Dorie
Dorie
2,8km
1h

Découverte de Journiac et sa biodiversité

Nature
Village de Journiac
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Village de Journiac

Au fil de ce parcours, laissez-vous séduire par la beauté des paysages : prairies, bois, haies et petits vallons composent un décor riche et changeant au fil des saisons. Ici, la nature s’exprime pleinement et abrite une biodiversité remarquable que vous aurez le plaisir d’observer tout au long de votre promenade.

Mais Journiac, c’est aussi une histoire vivante. En chemin, partez à la découverte de son patrimoine : anciennes maisons en pierre, vestiges de moulins autrefois animés par le ruisseau, et petits trésors ruraux qui racontent la vie d’autrefois. Chaque détour est une invitation à remonter le temps.

Vous entendrez tout au long du parcours les élèves de la commune qui ont travaillé sur ce dernier et vous donneront de précieuses explications.

Accessible à pied, ce parcours vous promet une immersion douce entre nature et patrimoine. Profitez-en pour savourer l’art de vivre local et, pourquoi pas, rencontrer les producteurs du territoire.

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Mode de mobilité
À pied
Publics
En famille
Accessibilité
Animaux

Aperçu du parcours

Étape 1

Bienvenue à Journiac

Journiac, petit village du Périgord Noir est situé aux portes de la vallée de la Vézère. Le village est niché dans un vallon verdoyant entouré de collines entre lesquelles serpente un petit ruisseau utilisé depuis l’Antiquité pour faire fonctionner 5 moulins qui produisaient farine, huile de noix, et cidre. Vous pourrez y contempler l’architecture traditionnelle des maisons anciennes qui témoignent de sa riche histoire et aller à la rencontre des producteurs locaux.

Monsieur Teulet, maire de Journiac vous accueille. C'est une commune qui actuellement au dernier recensement comptait, 511 habitants, mille neuf cents hectares environ. On a plus de cinquante enfants entre zéro et onze ans. On a des retraités, on a des actifs à tout point de vue. On a encore une grosse activité agricole. On a des artisans, on a quelques commerçants, mais des commerçants ambulants. Au niveau patrimonial, tout est quasiment recentré dans le bourg. Après, nous avons pas mal de chemins chez nous. On a trois ou quatre chemins de randonnée sur la commune, dont un qui est classé en biodiversité par la Communauté de communes Vallée de l'Homme. Un autre qui passe à proximité du maquis de Durestal, qui est une grosse valeur historique, qui n'est pas sur notre commune, mais qui est à quelques mètres. On est aux portes du Périgord noir.

Village rural, à taille humaine et tranquille, Journiac est idéalement situé pour visiter le Périgord. Les alentours de Journiac sont agrémentés de nombreux sentiers pédestres intercommunaux praticables à pied, à vélo ou à cheval. Dorie vous propose de partir sur l’un deux pour découvrir patrimoine et biodiversité de ce territoire rural.

Regardez le bâtiment en pierres tout proche de la mairie. Il est lié à une histoire particulière que nous allons vous raconter maintenant.

Imaginez : nous sommes en novembre 1095, à Clermont. Le pape Urbain II se tient devant une grande foule rassemblée dans un champ. Il parle des souffrances des chrétiens en Orient et appelle les chrétiens d’Occident à s’unir pour « délivrer le tombeau du Christ » et aider leurs frères sous domination musulmane. Ces paroles touchent beaucoup de monde : des milliers de personnes « prennent la croix » : c’est le départ de ce qu’on appellera les croisades.

En 1099, Jérusalem est prise. Très vite, des pèlerins viennent de loin pour visiter les lieux saints. Ils ont besoin d’être protégés et soignés. C’est à partir de ce besoin qu’apparaissent des ordres religieux et militaires.

En 1120, environ neuf chevaliers forment une milice destinée à protéger les pèlerins. Le roi leur donne pour base un lieu que l’on croit être l’ancien temple de Salomon : d’où le nom que l’histoire leur donnera, les « chevaliers du Temple », ou Templiers.

En Périgord, comme ailleurs en France, les Templiers reçoivent des terres et des bâtiments en don. Ils s’installent, travaillent la terre, élèvent des animaux et organisent la production pour financer leurs missions à l’étranger. On devine encore aujourd’hui, dans certains villages du Périgord Noir, des traces de leur présence.

Elkian: « Les fermes des templiers s’appelaient des commanderies, ils appartenaient à l’Ordre du Temple, c’est un peu comme de grands domaines agricoles. Il existait une chapelle car les templiers étaient des moines-soldats. Une maison pour vivre, un grenier pour stocker le blé et des champs pour cultiver mais aussi des animaux comme des moutons ou des chevaux. Les chevaliers ne faisaient pas que la guerre, ils géraient également leurs terres. L’argent et la nourriture produite servaient à financer les croisades. »

Les bâtiments, les chapelles et parfois des noms de lieux rappellent encore aujourd’hui cette histoire.

Étape 1

Bienvenue à Journiac

Journiac, petit village du Périgord Noir est situé aux portes de la vallée de la Vézère. Le village est niché dans un vallon verdoyant entouré de collines entre lesquelles serpente un petit ruisseau utilisé depuis l’Antiquité pour faire fonctionner 5 moulins qui produisaient farine, huile de noix, et cidre. Vous pourrez y contempler l’architecture traditionnelle des maisons anciennes qui témoignent de sa riche histoire et aller à la rencontre des producteurs locaux.

Monsieur Teulet, maire de Journiac vous accueille. C'est une commune qui actuellement au dernier recensement comptait, 511 habitants, mille neuf cents hectares environ. On a plus de cinquante enfants entre zéro et onze ans. On a des retraités, on a des actifs à tout point de vue. On a encore une grosse activité agricole. On a des artisans, on a quelques commerçants, mais des commerçants ambulants. Au niveau patrimonial, tout est quasiment recentré dans le bourg. Après, nous avons pas mal de chemins chez nous. On a trois ou quatre chemins de randonnée sur la commune, dont un qui est classé en biodiversité par la Communauté de communes Vallée de l'Homme. Un autre qui passe à proximité du maquis de Durestal, qui est une grosse valeur historique, qui n'est pas sur notre commune, mais qui est à quelques mètres. On est aux portes du Périgord noir.

Village rural, à taille humaine et tranquille, Journiac est idéalement situé pour visiter le Périgord. Les alentours de Journiac sont agrémentés de nombreux sentiers pédestres intercommunaux praticables à pied, à vélo ou à cheval. Dorie vous propose de partir sur l’un deux pour découvrir patrimoine et biodiversité de ce territoire rural.

Regardez le bâtiment en pierres tout proche de la mairie. Il est lié à une histoire particulière que nous allons vous raconter maintenant.

Imaginez : nous sommes en novembre 1095, à Clermont. Le pape Urbain II se tient devant une grande foule rassemblée dans un champ. Il parle des souffrances des chrétiens en Orient et appelle les chrétiens d’Occident à s’unir pour « délivrer le tombeau du Christ » et aider leurs frères sous domination musulmane. Ces paroles touchent beaucoup de monde : des milliers de personnes « prennent la croix » : c’est le départ de ce qu’on appellera les croisades.

En 1099, Jérusalem est prise. Très vite, des pèlerins viennent de loin pour visiter les lieux saints. Ils ont besoin d’être protégés et soignés. C’est à partir de ce besoin qu’apparaissent des ordres religieux et militaires.

En 1120, environ neuf chevaliers forment une milice destinée à protéger les pèlerins. Le roi leur donne pour base un lieu que l’on croit être l’ancien temple de Salomon : d’où le nom que l’histoire leur donnera, les « chevaliers du Temple », ou Templiers.

En Périgord, comme ailleurs en France, les Templiers reçoivent des terres et des bâtiments en don. Ils s’installent, travaillent la terre, élèvent des animaux et organisent la production pour financer leurs missions à l’étranger. On devine encore aujourd’hui, dans certains villages du Périgord Noir, des traces de leur présence.

Elkian: « Les fermes des templiers s’appelaient des commanderies, ils appartenaient à l’Ordre du Temple, c’est un peu comme de grands domaines agricoles. Il existait une chapelle car les templiers étaient des moines-soldats. Une maison pour vivre, un grenier pour stocker le blé et des champs pour cultiver mais aussi des animaux comme des moutons ou des chevaux. Les chevaliers ne faisaient pas que la guerre, ils géraient également leurs terres. L’argent et la nourriture produite servaient à financer les croisades. »

Les bâtiments, les chapelles et parfois des noms de lieux rappellent encore aujourd’hui cette histoire.

Étape 2

L'ancêtre de la machine à laver

C’est au XVIIème siècle qu’apparaissent les premiers lavoirs mais c’est en 1851, sous Napoléon III qu’ils se démocratisent et deviennent gratuits. Le but de ce changement est d'améliorer les conditions sanitaires et de lutter contre des maladies qui font encore des ravages à cette époque, comme la typhoïde et le choléra, 2 maladies qui se transmettent par ingestion d’eau contaminée, et qui, croyez-moi, il ne vaut mieux pas attraper.

Ce lavoir, comme la plupart des lavoirs communaux a été construit en dehors du bourg afin de ne pas risquer de contaminer l’eau.

Les vêtements y étaient lavés à la main. Seulement, cette pratique est une tâche harassante, particulièrement lorsque l’on voulait laver de grands draps, c’est pourquoi le tour du bassin est un pan incliné qui permettait aux femmes, car c’était un travail réservé aux femmes que l'on appelait alors “lavandières”, de poser le linge puis de le frotter, rendant ainsi le travail moins difficile. Les familles les plus aisées y envoyaient leur domestique et certaines femmes vivant dans les grandes villes en faisaient leur métier et lavaient ainsi le linge de plusieurs clients.

Des assises permettaient également aux lavandières de se reposer.

Au XIXème siècle les grands draps étaient lavés 1 à 2 fois par an, c’est ce que l'on appelait “la grande buée”, les vêtements et le petit linge étaient quant à eux lavés 1 fois par semaine.

Des plantes telles que la saponaire, qui faisant mousser l’eau, faisaient office de lessive, et la cendre de bois constituait un excellent détachant.

Le lavoir représentait un lieu de vie sociale très actif au sein du village, on y chantait, se racontait des ragots, on s’y retrouvait, rendant ainsi le travail de lessive moins pénible et bien plus supportable.

Lorsque la commune pouvait se le permettre, plusieurs bassins étaient aménagés : le bassin de rinçage et le bassin de lavage, et certains lavoirs étaient également couverts pour se protéger du soleil. Ce n’est pas le cas ici.

Le sol autour est pavé afin de pouvoir le laver plus facilement et d’éviter de ressalir le linge.

Puis le progrès a permis, en 1851, de créer les premières machines à laver, rendant les lavoirs inutiles.

Maya : « Le lavoir de Journiac est un site historique de la commune. Il se trouvait directement sur le ruisseau qui traverse le village ce qui lui permet d’être encore alimenté en eau aujourd’hui ».

Étape 3

Le frêne élevé

Le frêne élevé (fraxinus excelsior), fait partie des arbres emblématiques qui façonnent les paysages européens. Que ce soit dans une forêt humide, au bord d’un cours d’eau ou au cœur des bocages, cette espèce se distingue par sa grande taille, sa longévité et ses nombreuses propriétés. Il peut facilement atteindre 40 mètres de hauteur.

Reconnu pour ses feuilles composées caduques et ses bourgeons noirs si caractéristiques, il appartient à la vaste famille des oléacées. Savez-vous qu’au fil du temps, le frêne élevé a su s’imposer aussi bien dans la nature sauvage que dans les haies rurales et les jardins paysagers.

Le mot « frêne » qui veut dire arbre, provient du latin « fraxinus ». Le mot « Excelsior » désigne un caractère « plus haut ou plus élevé ».  Cette espèce ne pousse pas dans les régions méditerranéennes car il a un grand besoin d’eau. Sa floraison débute généralement entre avril et mai.

Son bois est apprécié depuis des siècles pour sa solidité et sa facilité de travail. Il occupe une place centrale dans l’artisanat rural européen : charronnerie, fabrication de manches d’outils, menuiserie, ou encore mobilier classique.

Par le passé, il était régulièrement utilisé pour fabriquer roues de charrettes, sabots ou meubles rustiques, autant d’usages qui témoignent de sa polyvalence.

Mais cet arbre est aussi utilisé pour ses vertus médicinales. En effet, depuis l’Antiquité, différentes parties de celui-ci servent à préparer remèdes et tisanes destinés à améliorer le confort articulaire et à stimuler l’élimination rénale.

Ses feuilles et son écorce renferment plusieurs principes actifs : flavonoïdes, tanins et substances diurétiques naturelles, réputées pour leurs effets bénéfiques contre les douleurs articulaires, la goutte et les rhumatismes.

Le frêne n'est pas seulement un arbre aux multiples bienfaits, 'est également un élément important de la mythologie scandinave. Kiko nous raconte comment le frêne y est devenu un arbre monde.

 Kiko : "Dans la mythologie scandinave, il y a un Frêne géant nommé Yggdrasil, aussi appelé « l'arbre monde ». Il maintient sur ses branches et racines les neuf mondes : ASGÄRD le monde des dieux ase, MIDGARD le monde des hommes, MUSPELLEIM le monde du feu, VANAHEIM le monde des dieux vane, ALFHEIM le monde des elfes, NIDAVELLIR le monde des nains, JOTUNHEIM le monde des géants, HELHEIM le monde des morts et de Hel la déesse de la mort, NIFLHEIM le monde des brumes.

A ses racines somnole un serpent nommé Nídhögg. En haut vit un aigle et un faucon nommé Veðrfölnir, l'aigle et le serpent sont des ennemis jurés. Ratatosk, un écureuil roux leur sert de messager. Il monte et descend du tronc de l'arbre et leur rapporte leurs insultes. Tous les dieux comme Thor, Loki et Freyja venèrent Yggdrasil.

Odin le père de toute chose, va devoir se suspendre aux branches d'Yggdrasil pour avoir la connaissance absolue. C’est là qu'il apprend que le Ragnarök, la fin du monde, arrivera quand un dieu mourra. Alors Fenrir, un loup géant dévorera Odin, Jörmungand, un serpent géant sortira des océans et répandra du poison partout et les loups Sköll et Hati dévoreront le soleil et la lune."

Étape 4

L'aubépine

On appelle l’Aubépine, la Valériane du cœur. Elle est classée dans les plantes antiarythmiques.

De la même manière que la Valériane officinale apaise le système nerveux en tant qu’anxiolytique, l’Aubépine est sédative du système cardio-vasculaire et du système nerveux.

Elle est par ailleurs hypotensive légère, c’est-à-dire qu’elle fait baisser la tension.

Il s’agit d’une plante médicinale très douce, qui convient parfaitement bien aux enfants et aussi aux personnes âgées.

Elle est notamment parfaitement adaptée si les problèmes cardiaques ont un lien avec l’anxiété : on pourra l’utiliser par exemple dans les cas de tachycardie liés au stress/trac des examens.

Ce sont les feuilles et les fleurs qui sont médicinales.

Il existe une autre Aubépine, Crataegus laevigata, qui comporte des fruits à 2 ou 3 noyaux, alors que ceux de Crataegus monogyna n’en contiennent qu’un seul.

Toutes deux portent des épines sur leurs branches. L’un des noms vernaculaires de l’Aubépine est « Epine blanche », en opposition au Prunellier, autre arbuste épineux autrement appelé « Epine noire ».

Maya : "Aubépine, Crataegus monogyna, Rosacées,

L’Aubépine appartient à la strate arbustive.

Ses feuilles sont simples. Elles ressemblent un peu à des pattes de grenouille. Les fleurs ont 5 pétales de couleur blanc - rose pâle.

Les fruits sont rouges. On les appelle les senelles. Il y a 2 orthographes possibles au mot senelle (S ou C).

Les fruits de l’Aubépine, sont comestibles pour les humains : on peut en faire de la compote et de la farine.

C’est une plante médicinale très importante. C’est la plante du cœur : elle régularise, ralentit et renforce le cœur. Elle va aussi soigner les angines et les diarrhées grâce aux tanins qu’elle contient."

Étape 5

La Garance voyageuse

Léandre : "La Garance voyageuse, Rubia peregrina, Rubiacées

La Garance voyageuse est une petite plante herbacée de sous-bois et de lisière, elle aime les sols variés.

C'est une plante vivace aux feuilles verticillées, c’est-à-dire que ses feuilles sont disposées de manière horizontale tout autour de sa tige carrée, et lancéolées (en forme de lance).

Ses fleurs sont jaunes et minuscules, elle fait de petites baies noires qui sont toxiques pour les humains mais pas pour les animaux.

Les Rubiacées sont une famille de plantes tinctoriales dont les racines ont longtemps été utilisés pour créer une teinture rouge.

Le rhizome de sa cousine, la Garance des teinturiers, Rubia tinctoria, est ainsi utilisé comme teinture végétale."

Réduite à des plantes herbacées en France métropolitaine, cette famille botanique est très présente dans les zones tropicales. A l’échelle mondiale, les Rubiacées constituent une manne économique ! On connait notamment le Café, dont Coffea arabica (l’arabica) et Coffea canephora (le robusta).

On connait également Gardenia tahitensis, arbuste à fleurs blanches symboles de l’île de Tahiti et à odeur de jasmin, lesquelles macérées dans de l’huile de coco, offrent une huile de soin pour les cheveux et la peau : le monoï.

Étape 6

La chandelle

Maya : "La chandelle est un arbre mort sur pied, souvent dépourvu de branches. On peut en trouver dans les jardins et les forêts. Très utile en cas de sécheresse, elle peut contenir jusqu’à plusieurs centaines de litres d’eau, ce qui permet de réguler l'humidité de l’air : lorsque le temps est sec et chaud, l’eau s’évapore de la chandelle et rafraîchit l'air, ce qui est très bénéfique pour les jeunes pousses environnantes. La dégradation d’une chandelle est plus ou moins rapide. Selon l’état de la forêt, il lui faut parfois jusqu’à 100 ans pour être entièrement décomposée." Citation : « Vois comme cette petite chandelle répand au loin sa lumière ! Ainsi rayonne une bonne action dans un monde malveillant. » (William Shakespeare)

 NB : comme vous l’aurez compris, cette citation ne concerne pas l’arbre chandelle, mais la chandelle dans le sens de la bougie.

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En termes de biodiversité, un arbre chandelle, ou à terre, n’a pas moins de valeur qu’un arbre vivant. D’une très grande utilité pour les écosystèmes, il faut donc les conserver au maximum même s’ils ne nous semblent pas toujours esthétiques.

Pour faciliter la dégradation du bois mort en humus, il est important que les organismes décomposeurs, c’est-à-dire les acteurs de la décomposition, champignons, insectes, micro-organismes et bactéries, puissent se reproduire. Pour cela, il est primordial que la forêt ne soit pas trop propre, dans le cas contraire, le processus de décomposition sera grandement ralenti.

Scolytes, lucanes, taupins et autres insectes xylophages s’en régalent, sans parler des espèces faunistiques et floristiques qui vivent aux alentours : pics, mésanges, écureuils, loirs, mousses et fougères, etc.

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Étape 7

Le genévrier

Lila : "Genévrie*, Juniperus communis*, Cupressacées Le Genévrier appartient à la strate arbustive. C’est un genre de conifère. On le distingue grâce à ses feuilles persistantes et piquantes, en aiguilles, groupées par 3 avec une bande blanche sur la face supérieure. Le genévrier est dioïque, c’est-à-dire qu’il existe des pieds de genévrier mâle et des pieds femelle. Le fruit est appelé communément « baie », mais il ne s’agit pas d’un véritable fruit. C’est un petit cône globuleux à 3 écailles charnues et soudées appelé galbule, vert glauque la première année puis noir bleuâtre à maturité la seconde année. Ce faux-fruit renferme 3 graines brunes.

Toute la plante présente de nombreuses vertus médicinales. Les baies macérées dans du vin blanc ou de l’eau-de-vie de genièvre ont la réputation de soulager les infections urinaires et les douleurs digestives et de protéger des infections respiratoires.

En cuisine, on utilisera principalement les baies de genièvre dans la choucroute, les plats en sauce et les viandes marinées. On en fait aussi de la confiture !"

Un lieu planté de genévriers s’appelle une Junipéraie ! Genévrier nous a fait penser au jeu de mots « Jeune lévrier »

Présents sur les pieds femelles, les rameaux à baies de Genévrier constituent un grand remède de l’appareil locomoteur : on les utilise sous forme d’huile essentielle. Ils sont anti-inflammatoires, antirhumatismaux et antalgiques, c’est-à-dire qu’ils vont atténuer les douleurs. Cette huile essentielle est recommandée en cas de rhumatismes, arthrites, sciatiques, etc.

Attention, d’usage délicat, cette huile essentielle doit être utilisée ponctuellement et est à proscrire en cas d’inflammation rénale et/ou de grossesse. Par ailleurs, les huiles essentielles doivent toujours être appliquées diluées dans une huile végétale.

On peut aussi préparer une teinture mère à partir de baies concassées et effectuer des frictions en cas de lumbagos et de douleurs rhumatismales.

Étape 8

L'églantier

L’Eglantier est considéré comme l’ancêtre de nos rosiers cultivés. Sa forte teneur en vitamine C (100 g. de fruits en contiennent autant que 1 kg de citrons) en fait un remède du système respiratoire notamment. Ses fruits, les cynorrhodons, sont dits « immunostimulants » et parfaitement adaptés en cas de faiblesse des défenses immunitaires, d’infections chroniques ou d’état grippal. Le fruit est utilisé aussi pour augmenter le tonus en cas d’asthénie et de convalescence. 

Ange : "L’Eglantier, Rosa canina, Rosacées. Il s’agit d’un arbuste. Il existe plus d’une dizaine d’espèces d’Eglantiers. Les fleurs de l’Eglantier sont parfois roses pâles voire blanches ou jaunes. Elles ont cinq pétales. Les feuilles de l’Eglantier sont composées de plusieurs folioles.  L’Eglantier est médicinal : ses fruits appelés cynorrhodons sont riches en vitamine c, un antioxydant puissant qui aide à renforcer le système immunitaire et à lutter contre les infections. De plus l’Eglantier possède des propriétés anti-inflammatoires et il est tonifiant.Les cynorrhodons et les fleurs de l’Eglantier sont comestibles pour les humains notamment. Quelques recettes à base de cynorrhodons : ketchup, confiture, compote, gelée, coulis, tartelettes coings et cynorrhodons, smoothie rose, sauce vinaigrette, etc." « L’amour est comme l’églantine sauvage. » - Love and friendship d’Emilie Brontë

Étape 9

Le sureau hieble

Kiko : "Le Sureau hièble est une grande plante herbacée vivace qui peut atteindre 2 mètres de haut. Elle est composée d’une souche ligneuse et rampante, ainsi que de tiges annuelles à moelle. Ses feuilles caduques ont entre 7 et 11 folioles, de forme lancéolée. Elles ont une odeur forte et caractéristique de café ou de petits pois, selon l’odorat… Les fleurs se présentent en corymbes de couleur blanche et s'épanouissent après l’apparition des feuilles, aux environs des mois de juillet et août. Les fruits sont des baies d’un noir bleuté. Autrefois, le Sureau hièble était considéré comme une plante médicinale : les graines et l'écorce de la racine étaient utilisées comme diurétiques (pour augmenter les mictions) et sudorifiques (pour transpirer). Les baies étaient par ailleurs pressées pour rendre le vin rouge plus rouge. Attention, le Sureau hièble est à présent considéré comme une plante toxique pour l'homme. A ne pas confondre donc avec le Sureau noir et le Sureau à grappes, deux arbustes ! "

Au-delà du fait que le Sureau hièble est herbacé et que le Sureau noir est arbustif, on les distingue par le port de leurs fruits : ceux du Sureau hièble sont noirs et dressés vers le ciel alors que les fruits du Sureau noir sont noirs également mais ont un port retombant.

Les feuilles du Sureau hièble présentent des propriétés insectifuges. Disposées dans les poulaillers notamment, elles éloigneraient les parasites… tout comme les feuilles de la Tanaisie, une grande plante herbacée à fleurs jaunes.

Étape 10

Le charme

Lily : "Charme commun, Carpinus betulus, Bétulacées Le Charme commun fait partie de la strate arborescente.

Il est reconnaissable grâce à son écorce gris pâle devenant cannelée en vieillissant. Il a des feuilles alternes, simples et doublement dentées. Ses bourgeons sont allongés et pointus. Ses fleurs mâles et femelles se trouvent sur le même arbre mais sur des chatons différents : le charme est donc une espèce monoïque dicline. Ses fleurs mâles sont groupées en long chatons jaunâtres. La dissémination de ses graines s’effectue par anémochorie, grâce à l’action du vent.

La charmille (jeune charme) est souvent taillée en topiaire. L’art topiaire est l’art de tailler les arbres et les arbustes selon des formes variées. On trouve souvent cette forme de taille dans les jardins remarquables comme ceux des châteaux de Hautefort ou de Losse par exemple.

Les feuilles du Charme sont caduques mais marcescentes, c’est-à-dire qu’elles vont flétrir et sécher sur l’arbre sans s’en détacher à l’automne. Elles tomberont à la fin de l’hiver, au moment de l’apparition des bourgeons à feuilles.

Son bois dur est utilisé pour fabriquer des manches d’outils et c’est aussi un excellent bois de chauffage.

« Le charme d’Adam c’est d’être à poils. »

Les feuilles du Charme ont des dents et les feuilles du Hêtre ont des poils."

Renommé pour la dureté de son bois, il a également longtemps été utilisé pour fabriquer des étals de bouchers, des engrenages et des moyeux de charrettes. Il est très souvent présent dans les labyrinthes et autres compositions ornementales des jardins à la française ou des parcs à l’anglaise. Son feuillage marcescent préserve des regards et créé, en toutes saisons, des chambres de verdure propices à l’intimité et aux confidences. Les jardins du Petit Trianon, le Hameau de la Reine ainsi que les bosquets avoisinant les nombreuses fontaines, au château de Versailles, le comptent parmi les végétaux incontournables du paysage.

Étape 11

La clématite des haies

La Clématite des haies ou Clématite vigne-blanche est une plante grimpante et vivace.

On la trouve de manière courante dans les haies et les buissons.

Elle a des feuilles composées de 5 folioles dentées et de forme allongée.

Ses fleurs blanches ont des tépales (mélange à la fois de pétales et de sépales) de 1 à 2 cm de long. Elles s’ouvrent entre les mois de juin à août.

Ses fruits sont des polyakènes aux longues arêtes plumeuses blanches et très élégantes.

Au Moyen Age, les mendiants se frottaient la peau avec ces feuilles pour faire apparaître des plaies et susciter la pitié des passants. On l’appelait alors « l’Herbe aux gueux ».

Ses longues tiges sont utilisées pour faire de la vannerie.

Étape 12

Les hauteurs de Journiac

Vous voilà devant un paysage typique du Périgord ! Regardons-le de plus près...

Au premier plan, au moment où cette photo a été prise (printemps 2026), on observe un espace ouvert avec un tapis végétal assez dense, de type prairie/pâturage. Les prairies permettent avant tout de produire du foin, indispensable pour nourrir les animaux, notamment les bovins et les chevaux, pendant l’hiver lorsque l’herbe ne pousse plus. Cette ressource locale limite le transport d’aliments et participe à une agriculture plus autonome. De plus, ces espaces entretenus par la fauche évitent l’enfrichement des terrains et la fermeture des paysages par la forêt. En Dordogne, les espaces agricoles extensifs (c’est à dire exploités de manière peu intensive, avec une faible utilisation d’engrais, de pesticides ou de machines lourdes) constituent de véritables réservoirs de biodiversité : ils accueillent de nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux et de plantes sauvages.

Au second plan, une forêt dense couvre les collines. Elle semble avoir été en partie plantée par l’être humain, notamment en raison de la présence importante de conifères alignés de manière assez régulière. Cela ne correspond donc pas à une forêt primaire, c’est-à-dire une forêt ancienne ayant évolué naturellement. Il s’agirait plutôt d’une forêt secondaire, développée ou replantée après des activités humaines comme l’exploitation forestière ou l’agriculture.

Entre les champs et la forêt se trouve une lisière forestière, zone de transition entre les milieux ouverts et boisés. Cette zone joue un rôle écologique important car elle abrite de nombreuses espèces animales et végétales. De même, les nombreuses haies que l’on peut observer dans ce paysage ont plusieurs fonctions essentielles : elles servent de refuge à la biodiversité, protègent les sols contre l’érosion et limitent l’action du vent. Après avoir beaucoup disparu lors de l’agrandissement des parcelles agricoles au XXe siècle, les haies sont aujourd’hui de plus en plus replantées dans de nombreux territoires.

Derrière la forêt, on distingue de grandes serres qui sont utilisées pour la culture de fraises hors sol. Cette technique consiste à faire pousser les plants dans des gouttières ou des bacs remplis de substrat, sans contact direct avec la terre. Les cultures sont installées sous serre afin de protéger les fraisiers des intempéries et de mieux contrôler la température, l’humidité et l’arrosage. Leur implantation en haut du vallon a certainement été choisie pour favoriser un ensoleillement régulier.

On aperçoit aussi quelques bâtiments qui peuvent correspondre à des fermes ou à des habitations récentes. Leur architecture et leur implantation semblent témoigner d’un habitat rural encore actif.

Enfin, une antenne relais est implantée au sommet de la colline, sur la droite de la photo. Elle permet la transmission des réseaux de téléphonie mobile et des communications. Certaines personnes s’interrogent parfois sur une éventuelle nocivité des ondes émises, mais les effets restent débattus.

Avec ses prairies, vallons boisés et espaces ouverts, l’ensemble du paysage participe fortement à l’identité rurale et naturelle de la Dordogne.

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Étape 13

Le tamier

Lila et Lily : "Le Tamier, Tamus communis, Dioscoréacées Le Tamier est une plante vivace volubile. Elle a des feuilles alternes cordiformes. Ses inflorescences vert jaunâtre sont disposées en grappe. Ses fruits sont des baies ovoïdes rouges, luisantes et persistantes jusqu’à l’hiver. Le Tamier est dioïque, c’est-à-dire que ses fleurs mâles et femelles se situent sur des pieds différents. C’est le pied femelle qui porte les fruits rouges.

Parfois amères, ses jeunes pousses printanières (l’extrémité de ses tiges) sont comestibles et consommées notamment dans le Sud-Ouest, comme des asperges sauvages. On les appelle « respounchous ». On les cuisine en les faisant blanchir dans de l’eau bouillante. Le tamier est appelé Herbe aux femmes battues car il a longtemps soigné les ecchymoses, par voie externe.

Attention, les baies du Tamier sont mortelles pour les humains !

L’un de ses autres noms est « Raisin du diable » !"

En France métropolitaine, on ne trouve qu’une seule espèce commune qui est ce fameux Tamier. L’autre espèce Dioscorea pyrenaica est une petite plante rare endémique des Pyrénées.

La famille des Dioscoréacées est surtout présente dans les régions tropicales. Vous connaissez sûrement les ignames dont on déguste les tubercules principalement cuits, en particulier aux Antilles et en Afrique.

Ce légume-racine est riche en amidon. Il est cuisiné comme la pomme de terre, tout en offrant un goût plus sucré.

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Étape 14

Le lierre grimpant

Levez les yeux et regardez les troncs d'arbres!

Maya et Lily : "Hedera helix, famille des Araliacées. Il s’agit d’une liane grimpante à feuilles persistantes. Il ne faut pas le confondre avec le Lierre terrestre de la famille des Lamiacées (famille de la Menthe, du Thym, etc.). Le Lierre grimpant vit habituellement une centaine d'années mais il peut aussi atteindre 1000 ans si le support s'y prête.

Il contient naturellement des saponines, molécules lavantes et moussantes. Il a de multiples usages : il est utilisé notamment pour faire de la lessive et pour teindre des tissus en rose, violet et vert. La plante est également médicinale mais d’usage peu connu et très délicat. A éviter donc par les non-initiés …

Recette de la lessive au Lierre grimpant : Avec des gants, découper grossièrement une cinquantaine de feuilles de lierre et les placer dans une casserole remplie d’un litre d’eau. Couvrir et faire bouillir 15 min puis arrêter la cuisson et laisser reposer 24 heures. Cette longue macération est indispensable pour développer les principes actifs. Filtrer ensuite le liquide à travers une passoire fine pour éliminer les feuilles. Stocker la lessive dans une bouteille en verre bien fermée. Utiliser environ 15 cl par machine, à la place de votre lessive habituelle. Cette lessive convient pour laver les vêtements de couleur foncée et se conserve environ 3 semaines dans un endroit frais, à une température entre 12 et 15°C.

Recette pour teindre des tissus : Ce sont les baies qui vont être utilisées pour obtenir des tons violets, roses et verts. Cueillir tout d’abord des baies de Lierre parfaitement noires. Verser ces fruits dans une casserole en émail si possible, et les recouvrir d’eau. Faire bouillir une heure et laisser macérer 24 heures. Filtrer le mélange avec un linge et presser les fruits pour en extraire le plus de pigments. Préparer ensuite les bains de teinture avec des solutions neutre, acide et basique et y faire tremper les tissus que l’on souhaite teindre pendant 24 heures. Sortir et rincer les coupons sous l’eau puis préparer des solutions d’alun et de sulfate de fer et y faire tremper les tissus pour jouer avec les couleurs désirées…"

Étape 15

La ronce

Vous pouvez apercevoir des ronces tout autour de vous!

Kiko : " La Ronce commune, Rubus fruticosus, Rosacées La Ronce commune est un arbuste qui n’est pas à dédaigner... Elle a des feuilles composées de 3 à 7 folioles dentées. Les tiges sont garnies d'aiguillons espacés, de couleur vert à bordeaux. Ses fleurs ont des sépales verts et des pétales blanc rosé. Ses fruits noirs et brillants sont des polydrupes à saveur sucrée, dont on peut faire de délicieuses confitures. La Ronce commune est médicinale. Les tanins présents dans les feuilles de ronce resserrent les tissus (= astringent) et apaisent les inflammations, ce qui en fait un remède efficace pour soulager les maux de gorge et les aphtes, apaiser les inflammations buccales et gingivales ou calmer les diarrhées légères. La Ronce commune a une action antioxydante car elle est riche en flavonoïdes et en vitamine C. 

Elle a des propriétés diurétiques et dépuratives : elle stimule la fonction rénale et favorise l'élimination des toxines. Elle est recommandée pour faciliter le drainage de l'organisme, soulager les troubles urinaires légers et accompagner les cures détox. Elle a aussi des vertus tonifiantes et reminéralisantes. Elle a encore de nombreuses autres propriétés et vertus … Dans les maisons, on est sûr d'avoir deux sortes de fruits : les mûres et les coings".

Recette de tisane à préparer en cas d’angine : Utiliser 50 g de feuilles de Ronce, 50 g d’Erysimum (ou Herbe aux chantres de la famille des Brassicacées) (plante entière) et une petite branche de Thym commun pour ses vertus antiseptiques et faire bouillir 3 cuillères à soupe du mélange dans ½ litre d’eau. Enfin, ajouter à cette décoction, le jus d’un citron et éventuellement une cuillère de miel. Se gargariser plusieurs fois par jour. Bien filtrer avec un linge, avant de boire, pour éviter tout aiguillon de la Ronce.

Étape 16

La saponaire

"La Saponaire - Saponaria officinalis – Caryophyllacées

C’est une plante vivace avec une hauteur allant de 30 à 80 cm. Elle est facilement identifiable grâce à ses grandes fleurs rose-pâle et odorantes visibles durant tout l’été. Elle a des feuilles ovales avec 3 à 5 nervures.

La Saponaire officinale contient de la saponine, une substance nettoyante naturelle qui permet de fabriquer du savon. La Saponaire a aussi des propriétés médicinales mais son utilisation est à éviter car il faut bien la connaître.

Elle peut provoquer :

-          une sécheresse de la bouche

-          des tremblements

-          une paralysie de la langue

Il est donc fortement déconseillé de l’utiliser sans les conseils d’un herbaliste !

La Saponaire officinale, discrète au bord des chemins, transforme l’eau en nuage et rappelle que la nature peut tout nettoyer avec délicatesse."

Autrement appelée Herbe à savon ou Savonnière, la Saponaire officinale est une plante dépurative de la peau qui entre dans la composition de préparations destinées à apaiser l’acné, le psoriasis et l’eczéma. Elle a également des propriétés antirhumatismales et est utile en cas de bronchites.

Son usage est donc très fortement déconseillé : 4 impératifs sont à respecter pour ne pas en subir les conséquences …

-          ne jamais préparer la tisane à l’avance

-          filtrer la tisane aussitôt infusée sans la laisser davantage de temps dans l’eau

-          ne jamais dépasser la durée d’ébullition indiquée

-          ne jamais laisser macérer la plante dans l’eau

Les drogues à saponine sont toutes irritantes et toxiques, mais à des degrés différents !

La Saponaire fait partie de ces plantes qui justifient pleinement une étude approfondie de l’herboristerie.

Étape 17

Le tilleul et l'église avant de partir

Le Tilleul appartenait précédemment à la famille des Tiliacées mais la classification phylogénétique a évolué en raison de la découverte de la présence de mucilages dans ses feuilles notamment. Il est donc désormais classé dans la famille des Malvacées.

On déguste également ses bourgeons en salade. A la différence d’autres bourgeons, ils ne sont pas amers et sont gorgés de minéraux, tout comme ses feuilles qui contiennent autant de protéines que les feuilles d’ortie ! On peut également se régaler de ses boutons floraux en guise de câpres ainsi que de ses graines, telles de petites noisettes à grignoter en randonnée. Toutes les espèces de Tilleuls sont comestibles.

S’agissant de l’arbre médicinal, on utilisera le Tilleul à petites feuilles (Tilia cordata) ou le Tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos). Le Tilleul constitue un remède majeur : il est employé tout à la fois pour soigner les troubles de la sphère cardio-vasculaire, de la sphère rénale, pour apaiser les troubles nerveux, pour drainer le foie et enfin pour drainer les acides du corps (très utile notamment pour les gros mangeurs de viande…). Attention, le Tilleul peut présenter des contre-indications, notamment en cas de prise de médicaments fluidifiants sanguins.

 

Maya : "Le tilleul fait partie de la strate arborée. On utilise l'aubier de tilleul qui médicinal. L’aubier est une partie du bois, située entre l’écorce et le bois dur. Il se récolte au mois de novembre. Il est reconnu pour ses propriétés détoxifiantes, diurétiques et antispasmodiques, aidant à éliminer les toxines et à soulager les digestions difficiles. Les fleurs du tilleul sont également médicinales. Elles sont légèrement calmantes. Aubier et fleurs sont utilisées en tisanes notamment. Les jeunes feuilles et les fleurs de tilleul sont comestibles et peuvent être utilisées dans des salades (feuilles et fleurs), pour préparer des crêpes à la farine de feuilles de tilleul ou encore pour parfumer des desserts (fleurs). Le tilleul peut être taillé en trogne ou tête de chat ou têtard. Les trognes ont longtemps été utilisées dans le passé, notamment pour la production de bois (charpente, chauffage, marine) et pour fournir du fourrage au bétail. Ce type de taille sert aussi à la vannerie et au paillage."

"Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !" Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand.

L’église Saint-Saturnin trône au milieu du village, elle date du XIIème siècle et est fortifiée. De plan allongé, sa façade, plus large que haute présente deux rampants incurvés, se terminant en pignon triangulaire. Sa tour-clocher surmonte le chœur et les ouvertures étroites témoignent d’une église ayant servi de refuge et protection à la population pendant les guerres de religion et la guerre de 100 ans.

Les églises paroissiales comme Saint-Saturnin jouaient un rôle central dans la vie des communautés rurales médiévales et modernes. Elles servaient de lieu de culte, de rassemblement pour les décisions locales, et marquaient souvent le centre géographique et symbolique du village. En Nouvelle-Aquitaine, région riche en patrimoine religieux, ces édifices reflètent généralement l'évolution des styles architecturaux et des pratiques religieuses à travers les siècles, bien que les informations manquent pour établir un récit précis pour ce cas.

Les événements de la Seconde Guerre mondiale**** ont également marqué ces terres, comme dans de nombreux villages de la région qui ont connu l’occupation et la résistance et notamment le village de Rouffignac.

L’église de Journiac en Dordogne s’appelle l’église Saint-Saturnin. Elle se trouve au centre du village et est dédiée à Saint-Saturnin.

Pendant la guerre de 100 ans (XIVème/XVème siècle), l’église a été en partie fortifiée pour protéger les habitants. A cette époque, les églises servaient parfois de refuge, en cas d’attaque.

On remarque aussi son clocher-mur, typique du Périgord. Il s’agit d’un mur percé d’ouverture où sont cachées les cloches au lieu d’une grande tour.

Aujourd’hui, l’église de Journiac est un témoignage important du Moyen-Age, dans la région. Elle montre comment les habitants vivaient, priaient et se protégeaient, il y a plusieurs siècles.

Le parcours de Journiac est terminé, Dorie espère qu’il vous a plu et que vous avez appris beaucoup sur les plantes et l’environnement de cette jolie commune. Longez l'église sur la droite pour rejoindre le parking. Ne manquez pas de poursuivre vos découvertes en vallée Vézère. Cette vallée rassemble sur une quarantaine de kilomètres, quelques-uns des plus riches et des plus célèbres sites de la Préhistoire européenne, le classement au Patrimoine Mondial de l’Unesco reflète la valeur de ce territoire également labellisé Grand Site de France.

Empruntez a D706 qui longe la rivière et permet d’accéder aux villages tels que Limeuil, Le Bugue, Les Eyzies, Saint-Léon-sur-Vézère ou Montignac-Lascaux. Elle vous ouvre les portes des grottes, châteaux, sites troglodytiques, parcs et jardins et artisans d’art.

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