Dorie
Dorie
20,8km
5h30

Etape 5 du Coux à Cadouin

Histoire
la chapelle de Cabans
Histoire
la chapelle de Cabans

Envie d’explorer le Périgord pendant plusieurs jours ? Suivez Dorie dans les pas de Harrison Barker, voyageur anglais du XIXe siècle qui a écrit la chronique de ses aventures en Dordogne dans son livre « Two Summers in Guyenne, chronicle of the wayside and waterside ».

Dorie vous propose une immersion de 5 jours le long de la Vallée Dordogne.

Etape entre Le Coux et Cadouin: La première partie du chemin longe la Dordogne dans les peupleraies avant d’arriver dans le petit village de Bigaroque, castrum ayant beaucoup souffert des conflits au cours des siècles, où étaient installées les douanes terrestres et fluviales. Après un passage en rive gauche par le pont, le chemin vous mène à la chapelle de Cabans ou le village du Buisson aurait pu se développer, et arrive par des chemins forestiers à Cadouin, « petit village propre et coquet au centre duquel se dresse sa véritable abbaye romane » selon Harrison Barker. ATTENTION un passage dangereux a nécessité une déviation (+2km). Pensez à regarder la carte et à télécharger la trace GPS dans "les conseils de Dorie" pour trouver facilement votre chemin!

Point de départ : Devant l'église du Coux

Villages traversés : Le Coux - Bigaroque - Le Buisson - Cadouin

Arrivée : Cadouin

Distance totale : 22 km

Difficulté : Aucune difficulté

Conseils de Dorie : Vous allez remonter des bords de Dordogne sur la RD pour des brefs passages soyez prudents! Avant de quitter la rive droite, une déviation est proposée pour éviter une route dangereuse qui est en cours de sécurisation. Ne manquez pas un court aller-retour dans le village de Bigaroque près duquel vous passez en remontant vers la route! Télécharger la trace GPS de la déviation Le chemin passe également à proximité du Buisson de Cadouin. Si vous souhaitez vous ravitailler à midi n'hésitez pas à faire un aller retour au centre bourg depuis le pont (tous services).

A noter : Tout au long de votre balade, en vous servant de la carte, vous pourrez voir où se situent les services de proximité comme les offices de tourisme, les restaurants ou les hébergements ainsi que informations pratiques comme les toilettes ou les lieux de pique-nique. Vous pouvez également retrouver toutes ces informations dans les onglets « info » et « écotourisme », nous vous conseillons fortement d’y jeter un œil pour faire vos réservations avant de partir.

Envie de découvrir le parcours ?

Pour une immersion totale, téléchargez notre app et commencez le parcours dès maintenant !

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Mode de mobilité
À vélo
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Publics
En famille
Infrastructure
Commerces locaux
Restaurants
Office de tourisme
Accessibilité
Animaux

Aperçu du parcours

Étape 1

Départ du Coux

Pour le départ de cette 5ème étape, vous vous trouvez devant l’église du Coux. Harrison Barker la découvre, mais ce n’est pas vraiment elle qui retient son attention : « un grand et vieil orme comme on en voit rarement en France, se trouvait devant l’église du village, un édifice d’une période de transition, avec un portail roman. Au-delà le sol devenait marécageux et sur une large portion on y avait planté des artichauts de Jerusalem (il parle des topinambours) dont les fleurs jaunes rappellent leur parenté avec le tournesol. Ces artichauts sont souvent cultivés aux abords des bois humides et sur d’autres terres de peu de valeur dans les vallées du Périgord. Ils sont rarement utilisés dans l’alimentation des hommes car les français, en dépit de la grande variété de leur gastronomie qui n’inclut pas moins que les écureuils et les mésanges et parfois même les serpents dans certaines localités, ainsi que diverses herbes et plantes inconnues en Angleterre n’ont jamais développé un goût pour ces tubercules. »

Si le topinambour n’est effectivement pas sur les tables périgourdines à la fin du XIXème siècle, cette tubercule connaitra un essor pendant la seconde guerre mondiale avec le rutabaga, deux aliments qui ne sont pas réquisitionnés contrairement à la pomme de terre.

Harrison Barker s’il apprécie la gastronomie, reste dubitatif, voire un peu dégouté par certaines habitudes culinaires en Dordogne : « en France c’est une méchante coutume à la campagne que celle de tuer des poulets, juste au moment où on en a besoin pour les mettre à la broche. Non seulement il est désagréable de penser qu’on ne laisse pas à un animal le temps de se refroidir avant de commencer de le tourner devant le feu mais encore cette pratique est contraire aux règles de l’art culinaire. Cependant c’est en vain qu’on essaierait de convaincre les paysans de cette erreur. Même lorsqu’ils tuent les poulets pour eux et qu’ils choisissent pour cela leur moment, ils persistent dans cette routine et ne veulent pas faire autrement. En toute chose les français sont conservateurs, excepté en politique ! »

Voici une réflexion à méditer pendant que vous cheminez vers Cadouin. Votre étape du jour va vous amener sur les bords de la Dordogne dans les peupleraies jusqu’à Bigaroque, puis la Dordogne traversée, vous retrouverez des chemins forestiers qui vous mèneront par les coteaux jusqu’à Cadouin.

Étape 1

Départ du Coux

Pour le départ de cette 5ème étape, vous vous trouvez devant l’église du Coux. Harrison Barker la découvre, mais ce n’est pas vraiment elle qui retient son attention : « un grand et vieil orme comme on en voit rarement en France, se trouvait devant l’église du village, un édifice d’une période de transition, avec un portail roman. Au-delà le sol devenait marécageux et sur une large portion on y avait planté des artichauts de Jerusalem (il parle des topinambours) dont les fleurs jaunes rappellent leur parenté avec le tournesol. Ces artichauts sont souvent cultivés aux abords des bois humides et sur d’autres terres de peu de valeur dans les vallées du Périgord. Ils sont rarement utilisés dans l’alimentation des hommes car les français, en dépit de la grande variété de leur gastronomie qui n’inclut pas moins que les écureuils et les mésanges et parfois même les serpents dans certaines localités, ainsi que diverses herbes et plantes inconnues en Angleterre n’ont jamais développé un goût pour ces tubercules. »

Si le topinambour n’est effectivement pas sur les tables périgourdines à la fin du XIXème siècle, cette tubercule connaitra un essor pendant la seconde guerre mondiale avec le rutabaga, deux aliments qui ne sont pas réquisitionnés contrairement à la pomme de terre.

Harrison Barker s’il apprécie la gastronomie, reste dubitatif, voire un peu dégouté par certaines habitudes culinaires en Dordogne : « en France c’est une méchante coutume à la campagne que celle de tuer des poulets, juste au moment où on en a besoin pour les mettre à la broche. Non seulement il est désagréable de penser qu’on ne laisse pas à un animal le temps de se refroidir avant de commencer de le tourner devant le feu mais encore cette pratique est contraire aux règles de l’art culinaire. Cependant c’est en vain qu’on essaierait de convaincre les paysans de cette erreur. Même lorsqu’ils tuent les poulets pour eux et qu’ils choisissent pour cela leur moment, ils persistent dans cette routine et ne veulent pas faire autrement. En toute chose les français sont conservateurs, excepté en politique ! »

Voici une réflexion à méditer pendant que vous cheminez vers Cadouin. Votre étape du jour va vous amener sur les bords de la Dordogne dans les peupleraies jusqu’à Bigaroque, puis la Dordogne traversée, vous retrouverez des chemins forestiers qui vous mèneront par les coteaux jusqu’à Cadouin.

Étape 2

Bigaroque

Alors que vous marchez depuis quelques kilomètres à proximité de la rivière, traversant les peupleraies et les terres cultivées, l’église de Bigaroque apparait.

Harrison Barker en partant du Coux choisit de passer sur l’autre rive pour arriver au Buisson. « Un homme solitaire, que je trouvai sur son métier à tisser dans une maison au bord de la rivière s’occupait d’un bac. Grâce à lui je pus gagner l’autre rive. Sous un ciel gris, je partis en flânant et je m’arrêtais sur une étendue marécageuse qu’un bras mort de la Dordogne avait presque transformé en ile. Il y avait là de nombreux arbustes de sureau nain recouverts de baies. Des mares et de larges fossés dans lesquels l’eau stagnait étaient bordés de roseaux. Ça et là une fleur blanche de guimauve luisait sur sa tige droite. Le nombre de grands saules chenus, de trente ou quarante pieds de haut, aux troncs noueux et tordus, éparpillés sur l’herbe sombre, donnait à cet endroit un caractère étrange, presque surnaturel. C’était un fantastique bouquet de saules plongé dans la rêverie, un secret des régions méridionales comme celui de la muse de virgile : « umbrarum hic locus est, somni noctisque soporae » (c’est ici le séjour des ombres, du sommeil et de la nuit endormeuse ». Ces tristes solitudes, sans un son, sans un tremblement de feuille, sans le chant d’un oiseau, semblaient peuplées par les fantômes des hommes qui cent années durant attendirent en pleurant sur les rives du Styx. »

Vous reconnaissez les bords de Dordogne que vous suivez depuis ce matin ? aujourd’hui le fond de vallée est plutôt occupé par les peupliers. Objet d'une culture dynamique, le peuplier est une des essences phare produites et utilisées dans les vallées de la région Nouvelle Aquitaine (25% de la récolte française). En tournant le dos à la rivière, vous passez près d’une pêcherie du même type que celle se trouvant à Carsac. Un très court aller/retour vous permet de découvrir le village.

Le castrum de Bigaroque fermait la Dordogne, rive droite, comme Beynac dont il avait le même seigneur dès le XIème siècle. Le château fut successivement démantelé en 1393, 1405 et 1415. Il sera définitivement rasé en 1625 après avoir été utilisé par les troupes protestantes et catholiques au temps des guerres de religion. Le territoire de Bigaroque se prêtait à l’établissement des douanes terrestres et fluviales. La grange dîmière servait de magasin et de dortoir. On y assurait la surveillance du trafic, les relais de tire et l’aide aux bateliers. L’église du XIVème siècle présente un clocher mur percé de deux baies campanaires surmontées d’un petit campanile plus récent. L’église a peut-être été bâtie pour le castrum par Clément V. Son autel en pierre du XIIème siècle pourrait provenir de l’ancienne église « Saint Blaise » qui se trouvait dans le castrum et qui a aujourd’hui disparu.

Depuis Bigaroque, nous vous conseillons fortement de suivre la petite déviation (3 km) permettant d’atteindre le pont de Viq qui mène au Buisson. En effet la route départementale permettant un accès direct au pont (1 km) n’offre pas d’accotements, et est coincée entre la falaise et le mur de soutènement. Il est donc dangereux de l’emprunter à pied tant qu’une sécurisation n’est pas réalisée.

Après avoir traversé la rivière par le pont de Vicq, vous descendez au bord de l’eau, précisément où Harrison Barker va vérifier que l’avertissement reçu à Saint Cyprien était réel : j’allai me promener près de la rivière dans le gris du soir jusqu’au pont où on m’avait prédit que je passerais par le fond si je restais avec mon embarcation. Je traversai des champs de tabac et de maïs fraichement récoltés et atteignis le pont de l’infâme prophétie. Certes, a rivière semblait faire de son mieux pour emporter les piliers et en s’échappant des arches, sa voix n’était plus qu’un grondement ; mais il me semblait que sur le côté, la périssoire s’en serait sorti allègrement sans se faire avaler. Le cri de l’eau en furie au crépuscule me fascinait. Je m’attardai tout en ressentant le besoin de revenir à la hâte vers la société des hommes, loin du bruit de la rivière en colère.

Étape 3

Cabans et le Buisson de Cadouin

« Des saules chenus, des aulnes sombres, et enfin la route. Celle-ci me conduisit vers Le Buisson, un endroit à mourir d’ennui qui ne doit sa survie qu’à la présence d’un carrefour ferroviaire ». Harrison Barker arrive bien au Buisson par ce côté de la rivière. Si la première partie de son propos est discutable, il est vrai que le Buisson doit son existence au nœud ferroviaire Bordeaux- Sarlat / Périgueux- Agen.

La chapelle de Cabans devant laquelle vous vous trouvez aurait pu être l’église paroissiale du village de Cabans, village aux maisons anciennes au bord de la Dordogne. Un gué situé juste en bas du hameau de Cabans justifie l’implantation d’une église à cet endroit. Avant la construction du pont routier, le passage de la rivière amenait du monde dans le hameau. Dès sa construction, l’église de Cabans est vouée à Saint-Pierre-Es-lien puis elle dépendra de la Châtellenie de Bigaroque, à partir de la deuxième moitié du XIIIème siècle, dans la mouvance de l’Archevêché de Bordeaux. Aux XIVème et XVème siècles, de nombreux travaux sont effectués, et les différentes guerres ont contribué à modifier l’aspect de l’église. On peut encore observer les traces de hourds à la base du clocher qui a été lui-même rehaussé.

*En 1875, l’activité économique se déplace au lieu-dit « Le Buisson *» avec l’arrivée de la ligne ferroviaire entre Niversac (Périgueux) et Agen en 1863, puis l’arrivée de la liaison depuis Bergerac autour de 1879 qui en fait un nœud ferroviaire. Une nouvelle église achevée en 1888 est d’ailleurs construite au Buisson et supplante peu à peu celle de Cabans. Paradoxalement, Cabans deviendra un lieu-dit et la commune prend le nom du Buisson en 1893, c’est-à-dire quand passe le journaliste anglais.

C’est pour cette raison que Harrison Barker, grand amateur de patrimoine ne décrit pas ce nouveau village, et préfère se promener au bord de la rivière le soir venu, à l’endroit où vous êtes descendu près de la rivière après avoir traversé le pont. « La journée finissait sur un temps orageux. Les peupliers gémissaient et pliaient sous le joug d’un vent qui se levait ; de sombres masses de nuages restaient immobiles dans le ciel tandis que d’autres, plus basses, déchirées et dispersées, se ruaient frénétiquement de ci de là. Toutes les quelques minutes, la faible lueur d’un éclair, encore distant, redonnait un bref éclat aux bois sombres des collines, comme s’il s’était agi des derniers à coups de la lampe jour. »

« En rentrant à l’auberge à travers champs, je vis les silhouettes de paysans qui se déplaçaient lentement dispersés sous le ciel tourmenté ; les hommes avec les bœufs aussi las qu’eux-mêmes et les femmes avec les ballots de fourrage, autant de formes mélancoliques ou de fantômes dans l’air crépusculaire, ne faisaient qu’un avec la nature sans en avoir conscience. Alors de l’autre côté de la pâle et morne plaine, dans laquelle on perdait la trace de l’étroit sentier dès les premiers mètres un feu de signalisation ferroviaire s’alluma comme l’œil rouge d’un inimaginable monstre des marais primitif. »

Suivons donc le chemin qui va grimper à travers la forêt de la Béssède, qui forme un vaste massif forestier compact composé pour l’essentiel de châtaigniers (taillis important) et de résineux (pin maritime). Elle s’étend sur un vaste plateau, au relief peu rigoureux, couvert de dépôts détritiques silicieux de type graviers, sable et argiles.

« Le lendemain matin, j’étais sur la route de Cadouin. L’air était vif et glacial car il était tôt. Les hommes fauchaient la dernière récolte de foin saupoudrée de givre. Après les prairies vinrent les bois car la route allait vers le sud et passait sur les collines qui surplombent la vallée de la Dordogne. C’était surtout des bois de châtaigniers, et sous l’action combinée de la tempête et des premiers givres, la route était couverte de châtaignes luisantes dans leur bogue épineuse entrouverte. »

Étape 4

Village et abbaye de Cadouin

« Après deux ou trois miles de montée, il ne me fallut pas longtemps pour arriver dans la petite ville propre et soignée qui avait tout d’un village. C’était Cadouin, et au centre s’élevait sa vénérable église romane. »

J’entrai dans cet édifice obscur et silencieux: pas une âme, si ce n’est moi. Soudain l’obscurité cessa car le soleil était monté assez haut pour lancer ses rayons à travers un vitrail et illuminer une colonne de ses couleurs. L’abside, est Romane, mais l’intérieur de l’église est d’un style gothique de transition. Beaucoup des principales colonnes de pierres ont des lignes tout à fait romanes. Une grande partie de l’édifice date de la fondation de l’Abbaye de Cadouin, dans la première partie du XIIème siècle, mais le cloître (ce qu’il y’a de plus remarquable ici) date du XVème siècle. Il présente beaucoup d’intérêt par la transformation particulière de son style qu’il subit plus tard, quand souffle l’esprit de la Renaissance. (…)

Pendant des siècles, Cadouin fut un lieu célèbre de pèlerinage, grâce à la prétention de son abbé de posséder le Saint Suaire. Voici l’histoire de cette célèbre relique, d’après le récit de Jean tarde, le chroniqueur périgourdin déjà croisé.

« En l’an 1100, Hugues le Grand, frère du roi de France et Evêque du Puy en Auvergne était allé en Outre-mer avec Godefroy de Bouillon. Il trouva le moyen, après la prise de Jérusalem, de récupérer la relique, et alors qu’il est sur le point de mourir en Palestine, il la cède à son aumônier. Ce dernier revenant en France avec le Saint Suaire, tomba malade dans un navire. Sachant sa fin proche, il le confia à un clerc, son serviteur, natif du Périgord. Ce dernier, après le décès de son maître prit un petit tonneau dans lequel il fit une séparation, de sorte que le tonneau était séparé en deux. Il mit ce sacré linge dans une des moitiés, et dans l’autre sa boisson. Il revint en son pays natal et le posa en une église, près de Cadouin, qu’il avait en charge. Craignant que quelqu’un lui enlevât son trésor, il le laissa dans le petit tonneau, qu’il rangea dans une armoire près de l’autel. Il le montra juste à quelques religieux de Cadouin. Un jour où il était absent, le feu se déclencha, brula le village, et tout ce qui se trouvait dans l’église, sauf l’armoire où était rangé le tonnelet. Les religieux de Cadouin avertis de ce feu, accoururent, et ayant rompu la porte de l’armoire, apportèrent le tonnelet en sécurité dans leur église. Le clerc fut informé à son retour de ce qui s’était passé, et demanda à ce qu’on lui rende la relique. Les religieux lui répondirent qu'ils avaient pris des grands risques pour la sauver et qu’il était juste qu’elle leur revienne. Pour régler ce problème, le clerc fut reçu religieux avec eux à Cadouin, et obtint la garde de cette relique pour le reste de sa vie, dans un endroit qu’il estimait lui-même plus sûr qu’une petite église de campagne ».

En 1392, lorsque le pays fut atteint par les guerres entre les couronnes de France et d’Angleterre, le Saint Suaire fut envoyé à Toulouse pour plus de sûreté. Plus tard, les gens du Périgord souhaitèrent qu’il fût replacé à Cadouin, mais l’abbé et le chapitre de Saint Etienne à Toulouse ayant résisté à ce désir, il s’en suivit un litige. En 1455, plusieurs moines de Cadouin saisirent la relique en douce, et la ramenèrent dans leur abbaye. Tarde mentionne, entre autres circonstances qui tendent à accroître l’importance de l’abbé de Cadouin « les bienfaits d’une reine d’Angleterre

La fondation du village de Cadouin est liée à l’installation au XIIème siècle d’une communauté monastique. Les moines choisirent cet endroit retiré dans la forêt Béssède qui est alimenté par un ruisseau « le Belingou » qui passe aujourd’hui sous le village. L’ABBAYE DE CADOUIN, comme toutes les abbayes cisterciennes, a été édifiée dans une épaisse forêt encore omniprésente aujourd’hui. L’abbaye est fondée en 1115 par Geraud de Salles qui vit ici en ermite depuis quelques années. L’abbaye va développer son ordre propre, l’ordre cadunien, avant d’être affiliée à l’ordre Cistercien en 1119.
Les moins défrichent, aménagent et le village naît.

L’église abbatiale romane à 3 nefs et 4 travées est consacrée en 1154. Avec sa façade massive et austère d’influence saintongeaise, elle dégage toute la spiritualité cistercienne du XIIe siècle. L’intérieur de l’église également sobre est voûté à la croisée des transepts d’une coupole sur pendentifs. Le chœur est décoré de motifs végétaux typiques de l’architecture cistercienne primitive. Les galeries du cloître entourent un espace rectangulaire et s’ouvrent sur un jardin intérieur par des baies à claire-voie. Le siège abbatial, l’escabeau du lecteur et les bancs des moines construits avec les pierres ocres du pays sont les restes du cloître primitif. Ce cloître comporte 4 galeries et 26 travées voûtées d’ogives. La double vie de l’abbaye : observance de la règle et ouverture vers l’extérieur se traduit dans son architecture. Devant l’abbaye se trouve la "Porte Saint Louis", vestige de l’enceinte primitive protégeant l’abbaye, et la vieille halle. Il n’y a plus de communauté monastique dans l’abbaye inscrite sur la liste du patrimoine mondial au titre des chemins de Saint Jacques et Site majeur d’Aquitaine.

Le pèlerinage s’est arrêté en 1934, après l’analyse du suaire par des scientifiques qui ont montré que les ornements du tissu étaient en fait des écritures coufiques du 11ème siècle à la gloire d’Allah.

Cadouin sera le dernier village visité par Harrison Barker sur la vallée Dordogne. Mais votre voyage n’est pas encore terminé car il vous reste une courte étape pour rejoindre la gare du Buisson de Cadouin, située à 6 km du village de Cadouin par les chemins.

Activités annexes

Nous vous proposons de découvrir des lieux d'intérêt situés à proximité de votre itinéraire. Vous pourrez les retrouver sur la carte du parcours qui vous guidera.

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