Dorie
Dorie
2,1km
1h

Suivre le vent jusqu'au moulin des Terres Blanches

Histoire
Histoire

A la Tour Blanche Cercles, point de grandes rivières, juste un petit ruisseau, joliment baptisé La Julie alimenté à son passage par plusieurs sources et qui repart du village sous le nom étrange de Buffebale.

Cette eau a été une source de vie indispensable pour l’économie locale et notamment la meunerie. Et quand les ressources en eau commencent à diminuer, pourquoi ne pas essayer de tirer parti du vent qui souffle sur les collines ?

Lors d’une promenade accessible à pied ou à vélo, Dorie vous propose de monter depuis le bourg de La-Tour-Blanche-Cercle, jusqu’à une de ces collines, sur laquelle se trouve un moulin, exposant fièrement au vent ses ailes récemment retrouvées. Cette promenade peut être complétée par une randonnée sur le [« chemin de meuniers »]( Chemins de meuniers – Les randonnées en Dordogne Périgord) autour de la Tour Blanche.

Les farineux des siècles passés ont désormais fait place à des passionnés réunis en association, qui font perdurer ce savoir-faire en produisant à nouveau de la farine dans le moulin des Terres Blanches.

A noter :

Ce parcours est accessible avec le car régional 314 qui relie Ribérac et Mareuil (voir accès).

Envie de découvrir le parcours ?

Pour une immersion totale, téléchargez notre app et commencez le parcours dès maintenant !

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Mode de mobilité
À vélo
À pied
Publics
En famille
Infrastructure
Commerces locaux
Restaurants
Accessibilité
Animaux
Autre
Dordogne sans Pétrole

Aperçu du parcours

Étape 1

Bienvenue

Vous êtes maintenant garé dans le village de La-Tour-Blanche-Cercles. Près de vous une ancienne halle du XVIIIème siècle et un manoir Renaissance rappellent que le village est riche d’un patrimoine qui a été bien conservé. Le nom même du village est directement lié au donjon du château que vous avez dû apercevoir à l’entrée du bourg.

Il est vrai qu’ici, la pierre calcaire prend une couleur blanche, alors que dans le sarladais, elle est plutôt de couleur jaune. Et cette couleur, vous allez la retrouver sur les sols de la colline, le long du chemin qui vous mène au moulin…des Terres Blanches.

Vous êtes prêts ? Le pique-nique est dans le sac ? L’accès au moulin se fait principalement par des ruelles et petites routes, ce qui permet de s’y rendre aussi bien à pied qu’à vélo. Quelque-soit votre choix, il est temps d’avancer vers le moulin. C’est parti !

Étape 1

Bienvenue

Vous êtes maintenant garé dans le village de La-Tour-Blanche-Cercles. Près de vous une ancienne halle du XVIIIème siècle et un manoir Renaissance rappellent que le village est riche d’un patrimoine qui a été bien conservé. Le nom même du village est directement lié au donjon du château que vous avez dû apercevoir à l’entrée du bourg.

Il est vrai qu’ici, la pierre calcaire prend une couleur blanche, alors que dans le sarladais, elle est plutôt de couleur jaune. Et cette couleur, vous allez la retrouver sur les sols de la colline, le long du chemin qui vous mène au moulin…des Terres Blanches.

Vous êtes prêts ? Le pique-nique est dans le sac ? L’accès au moulin se fait principalement par des ruelles et petites routes, ce qui permet de s’y rendre aussi bien à pied qu’à vélo. Quelque-soit votre choix, il est temps d’avancer vers le moulin. C’est parti !

Étape 2

Un air de Méditerranée

Regardez le paysage, respirez, fermez les yeux, écoutez…

Vous n’êtes pas en Méditerranée mais vous êtes bien en Dordogne ! Il s’agit de pelouses sèches, apparues dès le néolithique avec le défrichement et le développement de l’élevage. Ces pelouses sèches calcaires sont étroitement liées à la présence de l’Homme.

Comme vous vous en doutez, ici pas grand-chose ne pousse hormis une végétation herbacée rase due aux conditions climatiques (exposition, sècheresse, perméabilité) qui ont donné le nom de pelouses sèches. Elles présentent une mosaïque de végétation et ont été longtemps pâturées par le bétail, parfois cultivées, ces lieux se sont maintenus au fil des siècles.

Vous serez surpris d’apprendre que ces pelouses abritent 30% de la flore française et le quart des espèces protégées. La plupart des espèces végétales s’est adaptée au contexte particulièrement sec et de nombreuses espèces méridionales s’y développent, comme le thym serpolet.

Ces ambiances méditerranéennes se retrouvent également au niveau des espèces animales avec une grande richesse en insectes. Soyez attentifs, ouvrez grand les yeux et les oreilles pour profiter du vol coloré des papillons, du saut et stridulation des criquets et sauterelles mais aussi si vous ne bougez pas vous entendrez sûrement le chant des cigales !

Faites une pause nature et profitez de ce bel environnement.

Étape 3

Dans le vent !

Vous voici arrivés au moulin des Terres Blanches. C’est un bon vent qui vous a amené là… peut être le sentez -vous qui souffle aujourd’hui sur la colline ? Certes, le paysage a du évoluer depuis le XVIIIème siècle, quand le moulin fût bâti sur son éperon rocheux : à l’époque les collines devaient être moins boisées, et donc le moulin plus exposé au vent

Le moulin a vraisemblablement été édifié plus précisément vers 1785, ce qui semble confirmé par une inscription gravée dans la pierre près de la porte occidentale du moulin. Ce moulin devait avoir une activité complémentaire aux moulins à eau situés sur le ruisseau dans la vallée. En effet, le ruisseau du Buffebale n’a pas un débit important, et durant certaines périodes d’étiage, les moulins devaient certainement avoir des difficultés à travailler. Or les moulins avaient une importance capitale pour nourrir les populations.

Il faut imaginer la vallée, qui vivait avec le bruit des moulins en mouvement. Dans les rues les ânes et les mulets tirant de lourdes charrettes chargées de sacs de grain à l’aller, de sacs de farine au retour se croisaient, les gens s’interpelaient en occitan.

Donc dans les moments où le manque d’eau dans le ruisseau se faisait sentir, le moulin des Terres Blanches permettait l’utilisation habile par l’homme de la force du vent pour entraîner ses ailes, et, par un système d’engrenage faire tourner les meules pour broyer le grain. La toiture conique qui porte le système moteur et les ailes, était mobile et pouvait glisser sur un dormant circulaire au sommet de l’arase supérieure de la tour. Pour présenter les ailes face au vent, le meunier manœuvrait le toit depuis le sol au moyen d’une longue perche solidement arrimée à l’opposé des ailes, appelée la « guivre ».

Jean Ducher a dû la manœuvrer un certain nombre de fois ! En cette fin du XVIIIème siècle, il était meunier, s’occupait d’un moulin à eau sur le Buffebale, et avait en fermage le moulin à vent en complément. Il faisait partie d’une lignée de meuniers comme il en existait beaucoup sur la vallée de la Dronne. Mais en 1793, la propriétaire du moulin décède et le bail pour le moulin n’est vraisemblablement pas renouvelé. Le moulin arrête alors de fonctionner, et sera peu à peu délaissé par les héritiers.

Faisons maintenant un grand bond dans le temps. Celui-ci a fait son œuvre et les broussailles ont peu à peu envahi le terrain, recouvrant la mémoire et les restes du moulin. Tout n’est qu’une histoire de vent… et en cette fin d’année 1999, il souffle très fort sur les collines autour de la Tour Blanche, comme dans le reste du Périgord et tout le sud-ouest de la France. La tempête Martin balaye une partie de la France et de l’Europe, et la colline des Terres Blanches se retrouve inaccessible, ensevelie sous les arbres couchés : un vrai champ de bataille. Elle va rester dans cet état quelques années.

La mairie et la Communauté de communes décident alors de racheter le terrain, et une association, se constitue qui commence à nettoyer la parcelle. Celle-ci se met à pied d’œuvre, coupe, débroussaille, et comme le dit un des membres de l’association : « C’est seulement après un nettoyage mécanique que nous avons constaté la beauté du spectacle ». Cette association prend le nom d’« Amis du Moulin », qui deviendra "l'association de sauvegarde du moulin".

Dès lors la dynamique est lancée. Le moulin est dégagé des broussailles, le fût est consolidé, la toiture, les ailes et le mécanisme refaits. Aujourd’hui, l’association en assure les visites et l’animation.

Elle a également relancé la production de farine selon la méthode de l’époque. Certaines personnes viennent de loin pour bénéficier d’une farine de cette qualité ! et vous pouvez également en bénéficier, en achetant sur place votre paquet de farine à nouveau fabriqué au moulin, 200 ans après son abandon.

Près du moulin se trouve un four à pain qui est très utile lors des animations proposées par l'association. Des panneaux autour du moulin permettent également de comprendre l'environnement dans lequel il est implanté. Prenez donc le temps de flâner avant de redescendre vers le bourg!

Pour contribuer à la préservation de ce patrimoine fragile, accédez-y à pied ou à vélo en vous laissant guider par l'appli en visitant la rubrique "accès"

Ecoutez M. Leneutre, Président de l'association de sauvegarde du moulin

Étape 4

Une pause rafraichissante

Vous êtes devant le lavoir de La Tour Blanche vraisemblablement construit au XVIIIè siècle.

Ce lavoir était alimenté par une fontaine. Vu son nom vous pouvez vous croire sur un chemin de Compostelle ! Pourtant, ces derniers sont assez éloignés du lieu où nous nous trouvons, malgré son appellation de Fontaine Saint-Jacques. A-t-elle donc un lien avec le célèbre pèlerinage? Etant située à l'extérieur des remparts de La Tour Blanche, et sur une antique voie de circulation entre Limoges et Bordeaux, il est possible qu'elle ait abreuvé des pèlerins assoiffés il y a fort longtemps!

Très abondante autrefois, elle est citée en 1851 comme « fontaine remarquable » du Ribéracois.

Savez-vous qu’autrefois, tous les villages possédaient un lavoir où les femmes se retrouvaient pour laver le linge : celles que l’on connaît sous le nom de lavandières. Mais on peut vraisemblablement dire, que toutes les femmes à l’époque, devaient être des lavandières !

Le lavoir était un lieu de rencontre et d’échanges. Le 13 mai 1852, le maire de La Tour Blanche demanda que des réparations y soient effectuées et le Conseil municipal vota favorablement en précisant qu'il s'agissait d'une nécessité absolue au vu de la bonne qualité de l’eau et de la proximité du village.

Mais au début du XXème, le débit de la fontaine devient de plus en plus faible et le Conseil municipal décide alors en 1921 de refaire le lavoir. Les travaux, coûteux ne se terminent qu’en 1924, le prix a quasiment doublé !

Vous aurez sans doute remarqué, comme dans beaucoup d’autres lavoirs, les 3 murs de pierres sont sur les côtés : ce n’est pas pour l’esthétique mais pour protéger les lavandières des intempéries (vent et froid) !

Ce lavoir a été restauré récemment mais il ne reçoit plus de lavandières qui ont troqué leur planche contre des machines à laver modernes et bien moins fatigantes ! De plus, l’eau n’est pas toujours au rendez-vous.

Étape 5

Retour au bourg

Vous avez passé un moment sur la colline en compagnie du vieux moulin à vent, unique dans ce secteur riche en moulins à eau. Les pelouses sèches et leur cortège d’orchidées vous ont accompagné pendant votre descente vers le village.

Si vous le souhaitez, vous pouvez partir à la découverte des moulins à eau le long du Buffebale, où Jean Ducher exerçait une partie de l’année, avec deux [chemins de meuniers]( Chemins de meuniers – Les randonnées en Dordogne Périgord), ou profiter de votre présence ici pour visiter le village de la Tour Blanche sur un [parcours découverte]( Commune de La Tour Blanche (24) > Circuit-Découverte des Monuments et Petit Patrimoine (la-tour-blanche-cercles.fr)) (carte disponible à la Mairie).

Sinon, il est temps de rentrer, et de tester la farine du moulin en faisant du pain ou un autre plat dont vous avez le secret, en ayant une pensée pour Jean Ducher, peut être le seul meunier à avoir exercé au moulin des Terres Blanches à la fin du XVIIIème siècle !

Activités annexes

Nous vous proposons de découvrir des lieux d'intérêt situés à proximité de votre itinéraire. Vous pourrez les retrouver sur la carte du parcours qui vous guidera.

Accéder au parcours

Train

Ribérac ou Mareuil

À pied

l'arrêt de car devant la mairie de La Tour Blanche (10 mètres)
En faisant face à la mairie, aller à gauche vers la place du marché.