élevage de quelques porcs et de vaches laitières procurent le nécessaire. Les occupations sont nombreuses entre la fromagerie, la confection de pâtes de fruits et de confitures, le grand potager en permaculture, le rucher, l’entretien des bâtiments, l’accueil de woofers et de retraitants.
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Le paysage vous parle
Asseyez-vous sur le banc et prenez un moment pour observer le panorama qui s’ouvre devant vous. Il témoigne de l’évolution d’Echourgnac, mais aussi de la Double en général. La vue est plutôt dégagée et offre un beau panorama sur un paysage doublaud.
Au premier plan, vous pouvez observer de grandes prairies qui nous montrent la présence de cultures. Autrefois, le froment, le seigle et le méteil étaient les trois céréales les plus répandues dans la Double, les terres argilo-sablonneuses favorisant leur développement.
Au second plan, il y a la forêt qui est présente partout autour de vous. Vous pouvez voir l’évolution du massif forestier avec l’outil « remonter le temps ». En contrebas, vous voyez le village d’Echourgnac ainsi qu’un de ses principaux axes de circulations. Ces axes lui permettent d’être reliée à de nombreuses communes et sites alentour. Ils ont principalement été construits lors des travaux de développement de la Double. En effet, de nombreux réseaux routiers ont été construits afin de désenclaver ce territoire et favoriser la communication entre les locaux.
Devant vous, la croix montre la présence des religieux. D’ici, l’Abbaye est bien visible et par sa taille imposante, vous pouvez plus facilement imaginer le rôle important qu’ont eu les religieux au 19e siècle. D’ailleurs, sachez que de nos jours, les sœurs dans le cadre de l’encyclique laudato si, pratiquent la permaculture. Soucieuses de rendre la terre telle qu’elles l’ont trouvée, leurs pratiques nous prouvent que cette Abbaye a encore de nos jours un rôle précurseur pouvant influencer l’agriculture locale.
Vous vous en doutez, ce que vous observez aujourd’hui sera bien différent dans les années futures. Echourgnac, la Double et tous les territoires sont en constante évolution et subissent de nombreux changements. On peut se demander si dans quelques années la forêt continuera de s’agrandir en refermant entièrement le paysage. Ou alors peut-être que le village va s’urbaniser et que pour les besoins de la construction la forêt sera à nouveau déboisée. Les hypothèses peuvent être nombreuses et nous n’aurons pas la réponse aujourd’hui. Cependant, cela ne vous empêche pas de profiter de la vue !
C'est déjà fini
Drôle d’endroit pour terminer un parcours non ? Vous vous demandez peut-être pourquoi Dorie vous amène devant un cimetière.
Le Docteur Charbonnière va vous l’expliquer : « Dans ce cimetière, se trouve une personne un peu particulière. Il s’agit de Pierre Guibert le célèbre tueur de loups. Enterré au cimetière de son village, cette citation est gravée sur sa tombe « ici repose Guibert Pierre décédé le 5 septembre 1906 à l’âge de 92 ans, qui a rendu service au pays pour avoir détruit des loups ».
Attention nous vous rappelons que vous êtes dans un lieu particulier, merci de le respecter. Si vous ne souhaitez pas entrer dans le cimetière, vous pourrez voir un panneau derrière l’église qui vous racontera son histoire.
A travers cette visite, vous venez de découvrir l’histoire de la « capitale » de la Double. Avant de nous quitter, sachez que vous pouvez poursuivre votre périple dans la Double avec Dorie. Pour cela, il vous suffit de revenir dans "informations générales" puis dans l'onglet "accès", plusieurs itinéraires vous sont proposés. Vous y découvrirez d’autres aspects méconnus de ce territoire à travers le témoignage du Docteur Charbonnière, qui a encore, croyez-moi, beaucoup de choses à vous raconter.
Bonne continuation à vous et à bientôt !
Activités annexes
Accéder au parcours
À pied
La Ferme du Parcot
En sortant du parking, tournez à droite. Puis 3 km plus loin, au niveau du stop, prendre à gauche direction Echourgnac. Une fois dans le bourg, allez à gauche en passant devant l'église. le parking se situe sur la droite.
Grand étang de La Jemaye
Depuis la plage dirigez vous et passez devant le restaurant Le Bistrot. Sur votre gauche vous aurez un panneau vous indiquant que vous sortez de l'étang de la Jemaye. Prenez le chemin de gauche derrière ce panneau. Poursuivez tout droit sur 1 km puis prenez à droite vers Petitonne. Au carrefour prenez à gauche. Ensuite 2,3 km plus loin, prenez à droite en direction de la Ferme du Parcot. Puis, 3,6 km plus loin, au niveau du stop, prenez à gauche direction Echourgnac.Une fois dans le bourg, allez à gauche en passant devant l'église. le parking se situe sur la droite.
Vélo
La Ferme du Parcot
En sortant du parking, tournez à droite. Puis 3 km plus loin, au niveau du stop, prendre à gauche direction Echourgnac. Une fois dans le bourg, allez à gauche en passant devant l'église. le parking se situe sur la droite.
Grand étang de La Jemaye
Depuis la plage dirigez vous et passez devant le restaurant Le Bistrot. Sur votre gauche vous aurez un panneau vous indiquant que vous sortez de l'étang de la Jemaye. Prenez le chemin de gauche derrière ce panneau. Poursuivez tout droit sur 1 km puis prenez à droite vers Petitonne. Au carrefour prenez à gauche. Ensuite 2,3 km plus loin, prenez à droite en direction de la Ferme du Parcot. Puis, 3,6 km plus loin, au niveau du stop, prenez à gauche direction Echourgnac. Une fois dans le bourg, allez à gauche en passant devant l'église. le parking se situe sur la droite.


