Dorie
Dorie
4,5km
1h
5.0

Les berges de la Dordogne

Aquatique
Aquatique

Est-ce une rivière ? un fleuve ? elle peut être l’une ou l’autre selon les interprétations de chacun, puisqu’elle se jette dans l’estuaire de la Gironde où elle rejoint la Garonne. Mais une chose met tout le monde d’accord, c’est la beauté de la Dordogne, sa richesse naturelle et patrimoniale, qui attire chaque année de nombreux visiteurs. L’effort produit pour préserver cet espace naturel, a conduit l’UNESCO a lui donner le label « réserve de biosphère ».

Dorie vous propose à travers un parcours sur berges, de découvrir une petite partie de la vallée et de ses trésors. Vous ne remonterez pas jusqu’au Puy de Sancy, où les torrents de la Dore et de la Dogne donnent naissance à la rivière, mais vous partirez du village de Castelnaud-la-Chapelle, pour arriver moins d’une heure après à la Roque-Gageac, deux villages inscrits sur la liste des « plus beaux villages de France », dans un paysage emblématique du Périgord.

Grâce aux nombreux loueurs présents au bord de la Dordogne, cette escapade jusqu’à La Roque Gageac peut se poursuivre avec un retour à son point de départ en canoë.

Pour bénéficier pleinement de votre promenade, il est conseillé de la faire en dehors de la pleine saison estivale, pendant laquelle il peut y avoir beaucoup de monde.

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Mode de mobilité
À pied
Publics
En famille
Infrastructure
Commerces locaux
Restaurants
Office de tourisme
Accessibilité
Animaux

Aperçu du parcours

Étape 1

Bienvenue

Le parcours démarre depuis le bord de la Dordogne, en bas du village de Castelnaud dont le château médiéval domine la vallée. Vous êtes sur le parking de Tournepique, et si vous jetez un coup d’œil au bord de la Dordogne près du parking, vous apercevrez la confluence avec le frais ruisseau du Ceou, dont les eaux cristallines donnent envie de se tremper les pieds.

Maintenant il vous faut remonter vers la place Tournepique, car vous n’êtes qu’au début de vos découvertes ! Peut-être aurez-vous remarqué une première statue au bord de l’eau ? elle représente un gabarrier, personnage qui pilotait les bateaux à fond plat qui descendaient les marchandises sur la Dordogne.

Une deuxième statue sur la place représente une vendangeuse, qui rappelle la proximité du vignoble de Domme, qui connut une certaine renommée avant la crise du phylloxera et qui a été récemment replanté.

Il y a beaucoup à découvrir ici, mais il est temps de rejoindre les bords de la Dordogne…

Étape 1

Bienvenue

Le parcours démarre depuis le bord de la Dordogne, en bas du village de Castelnaud dont le château médiéval domine la vallée. Vous êtes sur le parking de Tournepique, et si vous jetez un coup d’œil au bord de la Dordogne près du parking, vous apercevrez la confluence avec le frais ruisseau du Ceou, dont les eaux cristallines donnent envie de se tremper les pieds.

Maintenant il vous faut remonter vers la place Tournepique, car vous n’êtes qu’au début de vos découvertes ! Peut-être aurez-vous remarqué une première statue au bord de l’eau ? elle représente un gabarrier, personnage qui pilotait les bateaux à fond plat qui descendaient les marchandises sur la Dordogne.

Une deuxième statue sur la place représente une vendangeuse, qui rappelle la proximité du vignoble de Domme, qui connut une certaine renommée avant la crise du phylloxera et qui a été récemment replanté.

Il y a beaucoup à découvrir ici, mais il est temps de rejoindre les bords de la Dordogne…

Étape 2

Une source avec des bulles

Vous voici maintenant devant un phénomène naturel assez surprenant. Vous avez traversé par un passage à gué un ruisseau, et en en remontant un peu le cours, vous allez trouver le lieu de naissance de ce ruisseau.

N’hésitez pas à vous avancer prudemment (ne tombez pas à l’eau) pour observer ce qui se passe dans l’eau. Plus que l’eau, c’est le fond du ruisseau qu’il faut regarder : vous ne rêvez pas, le sol se soulève et de grosses bulles remontent à la surface. Il s’agit d’une résurgence, ce sont donc des eaux qui sortent du sol, traversant les alluvions. Celle-ci trouve en partie son origine dans des eaux plus profondes, à environ 400 mètres de la surface. Il faut remonter jusque dans le Lot, le Département voisin, pour trouver l’origine de cette eau qui s’infiltre dans les formations calcaires karstiques.

Peut-être avez-vous touché l’eau en traversant à gué tout à l’heure, en espérant que ce ne soit pas involontaire ? Alors ? fraiche ? Il s’agit plutôt d’une eau dite « chaude », sa température variant de 16 à 18°C, tout au long de l’année. Rien à voir cependant avec la source du Par de Chaudes-Aigues dans le Cantal qui atteint 82°C et qui émerge des « entrailles » du massif central.

Le débit relativement constant de plusieurs dizaines de mètres cube et sa température différencient cette résurgence des sources plus superficielles. Ses eaux particulièrement limpides et relativement préservées des pollutions sont d’une qualité propice à un usage d’eau potable.

Par ailleurs, la bulide doit son nom aux bulles qui se forment lorsque ses eaux remontent à la surface et sont visibles au fond du lit sableux. On trouve plusieurs sources de ce type en Dordogne qui prennent le nom de Bulidour, Bouillidour…Ici, la source a donné son nom au ruisseau qui se jette un peu plus bas dans la Dordogne.

Même si l'eau de la Bulide est de très bonne qualité, préférez boire à votre gourde avant de poursuivre votre chemin!

Étape 3

Un bras pas si mort...

Après avoir traversé le Massif Central, la Corrèze et une partie du Lot, la Dordogne pénètre en Périgord et rencontre des sols calcaires qu’elle va entailler, contourner pour former ses fameux cingles (boucles), ou trouver d’autres passages et former des bras morts, les « couasnes » prisées pour la pêche.

C’est bien une couasne que vous longez maintenant, ancien bras de la rivière Dordogne qui entaille les alluvions. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas ici d’une résurgence vauclusienne comme la Bulide, mais de l’affleurement d’une nappe alluviale.

Observez le bras de rivière à travers les arbres. Avez-vous l’impression qu’il s’agit de la même rivière que vous avez longée depuis Castelnaud-la-Chapelle ?

Ici, fini les eaux claires et limpides. Le milieu reste relativement fermé et correspond à une eau de surface chargée de matières en suspension. Bien souvent, la surface devient complètement verte, recouverte de lentilles d’eau en grande quantité.

Les hauteurs d’eau sont en relation étroites avec la pluviométrie, et en période d’étiage important, c’est-à-dire à un niveau d’eau au plus bas, on constate un certain assèchement de ces couasnes, et la formation de zones humides.

La pêche dans les couasnes est règlementée, car elles constituent un refuge pour de nombreuses espèces de poissons.

Vous les imaginez bien cachés sous les lentilles d’eau ? Peut-être remontent ils à la surface de temps en temps pour regarder passer les promeneurs ?

Étape 4

Une vallée bien gardée

Tournez maintenant le dos à la rivière. Vous devez les deviner dans le paysage, en hauteur. Les châteaux sont installés là depuis des siècles et servaient à contrôler la vallée. Les premiers châteaux voient le jour entre le Xème et le XIème siècle, et sont généralement constitués d’une tour et d’une enceinte, le tout sur une motte naturelle ou artificielle. Plus tard, remplaçant ou complétant les fortifications en bois antérieures, la pierre vient consolider des constructions qui évoluent au fur et à mesure qu’évoluent les techniques d’attaques.

La vallée Dordogne offre avec ses falaises et collines surplombant la rivière, des sites de défense et de contrôle des axes de circulation. Les Seigneurs Périgordins de langue d’Oc refusent d’abord l’autorité des Rois de France et d’Angleterre lors de la guerre de 100 ans qui se déclenche lors du remariage d’Alienor d’Aquitaine avec Henri II Plantagenêt Roi d’Angleterre. Mais à l’issue de la croisade des albigeois, ils doivent finalement se soumettre à l’un ou l’autre des rois.

Les châteaux de Castelnaud et Beynac se faisant face prendront respectivement le parti du Roi de France et du Roi d’Angleterre! Il n'était pas question pour eux, à l'époque, d'organiser une fête des voisins!

Après les guerres de religion entre catholiques et protestants, avec l’arrivée de la Renaissance et les progrès de l’artillerie, le souci de défense diminue. Les nouvelles idées pousseront les seigneurs à aménager de nouvelles bâtisses ou à concéder à la défense pour l’esthétique .

Les châteaux de la vallée et du Périgord vont tout de même continuer à assurer la protection de leurs occupants pendant les jacqueries et la Révolution avant de s’ouvrir au tourisme au XXème siècle.

Contenus additionels

Réalité augmentée
Remonter le temps
Étape 5

Le séchoir à tabac

Vous êtes à présent devant un drôle de bâtiment, qui ressemble un peu à une maison en bois ou à une grange : Il s’agit d’un séchoir à tabac. Hé oui, vous êtes loin des grandes plaines de Virginie, et pourtant, la culture du tabac était une des activités agricoles traditionnelles en Périgord. Aujourd'hui en perte de vitesse, la culture du tabac reste pratiquée dans la région par peu d’agriculteurs, et nombre de séchoirs à tabac sont reconvertis en maisons d’habitation.

L’architecture en bois, typique et particulière, permet l’aération grâce à des clayettes que l’on peut ouvrir ou fermer. A l’intérieur, des fils tendus d’un bout à l’autre du bâtiment accueillent les pieds de tabac, suspendus par les pieds la tête en bas.

Il faut imaginer le travail de ramassage, à la main, pied par pied dans des immenses parcelles. Le tabac brun sera livré en pieds alors que le tabac blond s’effeuille à la main. Deux variétés de tabac blond sont produites en Dordogne : le Burley qui est séché naturellement, et le Virginie qui est séché dans des fours. Le Burley est récolté au mois d’août et sèche jusqu’au mois d’octobre. Donc si vous passez ici pendant cette période, vous pourrez sans doute apercevoir les grands pieds de tabac qui prennent doucement leur couleur dorée. Il faudra ensuite les effeuiller, c’est-à-dire séparer les feuilles de la tige pour les expédier vers les entreprises de transformation.

Aujourd’hui, plus de 170 producteurs sont regroupés au sein de la filière Périgord Tabac, et produisent 1000 tonnes par an.

Certes, le tabac périgourdin est produit localement, et les agriculteurs mettent un point d’honneur à faire un produit de grande qualité, il est même question de se diriger vers des cultures de tabac bio. Ne commencez pas à fumer pour autant, et gardez votre souffle pour découvrir les paysages de la Dordogne.

Vous pourrez avec beaucoup moins de risques pour votre santé, goûter d’autres spécialités comme les noix issues des plantations de noyer que vous avez croisées depuis le début de votre randonnée, qui sont également un marqueur très fort de l’agriculture en Périgord.

Ponctuant naturellement le paysage, le noyer structuré en vergers a au fil du temps pris sa place dans l’environnement, transformant la cueillette de noix en une véritable culture. Les soirées passées à casser les noix pour extraire le cerneau en écoutant les contes et les chants ont nourri l’imaginaire périgourdin. En symbiose avec sa terre, l’homme d’aujourd’hui, héritier d’un savoir-faire, a marqué de son empreinte le produit dont il vit et qui fait sa fierté. En 2002, les producteurs ont obtenu une AOC puis une Appellation d’Origine Protégée pour la noix coque et le cerneau de noix.

Étape 6

Une pouponnière à brochets

C’est la fin de l’hiver et les eaux se réchauffent un peu atteignant 7°. Les brochets cherchent des lieux de reproduction qui offrent à la fois des supports adhésifs pour leurs œufs, pour leurs larves, des abris contre les prédateurs, et de la nourriture pour les alevins. Vous trouvez qu’ils sont exigeants ?

Pourtant certains milieux présentent tous ces avantages : il s’agit des prairies inondées, des marécages, des queues d’étangs, de bras morts et tous les endroits où ils trouveront suffisamment de végétation et assez d’eau pour se reproduire. Mais avec l’aménagement des berges, la modification des paysages ruraux, la disparition progressive des zones humides, le brochet a de plus en plus de mal à trouver des conditions favorables à sa reproduction.

La langue d’eau qui se trouve devant vous constitue un de ces abris naturels dans lesquels va frayer le brochet.

Le brochet pond environ 2500 œufs par kilo de son poids, et ils sont déposés sur la végétation immergée. Fécondés, ceux-ci éclosent 10 à 15 jours après leur ponte et deviennent ce que l’on nomme des larves. Ces larves restent accrochées à la végétation lors de l’incubation pendant 15 jours. Ils sont alors très vulnérables aux variations du niveau d’eau !

Quand ils arrivent au stade d’alevins, ils se nourrissent de zooplancton, de larves d’insectes et de petits poissons, et ils n’hésitent pas à manger leurs frères et sœurs à l’occasion ! En moyenne, il reste un alevin par mètre carré de frayère.

Enfin, à la fin du mois de mai, les petits brochets rejoignent la rivière.

Poisson emblématique, témoin d’une bonne qualité écologique de cours d’eau, le brochet fait partie des poissons d’eau douce menacés en France où il est reconnu comme espèce vulnérable. L’Homme intervient donc pour lui permettre de retrouver des frayères naturelles : des programmes de réhabilitation et de restauration de frayères ont été mise en place dans l’ensemble du département de Dordogne dont plusieurs actions ont été menées sur cette vallée.

Repartons sans déranger les brochets, et passons de l'eau à l'air pour notre prochaine halte...

Contenus additionels

Quiz
Remonter le temps
Étape 7

La falaise aux oiseaux

Peut être qu'à l'approche de la falaise, selon les conditions, vous entendez un véritable concert que donnent les oiseaux qui s'agitent le long du rocher. La falaise de La Roque-Gageac est englobée dans une zone d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique, au cœur du Périgord Noir, qui concerne plusieurs falaises de la rive droite de la Dordogne.

Les grandes falaises naturelles présentes le long de la vallée de la Dordogne ou de la Vézère permettent l’accueil de nombreuses espèces d’oiseaux « rupestres », et c’est particulièrement vrai ici, à La Roque Gageac. En fonction de la saison de votre passage, vous pourrez observer une grande diversité d’espèces.

En effet la falaise peut servir de site de nidification à plusieurs espèces. Il s’agit du Faucon pèlerin, des Choucas des Tours, ou bien encore des Hirondelles des rochers. Quelques espèces plus rares en Dordogne y sont également présentes, notamment le Martinet à ventre blanc avec quelques individus nicheurs. L’importante superficie des falaises permet à ces espèces de cohabiter sans encombre.

D'autres espèces rupestres occasionnelles peuvent être observées en dehors de la période de nidification, ce sont des visiteurs qui viennent les mois d’hiver dans notre région. Il s’agit notamment du Tichodrome échelette (dit l’oiseau papillon) ou bien encore de l’Accenteur alpin. Ces deux espèces nichent en haute montage et sont contraints de descendre vers des altitudes moindres en hiver, afin de se nourrir des insectes présents dans les failles et interstices des falaises.

Une bonne occasion de les observer pour notre plus grand plaisir ici à la Roque Gageac ! C'est le moment de sortir une paire de jumelles et d'ouvrir l'oeil pour essayer de reconnaitre ces différentes espèces d'oiseaux!

Étape 8

Un village sous les rochers

Vous circulez maintenant dans le village de la Roque-Gageac, bâti au pied d'une impressionnante falaise dans laquelle était taillé un fort vertigineux que vous pouvez apercevoir en hauteur. Il se dégage malgré la présence du rocher en surplomb, et les risques pour les habitants que cela peut engendrer, une impression de tranquillité, et d'harmonie dans ce village.

La Roque-Gageac, labélisé parmi les plus beaux villages de France, possession des évêques de Sarlat au Moyen Age, était un village entièrement fortifié. Village aux pierres jaunes du Périgord et aux toits de lauzes qui se reflètent dans la Dordogne, les habitants voyaient, jadis, passer les gabarres remplies de marchandises (vins, bois, poissons, châtaignes, truffes…) sur la rivière.

Il reste de nombreux vestiges dans le village mais tous ne sont pas accessibles au public, comme le château et sa tourelle : le Manoir de Tarde, au cœur du village, était la demeure du Chanoine Jean Tarde, proche du célèbre Galilée. Construit au XVIIIè siècle, il a été classé Monument Historique en 1951.

En sortant du village pour poursuivre la balade, vous apercevrez un autre château : celui de la « Malartrie », son nom vient de « maladrerie ». A l'origine, il s'agissait d'un hôpital pour lépreux. Le site a subi de nombreuses transformations. A la fin du XIXe siècle son propriétaire, un ambassadeur de France en Angleterre fit transformer le château dans le style renaissance.

Étape 9

Avant de partir

Vous voici de retour près de la Dordogne.

Vous en avez découvert une petite partie avec Dorie. La balade a été agréable?

Vous pouvez maintenant si vous le souhaitez, revenir à Castelnaud en canoë, ce qui vous permettra de revoir le village, la falaise, la frayère à brochets, la couasne et les châteaux, depuis la rivière!

Vous pouvez également poursuivre la balade le long de la Dordogne en remontant vers l'amont jusqu'à Cenac-Saint-Julien, village depuis lequel vous pouvez également revenir à Castelnaud en canoë. Dorie vous accompagnera bientôt sur ce parcours entre La Roque-Gageac et Cenac.

Activités annexes

Nous vous proposons de découvrir des lieux d'intérêt situés à proximité de votre itinéraire. Vous pourrez les retrouver sur la carte du parcours qui vous guidera.

Accéder au parcours