Plus beaux villages de France : la bastide de Monpazier




Bastide! Vous avez déjà entendu parler de ce terme bien sûr, eh bien vous allez pouvoir découvrir ce qu'est vraiment une bastide avec ce parcours intra-muros dans la Bastide Royale, inscrite parmi les plus « Beaux villages de France », aux ruelles fleuries. Se promener dans Monpazier, c’est se promener dans l’Histoire.
Commune labellisée 2 fleurs, Monpazier est située à quelques kilomètres du château de Biron et à la limite du Lot-et-Garonne. Classé parmi les "Plus Beaux Villages de France", Monpazier est considéré comme l'exemple le plus typique des bastides du Sud-Ouest. Elle reste la mieux conservée du Périgord. Fondée en 1284 sur l'initiative d'Edouard Ier en association avec Pierre de Gontaut, seigneur de Biron, ce n'est que sous Charles V (Roi de France de 1366 à 1380) qu'elle devient définitivement française.
Sept fois centenaire, la Bastide de Monpazier a conservé son caractère d'origine malgré les vicissitudes du temps, les méfaits de la guerre de Cent ans et des guerres de religion.
Aperçu du parcours
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Le parcours démarre à l'extérieur de la bastide, près du Foirail nord et déjà vous avez un aperçu de l'architecture de ces villages fortifiés du Moyen Age, appelés bastides. Les bastides sont des villes neuves fondées sur décision royale au Moyen Age, celle de Monpazier a été fondée en 1284 par Edouard 1er et Pierre de Gontaut, alors évêque de Biron, afin de consolider la zone de défense du territoire. Dorie vous propose, grâce à un parcours intra-muros d'en comprendre l'architecture, le fonctionnement et l'évolution à travers les siècles. Monpazier est considéré comme l'exemple le plus typique des bastides du Sud-Ouest. Le village est également classé parmi l'un des Plus beaux villages de France.
Pour bénéficier pleinement de votre promenade, il est conseillé de la faire en dehors de la pleine saison estivale, pendant laquelle il peut y avoir beaucoup de monde.
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Le parcours démarre à l'extérieur de la bastide, près du Foirail nord et déjà vous avez un aperçu de l'architecture de ces villages fortifiés du Moyen Age, appelés bastides. Les bastides sont des villes neuves fondées sur décision royale au Moyen Age, celle de Monpazier a été fondée en 1284 par Edouard 1er et Pierre de Gontaut, alors évêque de Biron, afin de consolider la zone de défense du territoire. Dorie vous propose, grâce à un parcours intra-muros d'en comprendre l'architecture, le fonctionnement et l'évolution à travers les siècles. Monpazier est considéré comme l'exemple le plus typique des bastides du Sud-Ouest. Le village est également classé parmi l'un des Plus beaux villages de France.
Pour bénéficier pleinement de votre promenade, il est conseillé de la faire en dehors de la pleine saison estivale, pendant laquelle il peut y avoir beaucoup de monde.
Porte entrée bastide et foirail nord
C'est en 1284 que va débuter la construction de la bastide de Monpazier suite à un paréage signé entre le roi d'Angleterre Edouard 1er et le seigneur de Biron qui lui concède ses terres. A cette époque le contexte politico-économique est tendu entre les Capétiens et Plantagenêts. Bertrand de Pannisal, architecte et promoteur expérimenté, met tout en œuvre pour construire une bastide selon un plan orthogonal quasi parfait (alignement des rues, division en parts égales des lots à bâtir). Cette architecture permet une égalité entre tous les habitants. Si aujourd'hui quelques modifications ont été apportées vous allez voir que sa configuration permet totalement de s'adapter à notre mode de vie actuel.
Paysage classé zone naturelle
Vous vous trouvez en-dessous des remparts ouest du village. Devant vous s'étale une zone de vergers et de haies qui a été classée zone naturelle et non constructible. Cette décision permet la protection de la faune, la flore, la biodiversité ainsi que du paysage. Vous entendez ce doux bruit? Il s'agit d'un ru, c'est-à-dire un petit ruisseau, il provient de la source d'un ancien lavoir situé en amont.
Un cours d'eau et un château
Vous êtes maintenant en contrebas de la bastide mais vous surplombez le paysage! Comparez les paysages de 1950 et d'aujourd'hui
Monpazier se situe aux confins des départements de la Dordogne et du Lot-et-Garonne. Ici, vous êtes à 190 mètres d'altitude, sur le rebord d'un plateau. Vous vous sentez grands?! En effet, vous dominez la Haute vallée du Dropt qui s'écoule en contrebas.
En face de vous, au-delà des collines boisées, se trouve le Château de Biron, haut lieu de la famille Gontaut-Biron. Le Duc de Gontaut-Biron contemporain, favori d'Henri IV et pair de France, a trahi plusieurs fois celui-ci en passant aux Anglais. Plusieurs fois pardonné, il fut de guerre lasse exécuté le 31 juillet 1602.
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La Porte du foirail sud
Vous vous trouvez ici face à l'une des tours portes de la Bastide.
Très certainement au nombre de six lors de sa construction, il n'en reste aujourd'hui plus que trois. Dotées d'une architecture militaire (archères, herses, portes, pont-levis...) elles venaient compléter le système défensif de la Bastide aux abords de la guerre de cent ans.
Point de passage obligé pour se rendre sur la place, les tours portes permettent de contrôler les allées et venues tout au long de la journée, un droit de péage pouvait donc très bien être demandé notamment aux marchands.
La nuit ces portes sont fermées, seuls les habitants payant un impôt peuvent donc y résider.
Une tour rescapée
Vous êtes à l'est de la bastide. vous voyez la tour ronde devant vous? Il s'agit d'une tour de flanquement! C'est la dernière des 4 tours existantes de la bastide. Il y en avait 2 à l'est de chaque côté de la Porte de l'Ormeau du pont et 2 à l'ouest, flanquant la Porte de Campan.
Celle-ci a été tronquée de moitié, sa hauteur initiale atteignait une douzaine de mètres.
Observez bien sa base, elle est dotée d'une brasure canonnière et défendait la Porte de l'Ormeau du pont, ancienne route de Villefranche-du-Périgord. Elle a été décrétée "Elément protégé" par arrêté du 5 octobre 1961, c'est aujourd'hui une propriété privée.
La maison familiale de Jean Galmot
C'est dans cette maison que la famille du célèbre Jean Galmot a en grande partie vécue.
Né à Monpazier le 2 juin 1879 et mort à Cayenne en Guyane le 6 août 1928, cet homme d'affaire, aventurier et écrivain français n'a séjourné que peu de temps dans la Bastide. Véritable aventurier des temps modernes, il consacra une grande partie de sa vie à la Guyane. Cependant, on voit à quel point Jean Galmot est resté attaché à sa ville natale, lorsqu'il écrit : «J’aime d’amour, d’une passion filiale et poignante, un village où je suis né, en Périgord. De vieux murs couverts de lilas au printemps l’encerclent. On y pénètre par des portes de château-fort». (Un mort vivait parmi nous-Jean Galmot- 1922).
Le saviez-vous? En 1990, Alain Maline tourne à Monpazier certaines scènes du film: Jean Galmot Aventurier. Vous pouvez visionner l bande annonce dans l'onglet video.
Eco pâturage et fontaine des Amours
Ici vous êtes sur "La promenade des Fontanettes". Sur la droite, le terrain était naguère en friche et difficile d'accès, il a été nettoyé et le ru a été dégagé. Un parcours de santé offert par un mécène a été installé et un éco-pâturage a été créé. Eco-pâturage? Mais qu'est-ce que c'est?
Il s'agit d'une solution alternative pour la gestion écologique des terrains par des animaux herbivores. Cette technique a un faible impact environnemental et permet tout particulièrement de préserver des zones difficiles d'accès.
Cette méthode est ancienne, elle était largement utilisée par nos ancêtres dans les zones rurales et montagneuses. Devenue obsolète après la seconde guerre mondiale avec la mécanisation et l'utilisation de désherbant chimique, l'éco-pâturage ou éco-pastoralisme fait depuis quelques années, son grand retour grâce à la sensibilisation du grand public à l'environnement et au maintien de la biodiversité.
Ici l'entretien est facilité grâce aux moutons, chèvres, oies, poules et coqs qui se nourrissent de la végétation.
Vous avez remarqué la jolie fontaine et le lavoir sur votre gauche? Elle explique le terme de "Fontanettes", l'eau coule en abondance des sources des Fontanettes.
Témoins d'une vie locale, guère éloignée de notre époque, cette fontaine et ce lavoir occupaient une position centrale et stratégique pour assurer les besoins vitaux, mais aussi pour que chacun puisse se retrouver et converser avec ses voisins et amis.
Approchez vous de la fontaine, remarquez les 2 cœurs gravés sur les piedroits de son fronton! Cela explique sans doute son nom : la fontaine des amours.
Buée au lavoir
Savez-vous que les lavoirs existent depuis le milieu du XIXème siècle!
Ici les femmes de Monpazier venaient faire leur lessive …Oui les femmes uniquement ! Elles utilisaient la pente sur le rebord pour battre le linge. Vous pouvez voir dans la vidéo comment elles s'y prenaient pour rincer le linge.
L’eau était continuellement réapprovisionnée par une source naturelle, ce qui est toujours le cas de nos jours. La buée signifie la lessive. Jusqu’au début du XXème siècle, faire la lessive pouvait se dire « faire la buée » terme qui est à l’origine de l’étymologie de buanderie.
La grande buée était un jour de l’année où les femmes d’un même village lavaient tous leurs draps.
Le Bastideum
Dans cette partie de l’ancien couvent des Récollets du XVIIe siècle, plusieurs institutions vont se succéder tel que l’école, l’hôtel de ville avant d’accueillir en 2013, le musée de Monpazier, le Bastideum.
Il vous invite à percer les secrets des bastides à travers un voyage immersif, grâce à sa scénographie et ses outils interactifs. Amusez-vous avec les nombreux jeux anciens, et flânez dans le jardin d'inspiration médiévale à la découverte des plantes médicinales.
En période estivale, l'équipe du musée vous propose des animations: visites théâtralisées de la bastide, escape-game etc...
Place des cornières au cours du Moyen Age
Vous êtes sur la place des Cornières, où le marché se tient tous les jeudis depuis 1284.
Devant vous paraît défiler à 360° tout le Moyen Age. Sur les 24 maisons bordant la place à l’origine, 17 gardent la trace de couvertures bâties dans les premières décennies de l’existence de la Bastide, et sont protégées ou classées aux Monuments Historiques.
Afin d’adoucir la minéralité de ce lieu, de nombreux rosiers ont été plantés et se marient avec bonheur aux vieilles bâtisses de la place.
La halle centrale date du 13ème siècle. Elle comporte une magnifique charpente en châtaignier. Vous y remarquerez 3 mesures à grains qui servaient à la vente de céréales les jours de marché. Elles contiennent 2, 4, et 8 boisseaux de blé , un boisseau est égal à 12 litres et demi.
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Un couvent pour reconquérir les âmes
Le jardin face auquel vous vous trouvez appartenait au couvent des Récollets.
Entre 1557 et 1569, durant les guerres de religions, la famille de Biron adhère au culte protestant, entraînant Monpazier dans cette dissidence. Afin de reconvertir la population au Catholicisme un couvent des Récollets est installé dans la bastide.
Un siècle plus tard, les conditions de vie se dégradant, une autre congrégation religieuse s'installe pour laisser place à un hôpital et une maison de charité. Une filature de coton, viendra également occuper les lieux.
La porte du Paradis
Cette ouverture dans les remparts face à laquelle vous vous trouvez a pour nom la porte du paradis.
Poterne ou écoulement d'égouts, bon nombre de fonctions lui sont attribués. Mais pour s'installer dans la bastide, il fallait pouvoir payer une taxe, ceux qui n'en avaient pas les moyens ne pouvaient donc pas entrer dans Monpazier.
La légende raconte que la nuit, lorsque les portes de la bastide sont bien gardés, certains tentent de rentrer par ce passage. Si durant une année ils arrivent à se cacher des autorités locales, ils sont libres et peuvent alors prétendre aux différents avantages de la bastide: les filles pouvaient épouser qui elles voulaient sans demander l'avis au seigneur, et les garçons n'avaient pas besoin de dot pour entrer dans les ordres.
C'était donc le Paradis!
Le carreyrou du Pontet
Les carreyroux sont de petites ruelles mesurant à peine 2 mètres de large qui desservent l'arrière des maisons.
Si en journée ces espaces sont très vivants, les peaux blancs (habitants les plus pauvres de la bastide) circulent majoritairement par ces ruelles, les rues principales étant réservées aux marchands, aux nobles de la Bastide ainsi qu'aux attelages (on parle de rues charretières).
Les carreyroux sont de véritables rues coupe gorges la nuit, il n'est pas conseillé de si aventurer seul. Si vous relevez la tête vous pouvez observer ce que nous appelons un Pontet (d'où le nom de ce carreyrou). Il s'agit de cette avancée aux volets rouges, soit une extension de l'habitation permettant un espace de vie plus grand à l'étage sans pour autant empiéter sur la surface habitable autorisée au sol.
La maison du Chapitre et l'église
Non loin de l'église, se dresse la maison du Chapitre.
Un des plus hauts bâtiments de la bastide qui de part son architecture nous permet de visualiser le fonctionnement d'une habitation médiévale. Soit un commerce au rez-de-chaussée et une habitation à l'étage.
Sa proximité avec l'église renforce la fonction qui lui est donné à l'époque: de grange aux dîmes, grange dans laquelle le clergé stockait le grain issu de l'impôt.
Classée monument historique en 1862, l'église Saint Dominique est sans doute l'une des premières constructions publiques de la bastide, financée en partie grâce à des amendes payées par les habitants de la bastide.
Son implantation à proximité de la place centrale lui permet de rythmer la vie de la bastide tout en gardant une certaine tranquillité. Sa façade est un véritable marqueur architectural. Sa construction va durer plusieurs siècles ce qui explique le mélange des styles architecturaux lisibles.
Portez votre regard sur le fronton une phrase jacobine y est encore visible aujourd'hui: "le peuple français reconois l'existence de l'être suprême et l'immortalité de l'âme".
Avant de partir
Vous venez de découvrir le fonctionnement et l'architecture d'une bastide qui a la particularité de posséder de nombreux espaces de verdure et qui privilégie l'éco pâturage et la non utilisation de produits chimiques.
Vous pouvez profiter d'autres parcours Dorie afin de pratiquer un tourisme plus vertueux tout en découvrant les perles de la Dordogne.


