Dorie
Dorie
3km
1h30
5.0

Auvézère : un torrent et des mouflons

Nature
Nature

Avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de montagnes en Dordogne ?

Des collines, un relief parfois tourmenté, certes, mais pas de montagnes. Alors pourquoi parler de « torrent » et que feraient des mouflons en Dordogne ?

Pour répondre à cette question, il faut se tourner vers le nord-est du département, et suivre une rivière nommée l’Auvézère. A son entrée en Dordogne, cette dernière prend effectivement des airs de torrent en se faufilant entre les blocs de pierre, en une succession de rapides et de cascades. Elle se fraye un chemin entre des falaises de schiste constituant des gorges pouvant atteindre une centaine de mètres de haut. Et là, sur ces falaises, vous ne rêvez pas… apparaissent des mouflons.

Ce parcours vous propose d’accompagner l’Auvézère sur un bout de sa course, grâce à un chemin aménagé et des passerelles, jusqu’à un lieu mythique : la cascade du Saut Ruban.

A noter :

Le parcours dans les gorges nécessite une tenue et des chaussures adaptées.

Envie de découvrir le parcours ?

Pour une immersion totale, téléchargez notre app et commencez le parcours dès maintenant !

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Mode de mobilité
À pied
Publics
En famille
Accessibilité
Animaux

Aperçu du parcours

Étape 1

Un torrent et des mouflons à l’accent périgourdin

Pour arriver au point de départ de cette promenade, vous avez traversé le village de Saint Mesmin, qui est la porte d’entrée pour se rendre dans les gorges.

Le point de départ de cette balade est un parking aménagé à la sortie du village.

Vous avez enfilé vos chaussures de randonnée (le parcours dans les gorges nécessite des chaussures adaptées), pris les jumelles qui pourront vous être utiles pour observer les mouflons ?

Alors vous êtes prêts ! C’est parti pour une rando plutôt sportive aujourd’hui !

Étape 1

Un torrent et des mouflons à l’accent périgourdin

Pour arriver au point de départ de cette promenade, vous avez traversé le village de Saint Mesmin, qui est la porte d’entrée pour se rendre dans les gorges.

Le point de départ de cette balade est un parking aménagé à la sortie du village.

Vous avez enfilé vos chaussures de randonnée (le parcours dans les gorges nécessite des chaussures adaptées), pris les jumelles qui pourront vous être utiles pour observer les mouflons ?

Alors vous êtes prêts ! C’est parti pour une rando plutôt sportive aujourd’hui !

Étape 2

A l’affût des mouflons

Chut ! Soyez discrets, et écoutez, scrutez…. Les mouflons sont des animaux craintifs, et le moindre bruit peut les faire fuir. Et il ne s’agit pas de les déranger, mais de profiter d’un spectacle en observateur privilégié… et aujourd’hui, c’est vous ! Ici, des mouflons ont été réintroduits il y a maintenant une cinquantaine d'année.

L’observatoire a été réalisé par la commune en partenariat avec la Fédération Départementale de chasse pour vous permette de vous positionner à l'affût de la faune sauvage et notamment des mouflons. Le mouflon présente une grande aptitude à coloniser des milieux très divers. Il affectionne les moyennes montagnes méridionales ou d’Auvergne. Il recherche les successions de collines et d’espaces ouverts, plus ou moins accidentés, peu enneigés en hiver, les sols rocailleux recouverts d’une végétation herbacée ou arbustive. Il utilise les zones boisées pour se protéger de la chaleur et des intempéries.

En Dordogne, entre 1966 et 1996, 47 individus ont été lâchés au départ en introduction puis petit à petit en renforcement de population.

Maintenant une centaine d’individus en Périgord se divise en 3 noyaux : Paunat-Pézuls au sud de la Vézère, Villac/Badefols-d’Ans-Châtres au sud des gorges de l’Auvézère, et Génis/Saint Mesmin dans le secteur des gorges.

Savez-vous que les mouflons sont une espèce protégée ? Ils ont trouvé leur place dans ce secteur si particulier, et d’ailleurs vous ne serez peut-être pas seuls à les « pister », car ils attirent la curiosité des visiteurs qui essaient de les apercevoir ou de les photographier: mais pour cela il faut être très patient !!!

Or je sens que vos jambes vous démangent, alors continuons notre parcours et prenons la direction des gorges.

Étape 3

Des eaux vives bien utiles

Vous voici en face d’un moulin à eau situé près du pont qui enjambe l’Auvézère. Attention ce site est privé, il est donc impossible de le visiter à moins de prendre un rendez-vous. Cependant, en vous avançant sur le pont, vous pouvez en voir les extérieurs. Avec l’invention de la roue hydraulique, les hommes ont domestiqué l’eau et inventé d’ingénieux systèmes pour différents usages. Dans cette partie du nord Dordogne, les forges ont profité de ces eaux vives et de la présence de la forêt pour se développer. Mais plus généralement, ce sont des moulins qui se sont d’abord implantés, parfois dès le XIe siècle, la force de l’eau actionnant les meules pour broyer le grain.

C’est bien grâce à cette belle Auvézère que ce bâtiment est présent dans cet endroit isolé. Le moulin a été bâti ici sur une brève dérivation que l’on appelle « bief », c’est pourquoi vous voyez un seuil, sorte de petit barrage, qui servait à amener une partie de l’eau de la rivière jusqu’au moulin.

Les moulins ont eu un rôle important en Périgord. Ils fournissaient de la farine, de l’huile et contribuaient donc à nourrir les habitants. Ici, le moulin, comme la plupart des moulins, servait à moudre le grain et à fabriquer de la farine. Puis le moulin a évolué en minoterie, employant des techniques plus sophistiquées (turbines hydrauliques pour l’énergie, cylindres en métal pour l’écrasement…) pour écraser le grain.

Enfin, il fut transformé en microcentrale électrique pour les besoins domestiques et touristique. En Dordogne, les moulins à eau ont contribué à fournir leur première électricité aux maisons et hameaux alentours ! Vous voulez en connaître davantage sur le fonctionnement des moulins à eau ? Un guide des « chemins de meuniers en Périgord » est disponible dans les Offices de Tourisme.

Maintenant, il est temps de plonger dans les gorges et de suivre l’Auvézère dont vous sentez la fraicheur et dont le son des eaux sur les rochers vous accompagne déjà…

Étape 4

Vous avez dit torrent ?

Vous voulez vous arroser un peu pour vous rafraichir ? Pourquoi pas, mais attention, les eaux de l’Auvézère peinent à se réchauffer avec leur débit et leur courant !

Même si elle en a l’apparence, l’Auvézère n’est pas vraiment un torrent au sens propre du terme. En effet, si on prend la définition du dictionnaire, le torrent se trouve uniquement en montagne, il s’agit d’un cours d’eau « rapide et irrégulier qui peut se retrouver à sec entre des crues violentes et brusques ». L’Auvézère se présenterait donc plutôt comme une rivière à caractère torrentiel !

Pourtant, si vous arrêtez un peu votre marche, et si vous vous asseyez au bord de l’eau ou sur un rocher en fermant les yeux, le son de l’eau qui court le long des blocs de pierre vous transporte rapidement au pied d’un torrent de montagne. Ça c’est un voyage gratuit ! D’ailleurs, regardez la couleur des rochers… Elle n’a rien à voir avec les pierres que l’on trouve ailleurs en Périgord ! Bien sûr, ailleurs il s’agit de pierres calcaires, aux couleurs plutôt blanches ou jaunes. Et si ces pierres calcaires sont généralement assez tendres, les pierres que l’on trouve ici sont très dures !

Observez-les, touchez-les. Le granit est une roche grenue (dont on aperçoit les différents composants à l’œil nu) riche en quartz, tandis que les roches de schistes sont plutôt d’aspect feuilleté et peuvent se débiter par plaques fines (les feuillets rocheux). Nous sommes ici sur un socle cristallin : voilà encore une grande différence de ce territoire par rapport au reste du département !

En haut des falaises de schistes qui vous entourent, peut être que des mouflons, animaux stars des gorges, vous observent. Mais n’oublions pas qu’il y a aussi des habitants à vos pieds, dans la rivière !

L’Auvézère est classée ici en première catégorie piscicole. On y trouve donc des truites fario, barbeaux, chevesnes, goujons, vairons et vandoises !

Maintenant que vous êtes en pleine nature, rattrapé par l’instinct du chasseur cueilleur, vous envisagez de poser une canne à pêche pour attraper vous-même votre repas du soir ? Voici un conseil de la Fédération de pêche : les techniques à privilégier ici pour espérer se régaler d’un bon poisson sont le leurre, la mouche et le toc. Mais pensez d’abord à vous munir d’une carte de pêche ! Attention : de la cascade du Saut Ruban au Pont du Moulin à Saint-Mesmin se trouve un parcours de graciation sur lequel toutes les truites doivent être remises à l’eau et ou l’utilisation d’hameçons simples sans ardillon est obligatoire.

Peut-être n’est ce pas la peine d’attendre de pêcher votre premier poisson pour poursuivre le parcours en direction de la cascade du Saut Ruban.

Contenus additionels

Réalité augmentée
Remonter le temps
Étape 5

La cascade du Saut Ruban

Non, vous n’êtes toujours pas en montagne mais bien en Périgord. Vous l’entendez depuis un petit moment, quand enfin elle apparait : vous voilà arrivés à la cascade du Saut Ruban, une des rares cascades naturelles en Dordogne.

Si sa chute n’est pas très haute, elle n’en demeure pas moins une cascade puissante avec de gros débits d’eau qui s’engouffrent entre les rochers dans un fracas digne de ses grandes sœurs montagnardes. Les gens du pays racontent d’ailleurs que sous la cascade se trouverait un gouffre à la profondeur insondable. D’ailleurs gare aux imprudents qui se mettraient au pied de la cascade : elle produit un redoutable effet de « machine à laver » qui peut être très dangereux.

Ici, Claude Mistaudy, un des précurseurs des descentes en kayak en Dordogne a fait ses premières armes, on peut dire que c’est LE pionnier de l’Auvézère. Le nouveau parcours nautique qui a été réaménagé depuis le pont de Saint-Mesmin n'égalera jamais pour les anciens les passages du Saut-Ruban d'il y a une soixantaine d'années, lorsque s'y déroulaient des épreuves de descente.

Sur quelques photos jaunies par le temps, datées de 1959/ 1960, on peut voir des concurrents canadiens en canoë et un jeune de 15 ans en kayak dont on ne sait plus d’où il venait.

Comment le public parsemé sur le rocher y accédait-il à cette époque? Ni aménagement, ni normes mais l'amour du site et la découverte par les locaux d'un sport naissant ! Des champions se sont formés dans ces rapides et sur le passage de la cascade du Saut Ruban...

Ça vous tente d’essayer ? attention, seuls les kayakistes confirmés peuvent passer par le Saut Ruban. Si vous ne l’êtes pas, ou si vous n’êtes pas encadrés par des professionnels, il y a danger, ne vous y risquez pas. Prenez plutôt le temps de contempler ce paysage féérique, et profitez de la nature proche et préservée. Prenez des forces également, il va falloir emprunter le chemin qui remonte par le bois jusqu’à Saint-Mesmin... et celui là...il grimpe fort !

Étape 6

Retour au village

Les gorges de l’Auvézère vous ont dévoilé une partie de leurs trésors.

Mais beaucoup reste à voir et à découvrir. Et le mieux, est certainement de la faire à pied, par les chemins, avec Dorie ou une carte de randonnée.

Si vous avez envie de découvrir les gorges de manière ludique, téléchargez l'application mobile Terra Aventura (jeu de géocaching en Nouvelle-Aquitaine) et partez à la découverte d’un trésor caché dans les Gorges de l’Auvézère.

Sinon, ramenez avec vous un peu de la fraicheur de cette rivière, et l’idée d’avoir passé une journée au bord d’un torrent…en Périgord !