Dorie
Dorie
1,2km
1h30
5.0

Un parc à Campagne

Nature
Nature

Et si nous allions faire un tour à Campagne ? non non, pas à LA campagne, mais à Campagne tout court.

Campagne est un petit village de la vallée Vézère, dans lequel se trouve un château entouré d’un domaine s’insérant entre plaine agricole et relief boisé. La proximité de la gare du Bugue permet à ceux qui le souhaitent de venir en train (voir les accès) et d'arriver au parc en parcourant 5km à pied ou à vélo.

Dorie vous propose de partir en promenade, à la découverte du domaine de Campagne, de son parc labellisé « Jardin remarquable » et « EcoJardin », de son château et de ses dépendances liées à l'activité agricole.

Le Parc a été redessiné entre 1857 et 1862, c’est à cette époque que séquoias, cèdres, magnolias, cyprès chauves, platanes et nombreuses autres essences furent plantés. Aujourd’hui, ces arbres devenus « remarquables » composent un riche arboretum.

La gestion du jardin se fait selon les recommandations de l’Agenda 21, sans pesticide et de façon « raisonnée ».

A noter :

Le parcours est accessible en train en s'arrêtant à la gare du Bugue (voir accès).

Envie de découvrir le parcours ?

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Mode de mobilité
À pied
Publics
En famille
Infrastructure
Restaurants
Accessibilité
Accès poussettes
Autre
Dordogne sans Pétrole

Aperçu du parcours

Étape 1

Bienvenue

Ca y est, vous êtes arrivés et garés sur le parking du village de Campagne. Vous l'avez peut être aperçu en arrivant, le château est là qui vous attend de l'autre côté de la route. Soyez prudents en traversant et dirigez vous vers l'église avant de rentrer dans le parc.

C'est là que nous attend la première étape de ce parcours découverte.

Étape 1

Bienvenue

Ca y est, vous êtes arrivés et garés sur le parking du village de Campagne. Vous l'avez peut être aperçu en arrivant, le château est là qui vous attend de l'autre côté de la route. Soyez prudents en traversant et dirigez vous vers l'église avant de rentrer dans le parc.

C'est là que nous attend la première étape de ce parcours découverte.

Étape 2

L'église de Campagne

L’église Saint-Jean-Baptiste du village de Campagne est située juste avant l’entrée du Parc du château. La famille des seigneurs de Campagne est attestée depuis le milieu du XIIème siècle, à peu près à la même époque que la construction de l’église qui a lieu entre 1160 et 1180, et qui prend donc place dans la famille des églises dites romanes.

Poussons la lourde porte et dirigeons nous au fond de l’église. Remarquez la pente du sol qui est un élément symbolique important: on s’élève vers l’endroit le plus sacré de l’église : le choeur.

Le chœur est le seul témoin qui reste intact de l’église du XIIème siècle, ainsi que des vestiges d’arcs brisés visibles dans les combles. On retrouve cependant le décor roman sur les motifs géométriques ou en forme de crosse sur les chapiteaux. Tant que vous avez la tête levée, remarquez les trompes (sorte de voute tronquée permettant le passage du plan carré au plan arrondi), présentes aux 4 coins du chœur. Leur présence laisse penser qu’une coupole devait être prévue pour supporter un clocher, comme dans beaucoup d’églises romanes du Périgord. Dès la fin du XIIème siècle, les seigneurs de campagne se font enterrer à cet endroit même, sous le chœur de l’église… Une litre funéraire (bande noire) cernant l’église devait présenter les armoiries des membres de la famille de Campagne.

À la fin du XIVe siècle, l’église devient paroissiale. En 1427, pendant la guerre de Cent ans, les Anglais incendient le château et détruisent une partie de l’église. C’est lors de la reconstruction à la fin de la guerre de Cent ans que des modifications sont apportées à l’édifice.

Toujours dans le choeur, une chapelle funéraire, réservée aux seigneurs du lieu, est ajoutée au sud (Pour vous repérer, souvenez vous qu’une église est orientée à l’est, son entrée se trouvant donc à l’ouest..), et une baie plus lumineuse est ouverte au centre du chevet.

Pour voir les autres modifications, il faut maintenant descendre dans la nef.

Les chapelles latérales dans les murs sud et nord sont construites, ainsi que la nef elle-même, longue (20,60m) et étroite de (3,20m). Un clocher mur est ajouté percé de trois baies dont deux sont occupées par des cloches dont la plus petite date de 1822 et la plus grosse (600 kg) datée de 1626 porte des inscriptions commençant par une invocation à saint Jean Baptiste.

En 1841, une grande porte est ajoutée entre le chœur et la chapelle funéraire. En 1887, une fenêtre est ouverte dans la chapelle nord, donnant sur le parc du château et les toitures de la nef et des chapelles sont refaites. Plusieurs vitraux portant cette date sont offerts à la paroisse.

Elle est inscrite au titre des Monuments Historiques le 22 août 1949.

Étape 3

La Serpentine

Vous avez maintenant passé la grande grille et avez pénétré dans le parc. Et vous suivez maintenant un petit cours d’eau appelé dans ce Parc la « serpentine » ! (son vrai nom est le « Fongive »). Vous vous demandez d’où vient ce nom ?

Eh bien sachez qu’au XIXème siècle, on ne cherche plus à ce que l’eau s’intègre aux formes géométriques de l’architecture mais on s’attache plutôt à ce qu’elle retrouve sa condition naturelle, et ne soit plus enfermée dans un bassin géométrique, ici, l’eau coure, véritable esprit du Parc paysager.

Son nom exprime la forme ondoyante du serpent. Admirez les jeux d’ombre et de lumière sur les végétaux : 5000 plantes se côtoient sur 1000 m2. Fermez les yeux, respirez, écoutez….

Vous entendez le clapotis de l’eau ? Parfois calme, mais aussi parfois plus bruyant près des cascades qui rythment le cours du ruisseau!

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Étape 4

Les communs

Ecouter la présentation du Pôle Mixte de Recherches Archéologiques par la Cheffe du Service départemental de l'Archéologie

Au 19ème siècle les grands propriétaires fonciers sont souvent à l’initiative du développement de l’agriculture. Le marquis de Campagne, Raoul de La Borie (1821-1882), est l’un d’eux. Dans les années 1870, sa méthode d’irrigation des prairies et d’assainissement des marécages, sa pratique du reboisement des coteaux par la plantation de résineux, son implication dans l’extension de la culture du tabac comme ses investissements dans un outillage moderne et performant lui valurent de prestigieuses récompenses lors des concours organisés par la société départementale d’agriculture. Il rafle toutes les médailles : le Vermeil pour sa collection de matériel, l’Or pour le bon état de la propriété et 2 prix supplémentaires.

Les bâtiments de servitude alignés en une longue façade linéaire sont à la mesure d’une propriété qui couvre près de 600 hectares. Leur architecture en rupture avec les constructions paysannes, se singularise par leur proportion, la simplicité du plan d’implantation, la fonctionnalité des distributions et la sobriété des décorations limitées aux lucarnes à ailerons du corps central. L’esthétique de l’ensemble repose sur l’ordonnancement des percements de façade dont le dessin a été réalisé par l’architecte Alphonse Blaquière. Réhabilité en 2009, le bâtiment des Communs accueille aujourd’hui le Pôle Mixte de Recherches Archéologiques d’Aquitaine. Cet espace de travail exclusivement réservés aux chercheurs est ouvert au public lors des Journées nationales de l’archéologie organisées en juin.

Étape 5

Le château

Vous lui tournez autour, et il vous intrigue peut être ce château depuis que vous avez pénétré dans le Parc, non ?

Il n’a plus grand-chose à voir avec le premier château édifié au XIIème siècle et a connu beaucoup de changements au cours des temps.

Il a été très modifié par le marquis de Campagne, Raoul de La Borie dans les années 1860-1880. Sa recomposition dans le style néogothique, que l’on doit à l’architecte Bordelais Alphonse Blaquière, n’est pas guidée par le souci d’en restituer un état historique antérieur, ni même par celui de conserver des éléments anciens. Elle repose simplement sur une démarche fonctionnaliste par une adaptation des lieux aux nouveaux besoins de confort, et par une unité architecturale dans le goût de l’époque afin de rendre sa vision plus esthétique.

Ces travaux sont réalisables grâce à la destruction des constructions rurales qui l’entouraient encore en 1817, le château est alors mis en scène au cœur du domaine.

Il en symbolise à la fois le renouveau et le bien-fondé des thèses économiques et sociales de son propriétaire qui était animé par l’idée de progrès.

Maintenant que vous avez eu quelques bribes de son histoire, vous avez certainement envie d’y pénétrer !

Eh bien, malheureusement, il ne se visite pas ! En revanche, il accueille des expositions temporaires qui se visitent en saison estivale. Il est intégralement inscrit au titre des monuments historiques depuis le 5 avril 2001, avec ses dépendances, son parc et ses clôtures.

Étape 6

L'Escalier des Dames

Vous voici au pied d’un escalier majestueux que les plus courageux et curieux ne manqueront pas de gravir !

Avec ses 139 marches et ses 22 mètres de dénivelé, il sépare le parc de la forêt. On ne connaît pas grand-chose sur son origine, il est baptisé « Escalier des Dames » et lorsqu’on le gravit, on arrive sous des rochers dans lesquels sont creusés des trous appelés « cluzeaux ».

Mais que peut bien désigner ce terme ? Eh bien un « cluzeau » est un abri creusé dans le sol ou taillé dans une paroi rocheuse. Les cluzeaux sont des cavités artificielles mais peuvent toutefois résulter de grottes naturelles en partie retaillées.

Ce terme qui est inconnu dans la langue française peut s’apparenter à un abri troglodytique, un souterrain refuge, ou un fort de falaise. Il désigne, en Dordogne, une grotte qui a été aménagée par l’Homme à différentes époques, principalement pour servir d’abri et de refuge en cas de dangers.

Ici, on pense que cet escalier a été créé par les propriétaires pour festoyer dans les grottes et qu'il permet la transition, outre celle du parc et de la forêt, du monde de la société et de celui de la fête.

Étape 7

La maison du jardinier et la serre

Vous arrivez maintenant dans l’angle nord-ouest du Parc, où se trouve la maison du jardinier.

Comme les autres constructions agricoles, elle est implantée en bordure du domaine et possède un accès indépendant.

Cette modeste habitation à étage, construite à la fin du XIX° siècle, se prolonge par une serre dans laquelle, l’hiver, étaient « serrés » les bacs de lauriers roses qui, dans les années 1900 fleurissent l’entrée de la cour du château. Elle protège aujourd’hui les plantes les plus fragiles et les plants du potager. La maison du jardinier ainsi que la serre ont été totalement restaurées (à l’identique).

Une cuve de récupération des eaux pluviales installée sous la maison permet l’irrigation du potager tout proche.

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Étape 8

Le potager, jardin néolithique et jardin médiéval

Vous pénétrez maintenant dans une partie du parc présentant des jardins potagers à deux époques historiques !

Le premier est un jardin d'inspiration néolithique qui présente les plantes issues d'une sélection d'espèces anciennes, proches de celles cultivées dans los régions par les premiers agriculteurs du néolithique entre 5600 et 2200 AV/JC.

Le second un peu plus loin peut faire penser à certains jardins actuels, et peut être vous-mêmes avez chez vous des cultures en carrés? Il s’agit d’un jardin d'inspiration médiévale !

Il a été créé à partir de documents historiques sur les plantes et jardins du Moyen Âge, représentant une collection de plantes connues en Europe avant le XVe siècle. Ce style de jardin est souvent inspiré du Capitulaire De Villis, document que fit établir Charlemagne (747-814), sur lequel on trouve une liste de plantes utiles qui devaient être cultivées dans tous les domaines de son empire.

On y trouve ainsi : les plantes alimentaires du potager avec entre autres : les Potherbes (plantes consommées principalement cuites dans un pot, constituant les potages et les potées), les plantes maraîchères à racines, les aromates et condiments, les utilitaires : Plantes textiles et tinctoriales, les simples, utilisées pour se soigner, les herbes « magiques », et enfin les espèces ornementales du jardin de fleurs.

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Étape 9

Attention de ne pas vous perdre!

Oubliez le GPS, vous êtes maintenant à l'entrée d'un labyrinthe!

Le terme labyrinthe en latin « labyrinthus », désigne dans la mythologie grecque une série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure (créature monstrueuse née des amours de la Reine Pasiphaé et d’un taureau). Le labyrinthe est un parcours difficile et tortueux, mais d’où l’on peut toujours sortir.

Ce motif est apparu dès la préhistoire et se retrouve dans de nombreuses civilisations sous formes diverses.

Ce que vous ne savez certainement pas, c’est qu’au XVIème siècle naît le « labyrinthe d’amour ». Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Eh bien il s’agit d’évoquer toute la difficulté et de l’ambiguïté des rapports amoureux. Sa forme s’organise alors en cercles concentriques de haies, au centre desquels se trouve un arbre de Mai, qui est aussi interprété comme l’arbre de la vie du jardin d’Eden.

Ici, pas d'arbre de mai, mais si vous voulez y voir plus clair sur le chemin à prendre, n'hésitez pas à grimper sur l'escalier en colimaçon au centre du labyrinthe.

Finalement, au XIXème siècle, pour des raisons économiques, les labyrinthes disparaissent du vocabulaire des Parcs de château, rasés ou délaissés.

Étape 10

Des fruits à croquer

Si on vous dit « Glace de Dordogne », sachez qu’on n’évoque pas un dessert glacé mais ... une pomme !

Il s’agit d’une variété ancienne que vous allez retrouver dans le verger. Il a été créé à but pédagogique et, est composé d’essences fruitières cultivées à l’époque des anciens propriétaires au XIXème siècle. Mais comment sait-on ce qui était cultivé à cette époque ? Tout simplement grâce à un bon de commande de végétaux de 1862 qui a permis le recensement de certaines variétés locales.

Le réaménagement de ce verger consiste non seulement à réintroduire des espèces anciennes mais aussi à l’enrichir de nouvelles, marquant l’esprit de notre époque et la volonté de conserver un patrimoine végétal. Ainsi vous pouvez découvrir des espèces de petits fruitiers, quelquefois exotiques, qui ont également été introduites.

Cette démarche a été menée en étroite collaboration avec le Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine.

Étape 11

HaHa

Ha ! Ha ! Et bien non, il ne s’agit pas là de s’esclaffer après une blague même si…

Le Ha-Ha, sorte de fossé autrement appelé saut-de-loup, fut utilisé dès l’Antiquité dans les fortifications afin de retarder les assaillants. Au XVIème siècle, François Mansart (architecte) décide de les placer au bout des allées des jardins pour dégager la vue, tout en bloquant le passage.

La gouvernante du Grand Dauphin (fils de Louis XIV), l’empêchait de s’en approcher lorsqu’il était petit, par peur de la noyade. Un jour, dans les jardins de Meudon, échappant à sa vigilance, il alla vers le bord du saut de loup et dit en riant : « Ha Ha, ce n’est que cela qui doit me faire peur ! ». Depuis les sauts-de-loup sont appelés des Ha-Ha.

Le Ha-Ha fait partie intégrante du vocabulaire des Parcs paysagers, ouvrant les vues sur la « campagne ». Sans limite, le Parc est décloisonné, lui donnant une nouvelle dimension à l’infini.

Étape 12

Avant de partir

Vous arrivez à la fin du parcours et avez découvert le parc du château de Campagne. Avant de partir, si les conditions sont bonnes, vous pouvez vous avancer vers le miroir d'eau qui est sur la gauche du chemin, et voir le château s'y refléter. Ça mérite peut être une photo?

Sinon vous pouvez vous diriger vers la grille qui marque la sortie du parc. Envie de passer *plus de temps dans cet endroit enchanteur ? Un programme d’animations et de loisirs vous est proposé tout au long de l’année : expositions, visites guidées, balades nocturnes, cinéma de plein air…

N’hésitez pas à vous rendre sur le parking du Val de la Marquise, direction Saint-Cyprien, d’où partent les chemins de randonnée pour pénétrer dans la forêt et accéder à des points de vue sur la vallée, et au riche patrimoine de ce secteur (polissoir, éperon barré, cluzeaux...) !

Vous aimez jouer ? Télécharger l’application gratuite Terra Aventura et partez à la recherche du poï’z « Zecolo » en répondant aux énigmes.

Activités annexes

Nous vous proposons de découvrir des lieux d'intérêt situés à proximité de votre itinéraire. Vous pourrez les retrouver sur la carte du parcours qui vous guidera.

Accéder au parcours

À pied

La gare du Bugue au domaine de Campagne (4 km)
Sortir de la gare, prendre la rue en face. Au bout de la rue, tourner à gauche puis prendre la première route à gauche. Rejoindre ensuite les bords de Vézère et poursuivre jusqu'au hameau, avant de rattraper la route départementale sur votre gauche. Traverser le pont et continuer tout droit jusqu'au village (prudence). Le parcours débute au parking.