Saint-Félix-de-Villadeix, un village à découvrir
Aujourd’hui, nous vous invitons à parcourir un itinéraire qui mêle histoire, nature et traditions, pour vous faire découvrir les richesses insoupçonnées de ce village rural. En suivant les sentiers de Saint-Félix, vous plongerez dans un passé fascinant, où chaque recoin raconte une histoire unique.
Notre balade commence le long de la Louyre, un petit ruisseau aux multiples secrets. Jadis, il alimentait une vingtaine de moulins qui ont marqué l’histoire locale, permettant aux habitants de moudre leur grain et de transformer la force de l’eau en énergie. Imaginez les roues des moulins tourner, alimentées par ce même ruisseau que vous longez aujourd’hui.
En poursuivant votre chemin, vous découvrirez les murets de pierres sèches, vestiges d’une époque où chaque parcelle de terre était soigneusement délimitée. Ces constructions ancestrales ont permis de modeler le paysage et de soutenir les cultures sur des sols parfois difficiles, tout en servant de rempart contre le vent.
Le sentier vous mène ensuite à l’échine de l’âne, un lieu magique où la vue se déploie sur les collines environnantes. Cet endroit, avec son point de vue unique, vous offre une immersion totale dans la beauté des paysages périgourdins.
Mais Saint-Félix ne se résume pas à son passé. Vous découvrirez également les efforts modernes pour préserver la nature, notamment à travers les actions de la Fédération des chasseurs, qui œuvre chaque année pour protéger la faune locale et assurer un équilibre entre nature et agriculture.
Poursuivez votre parcours vers le hameau de Constant, un village rénové en lieu de vacances, où l’histoire et le confort moderne se rencontrent harmonieusement. Vous arriverez ensuite à La Peyrouse, un site exceptionnel qui abrite l’un des rares foyers pour personnes atteintes de surdicécité en France, une véritable enclave de solidarité et d’innovation sociale.
Plus loin, la chapelle de La Peyrouse vous accueillera dans un cadre spirituel apaisant, avant que vous ne découvriez les traces des habitants d'antan, notamment l'agglomération gauloise qui témoigne des premières occupations humaines sur ce territoire.
Le parcours vous conduira également à la découverte des truffières, où la culture de ce « diamant noir » du Périgord vous sera expliquée dans ses moindres détails. De la truffe sauvage à la trufficulture moderne, vous comprendrez tout le travail, la patience et la passion qui se cachent derrière cette culture emblématique de la région.
Enfin, en empruntant des chemins bordés de massifs forestiers, vous serez plongés dans l’atmosphère intime et préservée de la Dordogne, où la forêt, omniprésente, vous raconte une histoire d’harmonie entre l’homme et la nature.
Ce parcours, alliant patrimoine naturel et humain, est une invitation à la découverte et à la réflexion. Alors, êtes-vous prêts à partir à la rencontre de Saint-Félix et de ses trésors cachés ?
Aperçu du parcours
Bienvenue à Saint-Félix de Villadeix
Carole ALARY, maire de Saint-Félix-de-Villadeix vous accueille et vous souhaite la bienvenue.
Laissez moi vous amener pour une courte visite sonore à Saint-Félix de Villadeix, un havre de paix, niché au cœur du Périgord Pourpre, au cœur du magnifique département de la Dordogne.
Imaginez le murmure d’une douce rivière ! La Louyre qui sillonne une vallée aux paysages variés : c’est le cadre enchanteur de Saint-Félix-de-Villadeix. Ici, le rythme de la vie ralentit, bercé par la tranquillité de la campagne. Loin du tumulte des villes, ce village offre une immersion authentique dans le charme rural français. Sa situation privilégiée en fait un point de départ idéal pour explorer les célèbres chemins de randonnées qui font l’image de marque de cette commune depuis maintenant plus trente ans.
Bien que cette commune respire une quiétude naturelle, son cœur recèle de trésors discrets, la commune est riche d’une longue histoire. Laissez-vous charmer par le clocher de son église paroissiale, église romane largement remaniée au XVème puis au XVIIème siècle, mais également la chapelle Saint-Nicolas, située dans le cimetière, qui date du XVème siècle.
Venez également découvrir la Chapelle de la Peyrouse à l’architecture originale, qui rappelle celle de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux, qui, elle, a été édifiée au XIXème siècle.
Plusieurs éléments témoignent d’une occupation plus ancienne du territoire : voie antique, appelée communément la Voie romaine et également une motte castrale qui date des alentours de l’an mille. De l’autre côté de la commune, des fouilles archéologiques sont en cours d’études et ont ciblé un grand édifice semblable à un sanctuaire de l’Age de fer mais vous en saurez bientôt plus en vous baladant dans les coins !
Certains chercheurs indiquent que cette ville gauloise s’étendait sur une trentaine d’hectares, ce qui en ferait aujourd’hui une des plus vastes, connue aujourd’hui en France.
Puis, en flânant dans le hameau vous entendrez peut-être l’écho des conversations amicales entre voisins, découvrirez des maisons en pierres, au charme intemporel ressentirez cette atmosphère communautaire, si chaleureuse.
Mais l’aventure ne s’arrête pas aux portes du village ! Les sentiers de randonnées et les routes sinueuses invitent à l’exploration de jolis paysages. Saint-Félix-de-Villadeix devient alors une porte ouverte sur la richesse du patrimoine local.
Vivre ou visiter Saint-Félix, c’est savourer les plaisirs simples : l’air pur, le chant des oiseaux, la convivialité des rencontres. C’est un lieu où le temps semble suspendu, où l’on se reconnecte à l’essentiel. Que vous cherchiez un refuge paisible, un point d’ancrage pour découvrir la Dordogne ou simplement un aperçu de l’art de vivre à la française ! Saint-Félix-de-Villadeix vous ouvre ses bras.
Venez découvrir ce coin de paradis, et, bonne balade à tous !
Bienvenue à Saint-Félix de Villadeix
Carole ALARY, maire de Saint-Félix-de-Villadeix vous accueille et vous souhaite la bienvenue.
Laissez moi vous amener pour une courte visite sonore à Saint-Félix de Villadeix, un havre de paix, niché au cœur du Périgord Pourpre, au cœur du magnifique département de la Dordogne.
Imaginez le murmure d’une douce rivière ! La Louyre qui sillonne une vallée aux paysages variés : c’est le cadre enchanteur de Saint-Félix-de-Villadeix. Ici, le rythme de la vie ralentit, bercé par la tranquillité de la campagne. Loin du tumulte des villes, ce village offre une immersion authentique dans le charme rural français. Sa situation privilégiée en fait un point de départ idéal pour explorer les célèbres chemins de randonnées qui font l’image de marque de cette commune depuis maintenant plus trente ans.
Bien que cette commune respire une quiétude naturelle, son cœur recèle de trésors discrets, la commune est riche d’une longue histoire. Laissez-vous charmer par le clocher de son église paroissiale, église romane largement remaniée au XVème puis au XVIIème siècle, mais également la chapelle Saint-Nicolas, située dans le cimetière, qui date du XVème siècle.
Venez également découvrir la Chapelle de la Peyrouse à l’architecture originale, qui rappelle celle de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux, qui, elle, a été édifiée au XIXème siècle.
Plusieurs éléments témoignent d’une occupation plus ancienne du territoire : voie antique, appelée communément la Voie romaine et également une motte castrale qui date des alentours de l’an mille. De l’autre côté de la commune, des fouilles archéologiques sont en cours d’études et ont ciblé un grand édifice semblable à un sanctuaire de l’Age de fer mais vous en saurez bientôt plus en vous baladant dans les coins !
Certains chercheurs indiquent que cette ville gauloise s’étendait sur une trentaine d’hectares, ce qui en ferait aujourd’hui une des plus vastes, connue aujourd’hui en France.
Puis, en flânant dans le hameau vous entendrez peut-être l’écho des conversations amicales entre voisins, découvrirez des maisons en pierres, au charme intemporel ressentirez cette atmosphère communautaire, si chaleureuse.
Mais l’aventure ne s’arrête pas aux portes du village ! Les sentiers de randonnées et les routes sinueuses invitent à l’exploration de jolis paysages. Saint-Félix-de-Villadeix devient alors une porte ouverte sur la richesse du patrimoine local.
Vivre ou visiter Saint-Félix, c’est savourer les plaisirs simples : l’air pur, le chant des oiseaux, la convivialité des rencontres. C’est un lieu où le temps semble suspendu, où l’on se reconnecte à l’essentiel. Que vous cherchiez un refuge paisible, un point d’ancrage pour découvrir la Dordogne ou simplement un aperçu de l’art de vivre à la française ! Saint-Félix-de-Villadeix vous ouvre ses bras.
Venez découvrir ce coin de paradis, et, bonne balade à tous !
Des roues et de l'eau
Ecoutez Odile Cougoul, habitante de Saint-Félix qui évoque la Louyre et les moulins du territoire. La Louyre est un petit ruisseau de 25 km qui prend sa source à Cendrieux et va se jeter dans le Caudeau après Lamonzie Montastruc, qui se jette lui-même dans la Dordogne. Aujourd’hui, elle a très souvent un petit débit. Elle peut tout de même déborder ; mais l’été elle est souvent à sec. Dans les siècles qui ont précédé, c’était bien différent. La Louyre offrait une belle énergie naturelle, l’énergie hydraulique. Au XVIIIème siècle, on comptait 23 moulins entre Cendrieux et Lamonzie-Montastruc. Saint-Félix en possédait 2 : le moulin Bessou que vous apercevrez sur votre droite et le moulin de Rabard en allant vers Liorac. Les moulins de la Louyre avaient une vocation alimentaire (contrairement aux moulins de la Couze qui servaient pour l’industrie et le papier en particulier). Grâce à des relevés précis de 1800, on sait que le moulin Bessou était équipé de 4 meules à blé. Celui de Rabard avait une meule supplémentaire pour l’huile de noix. Mais comment ça marche un moulin à eau ? L’eau se déverse en haut de la roue qui entraine le mouvement. Par un système d’engrenage, un autre axe relié à une meule est mis en mouvement et la meule « tournante » frotte contre la meule dormante. On parle de moulin à eau ou de moulin à aubes. Les aubes sont les pâtes de la roue qui permettent de créer le mouvement rotatif. On parle aussi de moulin à aujets (l’eau remplit les aujets qui se déversent les uns dans les autres et rendent la roue plus performante.
Murets de pierres sèches
Pour cette 3ème » étape, Odile Cougoul vous fait découvrir les murets de pierres sèches. Depuis le village, vous longez un sentier qui est parallèle à la Louyre. Son existence n’est pas nouvelle ! En attestent les murets de pierres sèches dont des petites portions sont encore en bon état. Mais la plupart sont effondrés, faute d’entretien. On en trouve beaucoup en Périgord. Mais quelle était leur vocation ? Ils servaient avant tout à délimiter les parcelles de terre et les chemins creux, et à protéger les cultures du vent. Ils peuvent également soutenir des sols en pente pour créer des terrasses. « Les murailleurs » étaient bâtisseurs de ces travaux qui étaient pénibles et mal rémunérés. Un bon « murailleur » édifiait environ 3m3 de mur par jour. Ils pouvaient donc y avoir : - les murets de séparation. A une époque, toute parcelle exploitée devait automatiquement être délimitée, les pierres étaient récupérées dans les champs pour qu’ils soient cultivables. - les murets de soutènement servaient à retenir une quantité de terre pour obtenir un plat, assurant ainsi des terrasses et surfaces utilisables. - les « cayrous » : tas de pierres accumulées et récupérées lors des labours, qui pouvaient être aménagés en cabanes appelées « casettes » ou «guérites».
Au niveau de Tiregand, on peut observer un mur en pierres sèches plus élevé qui retient la déclivité.
En remontant la pente, dite de « l’échine de l’âne », on aperçoit sur la gauche une portion plus longue de mur en pierres sèches, recouvert de mousse.
L'échine de l'âne
Philippe Gondonneau, élu et responsable du projet du parcours Dorie à Saint-Félix-de-Villadeix vous emmène à l’Echine de l’Ane.
Ce chemin qui fait la limite entre tes communes de Saint-Félix-de-Villadeix et de Saint Marcel du Périgord, relie la vallée de la Louyre au point haut de la commune d'où son dénivelé important au départ de la vallée. Son nom fait référence à ta colonne vertébrale de l'animal très saillante et dominant des flancs serrés. Ce chemin est bien à l'image de cette définition : en effet il est situé sur la partie dominante du site.
Il est bordé de chaque côté par 2 vallons étroits. Sur la partie basse du chemin, les prairies (n'étant pas exploitées, le terrain étant trop pentu pour la mécanisation) ont laissé la place à une végétation ligneuse de faible croissance, en raison du sol très superficiel. Il s'agit essentiellement de chênes rabougris. On remarque encore des murs de pierres sèches, délimitaient autrefois les parcelles exploitées.
Sur la partie haute du chemin, les parcelles de meilleures valeurs agronomiques, sont toujours exploitées : céréales, luzerne et également vergers de noyers. Si au cours de la randonnée, vous vous retournez, vous aurez une vue intéressante en direction du sud vers la vallée de la Dordogne et vers ta vallée de la Louyre. Vous mesurez également les nombreux vallons qui façonnent le paysage et qui font l'intérêt de nos chemins pour les randonneurs et tes VITistes.
Régulation du gibier
Vous êtes à présent à proximité d’une cabane de chasse mais connaissez-vous le rôle de la Fédération Départementale de la chasse ?
La Fédération Départementale des chasseurs accomplit de nombreuses actions dans le but de gérer durablement la nature et préserver la biodiversité.
De nombreux comptages sont réalisés avec l’aide de bénévoles, afin d’évaluer les populations et permettre de mieux gérer celles-ci.
Environ 260 sessions de comptages sont réalisées chaque année. Elles concernent le faisan, la palombe, le lièvre, le mouflon, les cervidés (cerf et chevreuil) … Les protocoles sont différents selon les espèces comptées : comptage le long de circuit, sur des points fixes, de nuit ou de jour… A cause des conditions climatiques variables (influençant le comportement des animaux) et afin de faire des estimations de populations les plus justes possible, des répétitions de comptages sont organisées afin de calculer une moyenne d’individus.
Pour certaines espèces, les comptages sont complétés d’analyses qui permettent de mieux jauger le succès de reproduction des espèces.
Grâce à ces comptages, la Fédération des chasseurs suit l’état des populations afin d’apporter des solutions pour réguler la présence du grand gibier pouvant causer des dégâts aux cultures.
Le hameau de Constant
Vous allez entendre Sonia**** Bouhaddioui, Directrice de la Résidence de Constant.
Abandonné depuis plus de 30 ans, le hameau de Constant a été acquis à la fin des années 1980. Inaugurée en 1989, la SNC Constant est une Résidence de Tourisme avec des bâtiments anciens qui ont été soigneusement restaurés et de nouveaux bâtiments qui ont été ajoutés pour s'intégrer harmonieusement dans le paysage. Cela donne un total de 60 logements reconstruits dans le style traditionnel du Périgord.
La Peyrouse
Vous êtes arrivés sur le site de La Peyrouse. Sachez qu'ici est installé l'un des rares foyers en France qui accueillent des personnes atteintes de surdicécité, avec parfois un handicap psychique associé. Ecoutez Fabien Raynaud, membre de l’Association des Amis de la Peyrouse et administrateur délégué de l’APEI de Périgueux (Association de parents de personnes en situation de handicap)
A l'origine de ce foyer, c'est une congrégation des frères de Saint-Gabriel, installée sur le site depuis 1931, qui se consacre, en partie, à l'éducation des enfants déficients sensoriels (sourds ou aveugles). En 1972, les frères amènent cinq résidents sourds aveugles pour leur apporter un meilleur cadre et de bonnes conditions de vie. Ces premiers pensionnaires handicapés sont accueillis dans la chartreuse du XVIIIème siècle.
A partir de 1981, de nouveaux bâtiments sont construits. En 1992, une association laïque est créée afin de pouvoir bénéficier de financements publics. Les vieux bâtiments de la ferme sont restaurés pour créer des ateliers d'activités ( "chaiserie", rotin, vannerie, sports, musique). Un nouvel agrandissement sera réalisé en 2008 et la capacité d'accueil portée à 20 places. En 2017, c'est la fusion avec l'APEI de Périgueux, association de parents de personnes en situation de handicap. L'APEI est propriétaire des bâtiments et des parcelles contiguës et gère aujourd'hui le foyer. L'objectif reste le même : proposer aux résidents un cadre aussi épanouissant que possible, avec de nombreuses activités et une ouverture sur l'extérieur tant du point de vue social, culturel que sportif.
La communication est une question primordiale. Elle est essentiellement tactile avec la langue des signes dans la main, la dactylologie. Ah vous ne connaissez pas ce terme! Eh bien chaque signe fait dans la main correspond à une lettre de l'alphabet. Le braille est également utilisé ainsi que le Makaton qui est un programme de langage à l'intention des adultes et des enfants à troubles divers de la communication et de l'apprentissage. Ce programme utilise en grande partie des pictogrammes stylisés, mais aussi le langage parlé et une langue des signes. Différentes techniques liées à l'informatique sont aussi utiles à l'apprentissage de la communication.
Il faut savoir que de nombreuses activités sont proposées : - des activités manuelles et créatives, avec aujourd'hui essentiellement de la vannerie , un petit potager et une cuisine thérapeutique. - des activités de détente et de loisirs avec un spa, une salle bien-être et une salle snoezelen (pratique de stimulation multisensorielle accompagnée et contrôlée, visant à éveiller, canaliser ou entretenir la sensorialité de la personne stimulée, dans une ambiance sécurisante). - des activités physiques et sportives avec une salle de sport et un parcours de santé. Beaucoup pratiquent le judo et le tir à la sarbacane. Et cerise sur le gâteau! Depuis 2001, ils disposent d'une piscine. - des activités sociales et culturelles, les résidents participent aux manifestations organisées dans le village et les communes voisines, ainsi que sur d'autres sites de l'APEI. Ils apprécient beaucoup de partager leurs connaissances et certains participent même à la formation de futurs travailleurs sociaux.
Le dimanche, ce sont les résidents qui confectionnent le déjeuner et peuvent utiliser le potager à ses fins.
Le résident est au centre des réflexions et ses demandes sont systématiquement prises en compte. Elles ne sont pas un but en soi mais un moyen de découvrir de nouvelles expériences et de permettre l'épanouissement de la personne.
La Chapelle de La Peyrouse
Vous êtes maintenant devant la Chapelle de La Peyrouse, écoutez Bernard COUGOUL, membre de l’association des amis de La Peyrouse.
Cet édifice que vous pouvez contempler est un monument funéraire, un mausolée. D'inspiration chrétienne et catholique, il abrite, en sa crypte, la sépulture des défunts de la famille Tocque. Pour les habitants des hameaux voisins et de la commune, c'est La Chapelle de la Peyrouse. Elle s'intègre dans une longue histoire depuis son ouverture en 1888, avec la fondation de l'orphelinat en 1899 (ce grand bâtiment à votre gauche), l'accueil du Séminaire Diocésain de 1907 à 1914 et son cortège de célébrations solennelles et d'ordinations de prêtres. Depuis l'arrivée des Frères de Saint Gabriel en 1931 jusqu'à leur départ en 2024, y ont été régulièrement célébrés les offices de la Communauté, les Messes dominicales ; bien souvent des familles de Saint Félix et des environs ont recherché le recueillement et l'intimité de cette chapelle pour célébrer leurs joies familiales : mariages et baptêmes et même communions solennelles et profession de foi.
Pour les promeneurs, sa coupole évoquant celles de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux attire le regard, curieux de cette évocation. De style néo-roman, en calcaire blond, issu des carrières de Couze, elle a été édifiée de 1886 à 1888 sur un plan basilical à transept saillant, selon le vœu de Mme Tocque, en mémoire de son mari, le commandant Adolphe Tocque disparu en 1871 et de leur fils Georges, mort à l'âge de 15 ans en 1885. Ce monument de près de 14 m de longueur sur 4,60 m de large hors-œuvre, s'inscrit au cœur des échanges entre les vivants, les morts et Dieu, et particulièrement à travers la prière pour les défunts des familles Tocque et Dubreil, inhumés à leur tour jusqu'en 1927 dans la crypte qui se développe sous le chœur. Son emplacement a été choisi par rapport à la Chartreuse : de la fenêtre de son salon, Madame Tocque voulait avoir vu sur l'entrée de la crypte.
Le financement en a été totalement et constamment assuré par Madame Tocque. Elle a fait appel à un architecte local renommé, puisqu'il est inspecteur diocésain de 1866 à 1898 : Alexandre-Antoine Lambert (1836-1919) lequel aura suivi tous les travaux de l'architecte diocésain Paul Abadie, qui ne réside pas dans le diocèse mais à Paris (où il a érigé la Basilique de Montmartre).
A l'intérieur de la chapelle, sont remarquables : - les vitraux, dont l'emplacement et la réalisation ont été réfléchis par Madame Tocque. En témoigne, par exemple la place faite à Saint-Georges, au transept Nord, chevalier romain écrasant le dragon, victoire de la foi sur le Mal et à l'évocation du Paradis qui nous interpelle. Dans la tradition des vitraux de la Renaissance, il a le visage du jeune Georges, ainsi que l'a voulu sa mère. Les vitraux du sanctuaire matérialisent la Lumière, et portent aussi les initiales des prénoms ou le monogramme de la famille Tocque, également gravés au fronton du portail de la crypte et sur la clé de voûte de l'arc triomphant. Leur répondent, dans des médaillons, ou rondels, les initiales enlacées « A.T.G.T ». et « D » en mémoire d'Adolphe Tocque, du jeune Georges et de la lignée des grands-parents Dubreuil à laquelle appartient Anna-Eudoxie Dubreuil, veuve Tocque.
- les bas-reliefs, avec en particulier le décor floral en bas-relief de l'intrados de la coupole et du cul de four de l'abside, scandé par des pilastres à chapiteaux stylisés.
- Le chemin de Croix, en émail sur métal appartient à une série réalisée d'après un modèle breveté par Lucien Chovet. Peintes en camaïeu de gris sur fond bleu, selon la technique de Limoges, chacune des stations, identifiée par un numéro en chiffres romains et un titre, est peinte avec minutie et valorisée par un cadre rehaussé de dorure rappelant les médaillons antiques.
- Le tabernacle, remarquable pièce d'orfèvrerie.
La crypte : elle est rendue directement accessible depuis la chartreuse par un escalier frontal extérieur aménagé au sud-est. Située juste en dessous du chœur liturgique de la chapelle, elle confie les sépultures à la prière dans la foi en la Résurrection, comme l'affirme l'inscription du fronton extérieur : « J'attends la Résurrection ».
Des noyers et des fruits
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Vous avez observé en ce début de randonnée de beaux paysages et une nature préservée. Mais une question : Qui entretien cette nature ?, Qui façonne ces paysages ?, Alors ?
Ce sont les agriculteurs. Parlons un peu d’agriculture et surtout des agriculteurs.
C’est une spécificité de notre commune, nous avons encore 11 agriculteurs en activité. Cette particularité qui est une richesse tient à plusieurs raisons :
- Le dynamisme et la compétence de nos agriculteurs,
- L’utilisation de l’eau pour l’irrigation des cultures à partir de retenues collinaires et non de la Louyre,
- La volonté depuis de nombreuses années de diversifier les activités pour la mise en place d’ateliers complémentaires : le TOURISME avec la location de gîtes, la création d’ateliers spécialisés, (volaille de chair, canards gras) la vente directe et la création de vergers.
Les vergers occupent une place importante en Dordogne et en progression ces dernières années. La Dordogne est le 2ème département français pour la production de noix et de châtaignes. Pommiers, pruniers, châtaignier et noyers façonnent les paysages de Dordogne sans oublier les Truffiers mais nous en reparlerons. Plus de la moitié de ces productions sont signe de qualité. Pomme du Limousin sur le nord-est du département et en bergeracois. Pruneau d’Agen surtout dans le sud du département. La châtaigne avec une démarche IGP Marron du Périgord en cours.
Sur votre gauche, vous pouvez observer un verger de noyers ou noyeraie de variété Franquette. Il est en pleine production (il date d’une vingtaine d’années) et il est en irrigation goutte à goutte à partir d’un lac à mi coteau aménagé par 3 agriculteurs.
L’irrigation sur ce type de terrain très superficiel est essentielle pour garantir l’investissement important de la création (il faut planter 100 arbres à l’hectare) et pour avoir un bon développement des arbres et avoir au bout de 7 à 8 ans une production satisfaisante en quantité et des noix d’un bon calibre (le prix de vente des noix est en fonction de la grosseur du fruit).
Une question : quelle production peut-on espérer sur un tel verger ?
Si tout se passe bien sur ce type de sol on récolte 2 à 3 tonnes de fruits à l’hectare.
Comment se passe la récolte ?
Elle débute courant octobre et dès les noix tombées, (on vibre les arbres) il faut les ramasser rapidement et les sécher pour que le cerneau (l’intérieur de la coquille) garde sa qualité dans le temps et reste blanc.
Quels produits sont issus de la noix ?
L’appellation d’origine protégée (AOP) obtenue en 2014 concerne 3 produits : la noix fraiche ou primeur (marché très réduit et limité dans le temps. Pour consommer ce produit il faut peler les cerneaux,) Les noix séchées et les cerneaux pour 4 variétés : Franquette, Marbot, Corne et Grandjean, et bien sur l’huile de noix qui possède elle aussi sa propre AOP depuis 2020.
Et la vente ?
Soit directement par les producteurs mais ce n’est pas le cas ici à ce jour et donc la production est achetée par des opérateurs privés spécialisés ou des coopératives.
Pour conclure, un petit souvenir sur ce verger. En 2015, un violent orage de vent passe sur le verger. 100 arbres au sol. L’agriculteur désespéré. Ses collègues, des voisins, les amis se retrouvent pour redresser les arbres : il faut les tailler sévèrement et les redresser et mettre des tuteurs. Mais on peut sauver les arbres et retrouver une production en 2 ans.
Bilan : une belle solidarité communale et 80 arbres sauvés. Beau travail.
Les Truffières
Mathis, Sola et Lucie de l’école de Saint-Félix-de-Villadeix vous présentent les truffiers.
Vous venez de découvrir l’agglomération ouverte gauloise de la Peyrouse, (- 300 à – 100 avant J Christ) découverte très récente (2014) grâce à la curiosité de l’agriculteur propriétaire du terrain M Philippe Gay. Vous avez pu observer sur la parcelle fouillée pour découvrir le temple des arbres. De même sur la parcelle en face et sur votre gauche le long de la route. Il s’agit de Truffières. Une petite question : La truffe était-elle connue à l’époque gauloise ? La réponse est OUI. 5ème siècle avant JC, Pythagore, bien connu des collégiens pour son théorème, vantait déjà les mérites de la truffe. La présence de la truffe en Périgord est mentionnée au 17ème siècle et nous étions persuadés qu’elle était la meilleure de toute. « L’or noir du Périgord », le « diamant noir » a largement contribué à la notoriété du Périgord. D’un point de vue de la production, les statistiques de 1835 indiquent une production de 40 T qui atteindra son apogée avant la guerre de 1914 avec une production estimée à 150 tonnes (derrière le Lot et le Vaucluse). Pour comparaison on parle aujourd’hui d’une production de 10 T les bonnes années. Ce développement au début du 20ème siècle est lié à l’arrivée du phylloxera. Les vignes abandonnées étant un excellent terrain pour la truffe. A cette époque, la truffe se trouvait partout dans les sols calcaires du Périgord et de nombreuses maisons ont pu être construites avec le seul revenu de la truffe. Le déclin de la production va débuter avec la guerre de 14-18 où les truffières sont abandonnées faute de bras. L’exode rural, la diminution des ovins et du pastoralisme qui luttait contre les friches et sans doute le manque d’intérêt des agriculteurs expliquent le déclin de la production. Et alors aujourd’hui ? La relance est récente. En 1964 Sylvain Floirat, industriel français va s’intéresser à la truffe et à la noix. Il va mobiliser des chercheurs pour une culture moderne de la truffe. Une avancée scientifique importante arrive en 1972. L’INRA met au point un procédé de Mycorhization d’un plant truffier. Il s’agit d’associer le champignon (la truffe) et les racines de l’arbre (chêne pubescent, chêne vert, noisetier). On parle de symbiose : l’arbre utilise au mieux les éléments minéraux du sol et le champignon utilise l’énergie de l’arbre pour se nourrir sur la racine. A partir de ce procédé on peut parler de début de la trufficulture moderne. On peut espérer une production au bout de 5 ans (noisetier) à 8/10 ans (chêne) mais attention avec la TRUFFE RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS. Plusieurs agriculteurs ont planté sur notre commune et se passionnent pour cette production qui garde beaucoup de ses secrets. Mais pour devenir un bon « trufficulteur » il faut être passionné, très observateur pour se faire sa propre expérience et être patient. Mais il faut être aussi courageux car il faut entretenir les truffières, taille sévère en Mars, aération du sol au printemps, arrosage en Juillet-Août : de l’eau mais pas trop et au bon moment (un été sans eau donne un hiver sans truffe). Et enfin de Décembre à Février c’est la récolte « le cavage ». Nos agriculteurs utilisent des chiens. C’est le moyen le plus simple et le plus efficace. On peut aussi caver à la mouche et à la truie. J’ai eu l’occasion de voir une récolte à la truie sur Saint Pantaly mais cela reste rare. Cette dernière était fort connue car elle s’était promenée sur les Champs Elysées en 1969 avec son propriétaire Mr ULYSSE TALLET pour faire la promotion des truffes dans le Périgord. La vente des truffes se fait soit directement chez le producteur, soit sur des marchés : retenir ceux qui proposent une expertise des truffes pour un classement qualité (Sainte-Alvère, Vergt à proximité). Il existe aussi quelques grossistes qui achètent aussi des truffes.
Des châtaignes comme s'il en pleuvait
Anna, Samia et Arabella de l’école de Saint-Félix de Villadeix vous présentent la forêt de châtaigniers.
Vous avez traversé tout au long de cette randonnée, des massifs forestiers traditionnels de Dordogne. La forêt couvre 50% de la surface de notre commune. Elle est composée essentiellement de feuillus : chênes et châtaigniers en sont les principales espèces. Elle est essentiellement privée et de nombreux propriétaires se la partage avec des parcelles souvent de taille réduite. Le châtaignier est très présent sur notre commune soit en isolé soit en massif. C’est l’arbre identitaire des terrains acides et pauvres. Il permettait de nourrir hommes et animaux par ses fruits crus, cuits au four, bouillis ou moulus ils étaient la base de leur alimentation. Il fut ainsi nommé « l’arbre à pain ». Son bois était également une ressource importante et sa qualité imputrescible favorise son utilisation ; menuiserie, parquets, charpente et piquets. On pense bien sûr au feuillardier très présent au début du 20ème siècle qui tirait de longues lattes à partir des jeunes pousses de châtaigniers pour servir à la confection des barriques. Sur le secteur on produisait aussi des « carassonnes » pour les vignes du bordelais. Mais depuis 30 ans, la châtaigneraie traditionnelle rencontre des difficultés sanitaires avec une mortalité très forte au niveau des arbres. Ainsi, la plantation de châtaigniers en vergers s’est développée. C’est le cas du verger qui se trouve sur votre droite. Sur notre commune 3 agriculteurs se sont spécialisés dans cette production qui se développe aussi en Dordogne. Ils exploitent plus de 30 Ha de vergers et continuent de planter. Les variétés les plus utilisées sont la « bouche de betizac » et la « marigoule » mais la recherche propose de nouvelles variétés. La Dordogne est aujourd’hui le 2ème département français producteur de châtaignes après l’Ardèche. La démarche engagée pour obtenir l’IGP Marron du Périgord sera un atout pour le développement de la production. L’investissement pour créer un verger de châtaignier est important et le délai de mise en production 6/8 ans ; ce qui limite les projets. De plus l’irrigation est quasiment obligatoire pour assurer un bon développement des arbres en période de croissance et ensuite la production de fruits de bon calibre. Le verger que vous voyez est en irrigation goutte à goutte à partir d’une réserve collinaire. L’espérance de production est de l’ordre de 3 tonnes à l’hectare. La récolte se passe en octobre. Là encore les producteurs utilisent des machines spécifiques pour ramasser les fruits. Il faut ensuite dès la récolte les laver, les trier et les conserver le plus rapidement possible au froid. La châtaigne se consomme directement soit grillée soit bouillies. Des produits sont aussi proposés par les producteurs : marrons grillés sous vide ou en bocaux pour l’apéritif ou pour accompagner des plats mais aussi de la confiture, de la crème de marrons et de la farine. Les producteurs de la commune livrent aujourd’hui leur récolte à des entreprises spécialisées mais ils envisagent de transformer une partie de leur production pour une vente directe.
La vie au temps des chartreuses
Gil Brown, habitant de Saint-Félix-de-Villadeix, ancien adjoint au maire et impliqué dans la commune vous présente la vie au temps des chartreuses.
La Dordogne est bien connue pour être le pays des châteaux mais, avec l'Aquitaine c'est aussi le pays des chartreuses. Un peu d'histoire : du XVIIème au XVIIIème siècle, grâce à la paix civile à l'intérieur des frontières la société s'embourgeoise pour une petite partie de la population. Ces bourgeois sans titre de noblesse cherchaient à leur ressembler en bâtissant des maisons de Maître, plus luxueuses que le commun.
A la campagne, principalement dans le sud ouest et plus particulièrement pour ce qui nous intéresse dans le Périgord, ce seront les chartreuses qui permettrons à cette nouvelle Bourgeoisie de se démarquer de la population rurale.
Il existe trois familles de chartreuses de plusieurs types dans chacune d'elles.
Une chartreuse est une maison de maître bâtie principalement entre 1650 et t 850, avec un simple rezde-chaussée, une longueur du bâti qui peut varier de 20 à 50 mètres ou plus, comportant des éléments architecturaux type XVIIIème et agrémentées de toits à la Mansart couverts de tuiles plates ou canal, donnant un peu d'élévation, permettant pour certaines un aménagement habitable dans les combles grâce à des lucarnes éclairant l'intérieur, en pierre et aux frontons stylisés.
Souvent elles sont encadrées de deux ailes latérales qui peuvent s'avancer, formant un embryon de cour.
Pour des raisons d'économie certaines charpentes étaient issues partiellement du démontage de gabarres en fin de vie ou de récupération d'anciens bâtiments, leur coût étant inférieur au bois sur pied manufacturé en bois d'œuvre.
A l'intérieur sans que ce soit la norme, c'est une enfilade de pièces indifférenciées à partir de la porte d'entrée centrale ouvrant souvent sur la pièce à vivre. Ces pièces, toutes équipées d'une belle cheminée ouvragée, sont situées symétriquement à droite et à gauche à partir de cette entrée. La cuisine est généralement située à une extrémité, souvent habité par un métayer. La particularité des chartreuses est souvent l'absence de couloir, on passe d'une pièce à l'autre un peu comme dans certains châteaux. Regardez Versailles dont le luxe ultime conserve cette configuration.
On en recense quatre à Saint Félix de Villadeix. La trace officielle de la Chartreuse de la Pouleille, que vous voyez sur votre gauche en arrivant par le bourg du village, date de 1746. Sans certitude elle aurait été bâtie un siècle plus tôt. Cette demeure est passée entre les mains de plusieurs petits nobles dont le chevalier de Lapeyrouse.
Au cours du siècle elle fut vendue à plusieurs reprises et divisée en plusieurs lots ce qui explique la perte de son unité architecturale.
La chartreuse de Pommegal, visible depuis la vallée du Codeau, plus petite mais intègre car proprement remaniée ce siècle. Elle est citée dès 1753 où logeait le sieur de Lambert. La chartreuse les Girards a subi de profonds remaniements. La chartreuse de Lapeyrouse autrefois propriété des Rochon de Lapeyrouse accueille aujourd'hui l'association APEI, un foyer de personnes atteintes de surdi-cécité.
La voie gauloise
Ecoutez Philippe Gondonneau, élu à Saint-Félix-de-Villadeix, il rapporte les propos de Christian Chevillot à propos de la voie gauloise.
La tradition orale indique sur la commune de Saint-Felix-de-Villadeix !'existence d'une voie romaine. Qu'en est-il à la lumiere des recherches archéologiques récentes?
La découverte, en 2014, de la ville gauloise de La Peyrouse nous a pose de nombreuses interrogations a propos de son emplacement. La grande voie gauloise, veritable voie de grand parcours qui traverse cette cite a ete l'axe structurant de sa naissance et de son essor au cours du Ille au 1er siecle av. J.-C.
Cette voie, veritable autoroute gauloise, reliait !'antique capitale des Petrocores, Ouesona (Périgueux) a celle des Nitiobroges, Aginnum (Agen). C'est en effet depuis Agen que transitaient des milliers d'amphores de vin originaire d'ltalie venues par la Garonne et qui passaient par La Peyrouse. La voie terrestre connue sous le nom de La Peyrigne, partait d'Agen vers Villeuneuve-sur-Lot (Excisum) et se dirigeait vers Périgueux en passant par La Peyrouse.
Des recherches au sol et la découverte de sites gaulois le long de son parcours, nous ont permis de retrouver son trace qui traverse le Caudeau au niveau de Saint-Maurice, longe La Peyrouse et se dirige vers la Pouleille, la Farguette, la matte castrale du Chateau, Pallut puis bifurque vers la Raffigne, traverse la Louyre au pied de Liorac et franchi la Dordogne a Mouleydier.
Cette voie restera active durant la période gallo-romaine mais aussi durant le haut Mayen Age comme en attestent les nombreuses mattes castrales qui la bordent depuis Périgueux jusqu'à Mouleydier.
Avant de partir
Si le parcours vous a plu et qu’il vous reste du temps, ne manquez pas de faire un tour dans la forêt Petra Alta que Philippe Gondonneau vous présente ainsi que ses équipements et les nouveaux projets pour accroître son attractivité.
La commune de Saint-Félix-de-Villadeix est propriétaire, depuis 2018, d’une forêt traditionnelle, périgourdine, de 10 hectares avec essentiellement des chênes et des châtaigniers. Située au lieu-dit La Peyrouse et dénommée Petra Alta. La commune a décidé, en 2019, de créer un parcours de santé dans cette forêt, accessible à tous. Ce projet associe deux axes forts de la commune : le sport et le handicap.
La commune possède un plateau sportif très complet, à proximité de l’école, elle organise, chaque année le week-end de Pâques la Randonnée des coteaux de la voie romaine qui rencontre un vif succès et elle propose 35 km de chemins de randonnée, entretenus et balisés. Pour ce qui est du handicap, les sourds aveugles sont présents sur la commune depuis plus de cinquante ans, et participent aux activités proposées. Le foyer des sourds-aveugles de La Peyrouse accueille 20 résidents atteints de surdicécité , il est géré par l’APEI de Périgueux (Association de parents d’enfants inadaptés).
Le parcours de santé propose un circuit de 450 mètres aux personnes à mobilité réduite, un circuit de 850 mètres aux personnes en situation de handicap, sauf PMR. Il est labélisé Tourisme et Handicap, depuis avril 2024. C’est le seul parcours de santé de ce type, labélisé au niveau national. Au-delà de cet équipement ambitieux et novateur, 3 parcours d’orientation de 15 balises sont proposés, des aménagements d’accueil sont installés : tables de pique-nique, bancs de repos tout au long du parcours, toilettes et accès à l’eau potable. Afin d’accroître l’attractivité de ce site, la commune va proposer, dès 2026, des aménagements complémentaires : un ensemble de jeux ludiques et des cabanes disséminées dans la forêt pour les enfants, un parcours de sensibilisation à la biodiversité et un voyage à travers les siècles avec une boucle de 3 kilomètres pour découvrir la cité gauloise de La Peyrouse, la plus importante de Nouvelle Aquitaine, le site de La Peyrouse avec la présence d’une chapelle, réplique de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, le foyer des sourds aveugles, une vue sur le château de Saint-Maurice et le village vacances de Constant avec un local permettant d’accueillir des scolaires en toute sécurité.

