Dorie
Dorie
240m
30min

La bête de Sarlat

Histoire
Histoire

La Dordogne est bien connue pour son patrimoine, sa gastronomie, et sa nature généreuse qui en font un endroit agréable pour vivre ou passer ses vacances.

Mais elle a aussi sa part d’ombres, et c’est dans ce Périgord, des croyances, des légendes et des histoires sombres que Dorie vous amène aujourd’hui.

Sur les collines du Périgord noir, un manteau sombre de chênes verts abrite des créatures que l’on n’a pas envie de rencontrer : lébérous, chasses volantes… mais ici, une histoire a fait trembler les habitants du sarladais au XVIIIème siècle.

Dorie vous propose de partir à l’aventure et de vous conduire vers l’endroit où a pris fin cette effrayante histoire. Afin de profiter au mieux de cette expérience, Dorie vous conseille de réaliser ce parcours entre chien et loup, quand les contours des choses perdent de leur clarté.

Ouvrez grands vos yeux et vos oreilles pour regarder et écouter Dorie qui sera votre guide vers le pont… suivez ses conseils, pour ne pas vos faire dévorer !

Envie de découvrir le parcours ?

Pour une immersion totale, téléchargez notre app et commencez le parcours dès maintenant !

Télécharger dans l'App StoreDisponible sur Google Play
Mode de mobilité
À pied
Publics
En famille
Infrastructure
Commerces locaux
Restaurants
Office de tourisme

Aperçu du parcours

Étape 1

Un paysage pas si paisible...

Vous voici arrivés dans le village de Saint-Julien de Cenac.

En vous approchant du village, vous avez certainement aperçu les falaises de la vallée Dordogne sur la rive en face. Dans ce décor majestueux, vous allez découvrir une histoire qui a effrayé les habitants au XVIIIème siècle.

D’ailleurs, puisque l’on parle de falaises, sachez que vous vous trouvez au-dessus des falaises dites des pendoilles. Ce nom étrange viendrait pour certains, des gabarriers qui, après avoir perdu leur bateau échoué sur les rochers, se pendaient aux arbres qui couronnent la falaise.

Cette explication, Dorie ne l’a pas vérifiée, mais il était tentant de vous livrer cette hypothèse qui laisse un petit frisson dans le dos avant de démarrer votre parcours. Ce dernier va vous conduire dans un endroit offrant un beau point de vue, un petit paradis…qui cache également une histoire sombre et effrayante.

Alors rassemblons notre courage et partons vers la chapelle de Saint-Julien.

Étape 1

Un paysage pas si paisible...

Vous voici arrivés dans le village de Saint-Julien de Cenac.

En vous approchant du village, vous avez certainement aperçu les falaises de la vallée Dordogne sur la rive en face. Dans ce décor majestueux, vous allez découvrir une histoire qui a effrayé les habitants au XVIIIème siècle.

D’ailleurs, puisque l’on parle de falaises, sachez que vous vous trouvez au-dessus des falaises dites des pendoilles. Ce nom étrange viendrait pour certains, des gabarriers qui, après avoir perdu leur bateau échoué sur les rochers, se pendaient aux arbres qui couronnent la falaise.

Cette explication, Dorie ne l’a pas vérifiée, mais il était tentant de vous livrer cette hypothèse qui laisse un petit frisson dans le dos avant de démarrer votre parcours. Ce dernier va vous conduire dans un endroit offrant un beau point de vue, un petit paradis…qui cache également une histoire sombre et effrayante.

Alors rassemblons notre courage et partons vers la chapelle de Saint-Julien.

Étape 2

Une bête fait trembler le sarladais

Vous voici arrivés devant l’église Saint Julien du XIIème siècle qui offre une belle vue sur la vallée, le château de Castelnaud et la forêt qui couvre les collines. Dans cette forêt en apparence paisible, un animal a semé la terreur au XVIIIème siècle.

Avez-vous déjà entendu parler de la bête du Gévaudan ? Cette dernière sévit entre 1764 et 1767 dans le Gévaudan, région historique située entre le massif Central et le Languedoc. Cette bête tua une centaine de personnes, principalement des femmes et des enfants qui étaient retrouvés parfois démembrés, voire décapités. Devant une telle violence, les habitants se mirent à parler d’une bête fantastique, d’un loup garou. Aujourd’hui encore, de nombreuses questions se posent sur la nature exacte de l’animal.

Pendant cette période où sévissait la bête en Gévaudan, plus exactement en 1766, dans la Région de Sarlat, apparaissait également une bête féroce. Au mois de mars 1766 elle avait fait une dizaine de victimes, et les habitants commencèrent à parler d’un loup garou gigantesque, assoiffé de sang humain. Un peu plus tard en juin 1966, il avait fait une vingtaine de victimes principalement entre Grolejac et…Saint Julien de Cenac, précisément l‘endroit où vous vous tenez aujourd’hui.

Voici ce que raconte la chronique de l’époque: « Cette bête féroce parcourut, avec une vitesse incroyable, les paroisses de Saint Julien et Grolejac. En vain nombre d’habitants de l’une ou l’autre paroisse voulurent s’opposer aux ravages de ce cruel animal. Dix huit à vingt personnes furent les tristes victimes de sa fureur. » « Cette créature faisait le contraire de la bête en Gévaudan dont il a été tant parlé. Car il semblait que celle-ci n’en voulait qu’aux hommes, au lieu que celle du Gévaudan attaquait les femmes de préférence. Prête à fondre sur sa proie elle hérissait son poil et les yeux tout en feu, se dressait sur ses pieds de derrière et tachait de saisir sa victime tantôt au visage, tantôt aux autres parties de la tête. »

Il fallait donc stopper au plus vite cette bête avant qu’elle ne s’installe pendant plusieurs années comme en Gévaudan. D’autant que les habitants de Sarlat et des environs n’osaient plus sortir à l’approche de la nuit tombante. On raconte même que les yeux brillants de la créature avaient été aperçus dans les ruelles étroites et sombres de Sarlat.

Un bourgeois de Saint Julien, le Sieur Dubex de Descamps rassembla donc une centaine de paysans du coin auxquels se joignirent des habitants d’un village voisin. Le matin, ils se réunirent avec des torches et partirent en direction d’une colline boisée. Progressant dans les chênes, un groupe aperçut enfin la bête. Plusieurs des chasseurs ouvrirent le feu, mais la bête loin de s’enfuir leur sauta dessus, en blessant certains grièvement. L’un d’entre eux était en fort fâcheuse posture, et aurait sans doute péri si un autre chasseur nommé Espitalier, du bourg de St Julien n’était pas accouru pour chasser le monstre à coups de hallebarde. Il est dit dans la chronique que la hallebarde plia sur son corps sans parvenir à le percer.

Je ne sais pas vous, mais même muni d’une hallebarde, sorte de grande lance avec la pointe précédée d’une hache, je ne suis pas sûr que je me serais approché si près de cet animal.

Donc grâce au courageux Espitalier, le monstre lâche le malheureux sur lequel elle avait sauté, et s’enfuit dans la plaine. Le Sieur Dubex de Descamps, juché sur son cheval le voit fuir. Il décide de lancer son cheval à grand galop, prend la créature de vitesse, puis s’immobilise au milieu du chemin et l’attend. Voyant Descamps dans le pré seul sur son cheval, la bête courut sur lui de toutes ses forces. La chronique décrit la suite : « l’intrépide de Descamps l’attendit de pied ferme sur son cheval, jusqu’à ce que, l’animal l’ayant joint et s’étant dressé sur ses pieds prêt à fondre sur lui, il lui tira un coup de fusil à bout portant et la tua. La balle était entrée par le col et sortie par les côtes ».

Voici comment la bête est finalement décrite : « cet animal est mâle, et autant que l’on puisse en juger, il n’avait que 12 ou 15 mois. Sa longueur entière est de 4 pieds et 4 pouces, soit 1,30 mètres. Ses jambes de derrière sont plus longues que celles de devant. Il a les oreilles grandes et larges, la tête carrée et assez ressemblante à celle d’un renard, le museau pointu, la gueule large et garnie de 42 dents tranchantes et effilées, dont 4 sont en forme de crochet ».

Alors, quelle était la nature de cette bête qui effraya tant les habitants ? D’après la chronique il s’agissait vraisemblablement d’un loup enragé d’une hauteur extraordinaire de 80 cm. Des personnes attaquées moururent avec tous les symptômes de la rage, et les autres furent soignées avec des frictions mercurielles qui était le remède préconisé à l’époque. Quoiqu’il en soit, la terreur inspirée par l’animal lui a valu de passer à la postérité sous l’appellation de bête de Sarlat.

La chronique se termine ainsi : « Le seigneur sensible aux vœux des malheureux, et toujours prêt à faire sentir les effets de sa clémence, inspira le sieur Dubex de Descamps ce courage et cette activité si nécessaire pour délivrer le pays d’un animal si redoutable ».

Voilà, pour l’instant vous vous tenez près de l’église et, selon la chronique, la clémence du seigneur vous protège. Faites attention cependant en revenant vers le village, car des loups qui avaient disparu du territoire, auraient été à nouveau aperçu en Périgord ces dernières années. Et d’ici à ce qu’une bête revienne, il n’y a peut-être pas si loin….

en savoir plus : article de Sud Ouest sur la bête et article de France Bleu sur le retour du loup en France

Contenus additionels

Réalité augmentée
Quiz
Remonter le temps

Accéder au parcours